Les Renseignements Généreux - autodéfense intellectuelle, informations et alternatives

Les livres du thème « Internet & informatique »

L'Éthique hacker et l'esprit de l'ère de l'information

couverture

Pekka Himanen
Exils, 2001

« Il y avait la rock’n’roll attitude, il y a désormais la "hacker attitude", un modèle social pour l’ère post-industrielle », expliquait Libération lors de la parution de ce livre au début de l’année 2001 aux États-Unis. On considérait jusqu’à présent le « hacker » comme un voyou d’Internet, responsable d’actes de piratage et de vols de numéros de cartes bancaires. L’essor du Net a contribué à cette mauvaise réputation, certes tronquée et trompeuse, des flibustiers de la grande toile.

Le philosophe Pekka Himanen voit au contraire les hackers comme des citoyens modèles de l’ère de l’information. Il les considère comme les véritables moteurs d’une profonde mutation sociale. Leur éthique, leur rapport au travail, au temps ou à l’argent, sont fondés sur la passion, le plaisir ou le partage. Cette éthique est radicalement opposée à l’éthique protestante, telle qu’elle est définie par Max Weber, du travail comme devoir, comme valeur en soi, une morale qui domine encore le monde aujourd’hui.

Plan :

 

  1. L'éthique hacker du travail
  2. Le temps, c'est de l'argent ?
  3. L'argent comme mobile
  4. L'académie et le monastère
  5. De la Nethiquette à la Néthique
  6. L'esprit de l'informationnalisme
  7. Repos

Planète Google : Faut-il avoir peur du géant du Web ?

couverture

Stross Randall
Pearson, 2009

Google est partout

Les fantasmes qui circulent autour de Google sont nombreux. Formidable outil de recherche, Google serait en train de formater les savoirs et les cerveaux. Par le biais de services comme Gmail, l'entreprise recueillerait des données sur la vie personnelle qui pourraient en faire un vrai Big Brother. Et c'est sans compter les attaques concernant la numérisation de pans entiers du savoir qui remettraient en cause la propriété intellectuelle. Ou encore des concessions faites à la censure pour satisfaire le gouvernement chinois. Bref, Google fascine mais Google fait peur.

« Don’t be evil »

Randall Ross, pour mener cette vaste investigation critique, part des ambitions affichées de Google: numériser, et donc détenir, toutes les informations de la planète. Pariant à la fois sur l’innovation technologique et la confiance des utilisateurs, ses fondateurs Sergey Brin et Larry Page, se sont donnés comme devise « Don’t be evil ». Reste que ces objectifs idéalistes sont de plus en plus susceptibles d’entrer en contradiction avec la stratégie de conquête de Google et ses intérêts commerciaux. Qu’on en juge! Grâce à sa croissance fulgurante et à sa capacité d’innovation, Google en 10 ans est devenue la première société d’innovation technologique; et sa stratégie conduit l’entreprise à sans cesse déborder sa vocation initiale pour créer de nouveaux services: en 2006, l’entreprise acquiert YouTube, champion incontesté de la vidéo en ligne, en 2008, c’est le tour de DoubleClick, principal réseau publicitaire sur les sites web… Edition, presse, télévision, télécommunications sans fil… Google investit tous les secteurs industriels quitte à se faire de solides ennemis. Alors, faut-il avoir peur de Google ? L’auteur ne répond pas directement à la question posée par le sous-titre. De manière plus subtile, il propose au lecteur de poser un regard sur la planète Google en multipliant les entrées: ainsi, le livre s’ouvre sur la question qui sépare la net économie en deux écoles, avec d’un côté Google et son système ouvert, de l’autre Facebook et son système fermé. Ce point capital lui permet d’aborder la question du recueil des données personnelles que Google a commencé à pratiquer avec Gmail. En outre, Randall Ross se fait fort de souligner que l’ouverture proclamée par Google rencontre ses limites, par exemple dans l’expérience de mise en ligne des livres.

Confessions d'un voleur

couverture

Laurent Chemla
Éditions Denoël , 2002

Ce livre, écrit par l'un des fondateurs de gandi.net, perce quelques illusions sur ce qu'est devenu Internet en 2002. Il donne également quelques perspectives encore bien actuelles du changement de société qu'implique Internet.

Livre diffusé en intégralité sur le site www.confessions-voleur.net .

Plan :

 

Culture libre

couverture

Lawrence Lessig
Wikilivres, 2004

Comment les éditeurs utilisent la loi pour confisquer les œuvres de l’esprit.

Livre librement téléchargeable :

  • PDF : http://fr.readwriteweb.com/2009/02/05/a-la-une/culture-libre-free-culture-lawrence-lessig-ebook/
  • Traduction collective : http://www.wikilivres.info/wiki/Culture_libre

 

Plan :

(avec des liens sur wikilivres)

 

Guide d'autodéfense numérique, Tome 1 — hors connexions

couverture

Collectif
http://guide.boum.org, 2010

[…] nous n’avons pas envie d’être contrôlables par quelque « Big Brother » que ce soit. Qu’il existe déjà ou que l’on anticipe son émergence, le mieux est sans doute de faire en sorte qu’il ne puisse pas utiliser, contre nous, tous ces merveilleux outils que nous offrent — ou que lui offrent — les technologies numériques. […]

Même si l’on choisit de ne pas les utiliser directement, d’autres le font pour nous. Alors, autant essayer de comprendre ce que ça implique. […]

Face à ces constats, la seule voie praticable semble être de devenir capables d’imaginer et de mettre en place des politiques de sécurité adéquates. Tout l’enjeu de ce guide est de fournir cartes, sextant et boussole à quiconque veut cheminer sur cette route.

Un guide à lire, relire, pratiquer, en solitaire ou à plusieurs, à faire découvrir et à partager… ou comment affiner l’art de la navigation dans les eaux troubles du monde numérique.

À consulter, télécharger sur http://guide.boum.org/tomes/1_hors_connexions/