Les Renseignements Généreux - autodéfense intellectuelle, informations et alternatives

Les livres du thème « International »

Survivre au développement

couverture

Serge Latouche
Mille et une nuits, 2004

Une excellente introduction à l'oeuvre de Serge Latouche. Seul hic, les éditions Mille et une nuits appartiennent au groupe Lagardère, multinationale de l'armement.

Plan :

 

  1. Vie, mort et résurrection d'un concept
  2. Le développement comme mythe et comme réalité
  3. Le développement "à particule"
  4. L'imposture développementiste
  5. Sortir du développement

Le développement. Histoire d'une croyance occidentale

couverture

Gilbert Rist
Presses de Sciences Po, 1996

Un ouvrage très précis sur l'histoire du développement, étudié ici en tant que croyance.

Des ruines du développement

couverture

Wolfgang Sachs et Gustavo Esteva
Le serpent à plumes, 2003

Une bonne introduction pour qui souhaite questionner la philosophie du ''développement'', et sa réalité.

Black List

couverture

Collectif
Les arènes, 2003

Ils étaient les enfants du Watergate. Ils travaillaient pour CBS, Newsweek ou CNN et ils en étaient légitimement fiers : ils faisaient le plus beau métier du monde dans la première démocratie du monde.

Un jour, ils ont traversé le miroir. Leurs adversaires les ont harcelés. Ils ont refusé de se soumettre. Les intimidations ont redoublé. Sous la pression, leur rédaction les a lâchés. Leur seul crime : avoir enquêté là où il ne fallait pas. Sentant soudain le soufre, ils ont dû quitter le confort des télévisions et des journaux qui "font" l'opinion.

Quinze grands journalistes américains racontent 15 récits sur l'autre côté du pouvoir des médias.

Black List a été un best-seller aux Etats-Unis, par la magie du bouche-à-oreille et d'internet.

Plus de détails sur http://www.arenes.fr/livres

Le pouvoir mis à nu

couverture

Noam Chomsky
Écosociété, 2002 (1996)

Noam Chomsky a basé cet ouvrage sur les notes d'une série de conférences données en Australie. L'auteur y expose sa théorie selon laquelle toute superpuissance (et il pense ici aux États-Unis) agit de façon à détruire la démocratie et à miner les droits de la personne, les prétextes invoqués variant d'une époque à l'autre selon les nécessités doctrinales du moment. La politique étrangère américaine est ici fortement critiquée, notamment avec le Moyen-Orient. Un essai percutant et dense qui permet de se faire une bonne idée de la pensée de Noam Chomsky.

Plus de détails sur http://www.ecosociete.org

Plan :

  1. Les écrivains et la responsabilité intellectuelle
  2. Objectifs et visions d'avenir
  3. Démocratie et marchés dans le nouvel ordre mondial
  4. Le réglement du Moyen-Orient, ses sources et ses contours
  5. Les grandes puissances et le droit de la personne : le cas du Timor-Oriental
  6. Le Timor-Oriental et l'ordre mondial
  7. Le "consentement sans consentement" : réflexions sur la théorie et la pratique de la démocratie
  8. Langage et pensée
  9. Langage et nature

Les évangélistes du marché

couverture

Keith Dixon
Raisons d'agir, 1998

La « révolution » qu'a connue le Royaume-Uni, dans les années 1980, sous Margaret Thatcher, et qui a fait de lui le pays du « libéralisme réel » fut largement préparée par un travail de subversion intellectuelle de l'ordre keynésien.

Travail mené d'abord à partir d'institutions privées de recherche et de vulgarisation idéologique néo-libérales fortement imbriquées sur le plan international. En l'espace de quelques années, ces think tanks britanniques ont contribué à forger un nouveau sens commun économique, dont l'actuel Premier ministre, Tony Blair, reste très largement prisonnier et qui est construit autour de la privatisation, de la déréglementation et de la précarisation du travail.

Plan :

1. Lutter contre le consensus : de la Société du Mont-Pèlerin à l'Institute of Economic Affairs
2. Les think tanks et la crise du keynésianisme
3. Les think tank, le pouvoir tatchérien et l'exportation de la révolution concervatrice

Les années condor

couverture

John Dinges
La découverte, 2005

Les années Condor raconte l'histoire secrète des « sales guerres » conduites par les dictatures latino-américaines alliées des Etats-Unis, au cours des années 1970 et 1980. Pendant plus de dix ans, six gouvernements ont mené de concert des actions clandestines contre leurs opposants, enlevant et assassinant plus de 30 000 personnes. A l'initiative du président chilien Augusto Pinochet, et avec le soutien de la CIA, ils ont mis sur pied une organisation terroriste internationale, l'operation Condor, pour liquider les opposants qui s'étaient refugiés dans d'autres pays latino-américains, en Europe ou aux Etats-Unis.

Le journaliste américain John Dinges fait ici le récit de cette histoire effroyable, fruit d'une enquête de plusieurs années, nourrie de nombreux témoignages, de documents secrets américains récemment déclassifiés et des archives des dictatures elles-mêmes. II révèle l'ampleur de la complicité de Washington dans les crimes de dictateurs pour lesquels les Etats-Unis étaient le "leader". D'anciens militants révolutionnaires, des agents secrets et de hauts responsables américains - dont plusieurs s'expriment ici pour la première fois - racontent la terrible bataille entre Condor et ses ennemis.

Terra Nullius

couverture

Sven Lindqvist
Les arènes, 2007 (2005)

Au cours du XIXe siècle, la population aborigène d'Australie a été décimée. Apparus dans le sillage des premiers colons, les "bienfaits de la civilisation" eurent tôt fait de provoquer leur extermination : maladies importées, villages rasés, sources taries par le bétail, populations déplacées ou massacrée. Confortés par le maître incontesté de la biologie de l'époque, Charles Darwin, qui professait que "dans une période future, les races civilisées de l'homme extermineront et remplaceront les races sauvages partout dans le monde", nos aïeux estimèrent que les lois de la nature vouaient les Aborigènes et leur civilisation millénaire à l'extinction. Sven Lindqvist a marché sur les traces de ces Européens ivres d'eux-mêmes. Puisant dans notre mémoire collective, il ressuscite les discours et théories qui, depuis le XIXe siècle, ont justifié une telle entreprise. D'un bout à l'autre de l'Australie, sous la forme d'un carnet de voyage, il exhume les vestiges de cette histoire sanglante. Pour en savoir (beaucoup) plus : éditions Les arènes

Panthères noires

couverture

Tom Van Eersel
L'échappée, 2006

Comment écrire une histoire non militante du Black Panther Party (BPP) ? Structure politique et militaire, ce parti a suscité des polémiques en raison de ses idées radicales, de ses mots d'ordre violents et de son action entre 1966 (date de sa fondation) et 1973 (son implosion). Tom Van Eersel utilise une matière diversifiée : témoignages, documents écrits, films, statistiques et anecdotes biographiques. On suit, par exemple, Huey P. Newton, l'un des fondateurs, depuis sa jeunesse agitée jusqu'à son assassinat aux abords de la maison de son revendeur de crack. Ces aperçus sont précédés d'un rappel des analyses ayant inspiré le mouvement, celles de Frantz Fanon et de Malcolm X en particulier. « Kill the pig » (« Abats un flic ») ou « Deal with the dealer » (« Règle son compte au dealer »), on retrouve là les échos d'une violence politique dont on a souvent oublié les fondements révolutionnaires. C'est cependant la redécouverte de l'engagement social et économique des Black Panthers qui surprend le plus dans cet ouvrage. On appréciera notamment l'analyse détaillée du programme du BPP (« Nous voulons des logements décents conçus pour abriter des êtres humains »), et de ses réalisations économiques.

Plan :

1. La montée de la contestation 2. Les débuts du Black Panther Party 3. Le succès du BPP effraie les autorités américaines 4. Le pouvoir américain contre le BPP 5. Le BPP de 1973 à aujourd'hui

Une Histoire populaire des Etats-Unis

couverture

Howard Zinn
Agone, 2002

Et si on racontait l'histoire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours, du point de vue des opprimé-e-s : des indien-ne-s, des noir-e-s, des femmes, des ouvriers, des homosexuel-le-s ?

Cette histoire des Etats-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle.

Une caste américaine

couverture

John R. MacArthur
Les arènes, 2008

Aux États-Unis, les partis politiques, les milieux d’affaires et les chaînes de télévision ressemblent à des cartels qui auraient fait main basse sur la démocratie. Quel est le rôle des 13595 lobbyistes installés à Washington ? Comment fabriquent-ils les lois ? Pourquoi 91 à 99% des parlementaires sortants sont-ils réélus ? Sur quoi s’est fondée la puissance des dynasties Bush et Clinton ? John McCain va-t-il engager les États-Unis en Irak pour "cent ans" ? Comment Barack Obama a-t-il pu recevoir le soutien des banques, des entreprises et des lobbies les plus influents du pays ? John R. MacArthur rapporte des chiffres inédits, des choses vues et des faits précis qui dessinent un autre visage des États-Unis. Il revisite tous les mythes de la démocratie américaine : la mobilité sociale, la libre entreprise, le système des primaires, les libertés individuelles... Écrit pour les lecteurs français, Une caste américaine est un voyage au cœur du pouvoir.

Impérialisme humanitaire

couverture

Jean Bricmont
Aden, 2005

Ce livre se propose de démêler un certain nombre de confusions idéologiques fort répandues, surtout dans les milieux progressistes, sur les thèmes des droits de l'homme, de l'humanitaire, des rapports entre l'Occident et le reste du monde.

Comment le peuple juif fut inventé

couverture

Shlomo Sand
Fayard, 2008

Quand le peuple juif fut-il créé ? Est-ce il y a quatre mille ans, ou bien sous la plume d'historiens juifs du XIXe siècle qui ont reconstitué rétrospectivement un peuple imaginé afin de façonner une nation future ? Dans le sillage de la " contre-histoire " née en Israël dans les années 1990, Shlomo Sand nous entraîne dans une plongée à travers l'histoire " de longue durée " des juifs. Les habitants de la Judée furent-ils exilés après la destruction du Second Temple, en l'an 70 de l'ère chrétienne, ou bien s'agit-il ici d'un mythe chrétien qui aurait infiltré la tradition juive ? Et, si les paysans des temps anciens n'ont pas été exilés, que sont-ils devenus ? L'auteur montre surtout comment, à partir du XIXe siècle, le temps biblique a commencé à être considéré par les premiers sionistes comme le temps historique, celui de la naissance d'une nation. Ce détour par le passé conduit l'historien à un questionnement beaucoup plus contemporain : à l'heure où certains biologistes israéliens cherchent encore à démontrer que les juifs forment un peuple doté d'un ADN spécifique, que cache aujourd'hui le concept d'" Etat juif ", et pourquoi cette entité n'a-t-elle pas réussi jusqu'à maintenant à se constituer en une république appartenant à l'ensemble de ses citoyens, quelle que soit leur religion ? En dénonçant cette dérogation profonde au principe sur lequel se fonde toute démocratie moderne, Shlomo Sand délaisse le débat historiographique pour proposer une critique de la politique identitaire de son pays. Construit sur une analyse d'une grande originalité et pleine d'audace, cet ouvrage foisonnant aborde des questions qui touchent autant à l'origine historique des juifs qu'au statut civique des Israéliens. Paru au printemps 2008 en Israël, il y est très rapidement devenu un best-seller et donne encore lieu à des débats orageux.

Weather Underground

couverture

Dan Berger
L'échappée, 2010

« Faisons la guerre chez nous ! » est le mot d’ordre lancé par le Weather Underground à la fin des années 1960. Ce groupe d’étudiants issus de la middle class américaine, révoltés par la guerre du Vietnam et galvanisés par les luttes des Black Panthers décide de prendre les armes pour renverser le gouvernement. Leurs attentats contre le Capitole, le Pentagone, le Département d’État, le FBI et leur spectaculaire libération de prison de Timothy Leary, le pape du LSD, les placent en tête des ennemis de l’État. Clandestins, pourchassés de toute part durant dix ans, certains de ses membres finiront par se rendre et resteront de longues années en détention.

Utopies américaines

couverture

Ronald Creagh
Agone, 2009

Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l’écologie et aux groupes punks ou lesbiens d’aujourd’hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l’hôtel d’un village de l’ancienne Réserve de l’Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l’épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d’expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l’émancipation sociale.