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Les citations du thème « International »

Le monde démocratique a besoin de l'Amérique. Dans la globalisation, les défaites politiques de l'Amérique sont des défaites de la démocratie.

Serge July, alors rédacteur en chef du journal Libération, Libération, 26/03/2003

Il y a un peu plus de cinquante ans est née [...] une espérance aussi grande pour les nouveaux ''damnés de la terre'', les peuples du tiers-monde, que le socialisme l'avait été pour les prolétariats des pays occidentaux. Une espérance peut-être plus suspecte dans ses origines et ses fondements, puisque les Blancs en avaient apporté avec eux les graines et qu'ils les avaient semées avant de quitter les pays qu'ils avaient pourtant durement colonisés. Cette espérance, c'était le développement. Mais enfin, les responsables, dirigeants, élites des pays nouvellement indépendants présentaient à leur peuple le développement comme la solution de tous leurs problèmes.

Serge Latouche, Survivre au développement, éd Mille et une nuits (Lagardère), 2004

On nomme développement l'accès d'une frange infime de la population à la voiture individuelle et à la maison climatisée. On nomme développement l'élargissement de la fracture sociale entre cette infime minorité qui accède à une richesse insolente, et la masse de la population confinée dans la misère.

Jean Aubin, Croissance : l'impossible nécessaire, éd Planète bleue, 2003

Je définirais la mondialisation comme la liberté pour mon groupe de s'implanter où il veut, le temps qu'il veut, pour produire ce qu'il veut, en s'approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possibles en matière de droit du travail et de conventions sociales.

Percy Barnevick, à l'époque PDG de la multinationale ABB, déclaration de 1995 cité par Michel Barrillon dans Attac, encore un effort pour réguler la mondialisation ?!, Climats, 2001, p60

Au bout du compte, la ''lutte contre la pauvreté'' s'inscrit pleinement dans le projet de mondialisation de l'économie. Elle lui apporte ce ''supplément d'âme'' qui lui est si nécessaire pour tenter de calmer tous ceux qui, au travers de multiples manifestations spectaculaires ou de protestations individuelles, tentent de s'y opposer. On retrouve ici le principe qui consiste à utiliser des valeurs indiscutables pour justifier des ''programmes'' qui débouchent sur l'exact contraire de ce qu'ils prétendent réaliser.

Gilbert Rist, Le développement, histoire d'un croyance occidentale, Presses de Sciences-Po, 1996

Du temps des entreprises coloniales on disait en Europe que les peuples du Tiers-Monde étaient primitifs, arriérés, barbares, non-civilisés, etc. Ce qui contribuait à transfigurer le processus brutal d'expropriation colonialiste en mission civilisatrice et humanitaire. [...] L'ordre établi tend à se justifier au nom d'une définition, généralement conçue comme universelle et éternelle, une essence métaphysique du Beau, du Bien, du Juste, du Sacré, du Vrai, du Normal, du Naturel, etc.

Alain Accardo, Introduction à une sociologie critique, éd Mascaret,1997

Quand on se place du côté des Américains, on constate que pendant les dix-sept années au cours desquelles les États-Unis ont été en guerre depuis 1898, le rendement moyen annuel des actions a été de 12 %, alors qu'il n'a été que de 9 % en moyenne au cours des années de paix. [...] Plusieurs commentateurs de la scène politique internationale pensent que la bourse nord-américaine, avec le conflit irakien, se comportera comme en 1991, lorsqu'il était vite apparu que l'opération Tempête du désert serait de courte durée et sans dommage majeur pour les États-Unis. À l'époque, l'indice Dow Jones avait gagné 15 % en quelques semaines seulement, soit entre le jour du déclenchement du conflit contre les Irakiens le 17 janvier et le cessez-le-feu signé le premier week-end de mars.

André Gosselin, analyste boursier, sur le site Lesaffaires.com (mars 2003), cité dans le mensuel CQFD. n°14

20 000 C'est le kilométrage d'autoroute construit en 5 ans par la Chine, ce qui représente le double du réseau autoroutier français. La Chine est devenue le premier consommateur mondial de cuivre, de zinc, de platine et d'acier, le deuxième importateur de pétrole.

Alternatives économiques, mai 2005 La décroissance. n°30, février 2006

3. C'est le rang de la France en matière d'exportations mondiales d'armes. Ces exportations ont connu une croissance de 60% en 2004, soit 7,125 milliards d'euros de recettes. Avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la France a représenté, au cours des dix dernières années, plus des trois quarts des exportations mondiales d'armement.

Agence France Presse, 21/12/2005 Observatoire des transferts d'armements.

300 C'est le nombre de fois où chaque Britannique est filmé par jour, en moyenne. L'Angleterre concentre 10% du total mondial des caméras de vidéosurveillance.

AFP Londres, 14/05/06 cité par Le plan B. n°3, juillet 2006

Le grand obstacle à notre mouvement vient des "réalistes" qui vénèrent plus l'ordre que la justice et qui préfèrent une paix négative, caractérisée par l'absence de tension, à une paix positive, caractérisée par la mise au jour des conflits. Encore faut-il bien préciser que nous, qui produisons les actions directes, ne sommes pas ceux qui produisons les tensions. Nous nous contentons de les dévoiler. Nous les faisons apparaître au grand jour pour qu'on puisse les reconnaître et les traiter.

Martin Luther King

Pour un monde plus juste, faites vos courses.

affiche de l'association Max Havelaar, 2006

26%. C'est le pourcentage de la population des Etats-Unis qui suivait l'actualité internationale en 2002. Moins d'un Etats-Unien sur quatre a voyagé à l'étranger au cours des cinq années précédentes, contre 77% pour les Allemands, 66% pour les Canadiens, 60% pour les Français.

Minxin Pei, The paradoxes of American nationalism, Foreign Affaires, mai-juin 2003, cité dans Le grand bond en arrière, Serge Halimi, Fayard, 2004

L'intégration économique de la planète requiert la disposition de la puissance américaine à utiliser sa force contre ceux qui, de l'Irak à la Corée du Nord, menaceraient le système de mondialisation. La main invisible du marché ne peut pas fonctionner sans un poing caché - McDonald's ne peut prospérer sans McDonnell Douglas, qui construit les F-16. Et le poing caché qui rend le monde sûr pour les technologies de la Silicon Valley s'appelle l'armée, la force aérienne, la force navale et les marines des Etats-Unis.

Thomas Friedman, The Lexus and the Olive Tree, Farrar, 1999 cité dans Le grand bond en arrière, Serge Halimi, Fayard, 2004

12 000 000 000 000 C'est le nombre de dollars dépensés par les Etats-Unis pour leur Armée entre 1947 et 1990. Exception faite des années 1952 (395 milliards de dollars pour la guerre de Corée) et 1968 (310 milliards de dollars pour la guerre du Vietnam), les Etats-Unis ont dépensé, chaque année entre 1947 et 1990, environ 245 milliards de dollars par an (valeur 1991) pour leur défense. Les Etats-Unis ont par exemple dépensé 28 milliards de dollars pour fabriquer 100 bombardiers B-1 (fiasco militaire et scandale financier) ; 1,8 milliard de dollars pour 25 batteries anti-aériennes (qui finirent à la ferraille car inutilisables) ; plus d'un demi-milliard de dollars pour chaque bombardier B-2 ; 1,5 milliard de dollars pour le sous-marin Trident (capable de lancer des centaines de têtes nucléaires).

Chiffres extraits de Patrick Lloyd Hatcher, Economic Earthquakes, Institute of Governmental Studies, 1994, cité par Serge Halimi, Le grand bond en arrière, Fayard, 2004, p121 ; et Nous le peuple des Etats-Unis, Howard Zinn, Agone, 2004, p405.

[Ceux qui s'opposent au commerce international] privent les pays en voie de développement de leurs chances de croissance. [...] Ils condamnent les gens à la misère.

Geroge Bush, entretien accordé à des journalistes, rapporté par Le Monde, 19/07/2001 cité par Michel Barrillon dans Attac, encore un effort pour réguler la mondialisation ?!, Climats, 2001, p42

En 1975, des comités du Congrès [principal parlement des Etats-Unis] enquêtèrent sur le FBI et la CIA. L'enquête sur la CIA révéla que l'Agence était allée au-delà de sa mission originelle de renseignements et menait des opérations secrètes de toute sorte. On apprit par exemple qu'elle avait, dans les années 1950, administré à des citoyens américains, à leur insu, du LSD pour en tester les effets : un scientifique américain en prit sans le savoir une telle dose qu'il tomba de la fenêtre d'un hôtel de New York et s'écrasa sur le sol. La CIA avait également été impliquée dans des projets d'assassinat contre Castro à Cuba et contre d'autres chefs d'Etat. Elle avait également introduit en 1971 le virus de la fièvre porcine à Cuba, provoquant l'abattage de 500 000 porcs. On apprit également que la CIA, en coopération avec un comité secret de 40 personnalités dirigé par Kissinger, avait fait en sorte de déstabiliser le gouvernement chilien de Salvador Allende, dirigeant marxiste élu au terme d'une des rares élections démocratiques d'Amérique latine [...] L'enquête sur le FBI révéla pour sa part de nombreuses années d'opérations illégales destinées à miner et à détruire les mouvements radicaux et les groupes de gauche de toutes sortes.

Une histoire populaire des Etats-Unis, Howard Zinn, Agone, 2002, p622

La CIA utilise actuellement plusieurs centaines d'universitaires américains (personnels administratifs, professeurs, doctorants chargés d'enseignement) qui, non contents de donner des avis et d'organiser des rencontres pour les services de renseignements, écrivent des livres ou autres brochures à l'usage de la propagande américaine dans des pays étrangers. [...] Ces universitaires sont dispersés dans plus de cent collèges, universités et institutions américaines. [...] La CIA considère ces opérations dans la communauté universitaire américaine comme l'un des secteurs les plus sensibles et exerce un strict contrôle sur ces agents dans ce domaine.

Comité Church du Congrès [principal parlement des Etats-Unis] lors de son enquête sur la CIA et le FBI, 1975. Cité dans Une histoire populaire des Etats-Unis, Howard Zinn, Agone, 2002, p624

Quand l'ONU inscrira-t-elle l'antioccidentalisme et le racisme antiblanc au rang des crimes contre l'humanité ?

Pascal Bruckner, Le sanglot de l'homme blanc, Seuil, Paris, 1983, p246.

La France comme toutes les nations a, au cours de sa longue histoire, commis des erreurs et même parfois des fautes. Mais le peuple français a toujours choisi le camp de la liberté et celui de la démocratie.

Nicolas Sarkozy, discours devant l'ONU, 25 septembre 2007, www.elysee.fr

Regardons notre monde en face. Jamais il n'y a eu autant de phénomènes de rente qui concentrent autant de profits sur quelques grands groupes. Il y a dans le monde et jusque dans les pays les plus riches, une multitude d'hommes et de femmes, qui n'ont même plus l'espoir de sortir un jour de leur détresse matérielle et morale. Alors pour terminer, je veux m'adresser à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde. Parce que si nous ne le faisons pas, les pauvres et les exploités se révolteront un jour contre l'injustice qui leur est faite.

Nicolas Sarkozy, discours devant l'ONU, 25 septembre 2007, www.elysee.fr

Nos échanges avec l'Irak croissent depuis un an à un rythme très accéléré. Aujourd'hui, monsieur Saddam Hussein a souhaité visiter le centre nucléaire de Cadarache car il est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent pour l'Irak et la France peut s'associer à cette réalisation.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

J'ai des relations personnelles et excellentes avec le vice-président d'Irak Saddam Hussein. J'ai eu de longs entretiens avec lui sur les problèmes bilatéraux, c'est-à-dire les relations économiques et industrielles entre la France et l'Irak qui, vous le savez, sont importantes, et d'importance croissante depuis un ou deux ans.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

Je suis l'héritier des grands choix de la France. Mais a priori le fait que depuis 1975 l'Irak soit le premier client en achat d'armes françaises dans le monde, c'est une situation que j'ai trouvé, que je n'ai pas réprouvé, et bien oui, nous avons continué d'aider notre ami.

François Mitterrand, alors président français, vers 1982. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

Les terroristes se nourrissent de la misère et de l’exploitation des peuples. Et c’est par le savoir et par la croissance qu’on luttera contre les terroristes. Et je sais aussi qu’on ne combat pas les terroristes - j’ai été ministre de l’Intérieur - avec les méthodes des terroristes.

Nicolas Sarkozy, discours à Tunis, 28 avril 2008.

Notre système économique tel qu’il s’est développé depuis une vingtaine d’années n’a-t-il pas, au fond, contribué à aggraver les choses ? Dans la mondialisation, il y a le bon côté: les progrès techniques, les millions d’habitants des pays émergents arrachés à la pauvreté, la libre circulation des hommes, des idées, des marchandises, c’est bien. Mais il y a aussi le mauvais côté. Le mauvais côté, il faut le regarder en face : des pays de plus en plus pauvres, des inégalités qui touchent maintenant les classes moyennes, car la précarité n’est plus l’affaire que des seuls pauvres dans nos pays. La question centrale pour nous, Angela, pays développés, c’est la précarité pour les classes moyennes. Et puis il y a tout le reste : l’épuisement des ressources naturelles, la pollution, le réchauffement climatique, les émeutes de la faim, et peut être un jour, les émeutes de l’eau et des migrations massives. Cela aussi, c’est le visage de la mondialisation. On attendait la concurrence et l’abondance. Au final, on a la rareté, le triomphe de l’économie de rente, la spéculation et les dumpings.

Nicolas Sarkozy, discours lors du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », Paris, jeudi 8 janvier 2009

Nous allons prendre nos responsabilités en Irak en laissant ce pays à son peuple. Nous allons établir une paix durement acquise en Afghanistan. Nous allons travailler sans relâche avec nos anciens amis et nos ennemis pour atténuer la menace nucléaire et pour lutter contre ce fléau qu'est le réchauffement de la planète. Nous n'allons pas nous excuser pour notre mode de vie, nous le défendrons sans relâche, et à ceux qui essaient de réaliser leurs objectifs en propageant la terreur et en massacrant les innocents, nous disons : à présent, notre résolution est plus forte et ne peut pas être altérée.Vous ne pourrez pas nous survivre, et nous allons gagner. [...] Que Dieu vous bénisse et bénisse les Etats-Unis d'Amérique.

Discours d'investiture de Barack Obama, 20 janvier 2009

Je ne passera jamais sous silence les atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques.

Nicolas Sarkozy, Projet présidentiel, extrait du site http://www.u-m-p.org/propositions

La première tâche qui s'impose, pour retrouver une politique saine, c'est d'entreprendre un examen approfondi de ce que nous sommes, de dénoncer non seulement nos actes et ce que nous représentons dans le monde aujourd'hui, mais aussi l'état d'esprit qui teinte et déforme l'image que nous nous donnons de notre comportement international.

Noam Chomsky, L'Amérique et ses nouveaux mandarins, éditions Seuil, 1969, page 78

Les islamistes radicaux, ou extrémistes, souvent appelés « fondamentalistes », ont été choyés par les États-Unis dans les années 1980, parce qu'ils étaient les meilleurs tueurs au monde. Dans ces années-là, l'ennemi principal des États-Unis était l'Église catholique, qui avait commis, en Amérique latine, le grave péché de prendre « le parti des pauvres » et qui a cruellement souffert de ce crime. L'Occident est parfaitement œcuménique dans le choix de ses ennemis. Ses critères sont la soumission et les services rendus au pouvoir, et non la religion.

Noam Chomsky, 11/9 : autopsie des terrorismes, éditions Le Serpent à plumes, 2001, page 25