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société industrielle

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Les textes du thème « société industrielle »

Une vie sans achat ?

Peut-on acheter sans nuire ? Peut-on vivre sans acheter ? Un texte court, ironique et incisif sur la pertinence de l'autoproduction.

L'appel de Raspail

Un appel lancé le 21 mars 2006 par les occupant-e-s du Centre d'Etude des Modes d'Industrialisation, boulevard Raspail, à Paris.

Croître, croire, obéir

Cet article publié dans le mensuel S!lence questionne les actions possibles de désobéissance civile face aux OGM, à la publicité, à la carte d'identité biométrique et au travail.

Nanotechnologies, maxiservitude

Un article pédagogique sur les raisons de se préoccuper des nanotechnologies, spécialité grenobloise.

Les pièges du système technicien

Peut-on lutter contre les nuisances du high tech par davantage de high tech ? Exemple des Vélo'V, ce système de location de vélo mis en place par le publicitaire JC Decaux, à Lyon.

Manifeste du réseau pour l'après-développement

Il y a d'un côté celles et ceux qui militent pour un "autre" développement, ou une "autre" mondialisation ; de l'autre celles et ceux qui, comme le Réseau des Objecteurs de Croissance pour l'Après-DÉveloppement (ROCADE), veulent sortir du concept de développement et de l'économicisme, décoloniser les imaginaires, décroître et embellir.

L'idéologie sociale de la bagnole

Quelles sont les conséquences sociales de l'automobile ? Ce texte d'André Gorz date de 1973, mais il n'a pas perdu de son acuité. Jugez plutôt...

Adresse à tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer

Lettre ouverte aux écologistes qui luttent contre les nuisances environnementales et sanitaires de la société sans interroger ses causes politiques et sociales : l'organisation du travail, la répartition du pouvoir, l'Etat, le capitalisme ou encore la société du spectacle.

Refuser le fichage ADN : pourquoi, comment ?

Depuis mars 2003, dans un silence médiatique quasi-absolu, l'Etat français instaure le fichage génétique de toutes les personnes considérées comme ''déviantes'' : manifestant-e-s anti-CPE, faucheurs et faucheuses d'OGM, jeunes de quartiers populaires, militant-e-s anti-pub, syndicalistes... Comment en est-on arrivé là ? Quel projet de société dessine le fichage génétique ? Peut-on refuser le prélèvement ADN ? Pourquoi ? Quelles sont les conséquences d'un refus ? Comment s'organiser pour résister ?

Le futur triomphe mais nous n'avons plus d'avenir

Un appel à la création d'une plate-forme critique de la recherche scientifique...

Révolutionner notre rapport aux animaux ?

Une manifestation en faveur du végétarisme baptisée « Veggie Pride ». Une distribution de tracts sur la « libération animale ». Des personnes qui refusent de porter des vêtements en cuir, en fourrure, en laine ou en soie... Le point commun de ces actions ? Elles sont toutes liées, de près ou de loin, au mouvement antispéciste. Que signifie ce terme ? Quelles sont ses implications politiques ? Quelles sont les principales objections que soulève ce mouvement ? Pour tenter de répondre à ces questions, les Renseignements Généreux ont rencontré Yves Bonnardel, militant actif du mouvement antispéciste.

Cet entretien, initialement publié en 2007, a été modifié en février 2010.

Combattre la biométrie

En 2004, les industriels de micro-électronique (Gixel) publiaient leur Livre Bleu conseillant au gouvernement français de faire accepter la biométrie par le conditionnement des plus jeunes, et prescrivaient une « éducation dès l’école maternelle » pour les technologies susceptibles d’être mal accueillies et de susciter des résistances populaires...

De l'écologie à l'autonomie

Quelles sont les questions sociales et politiques soulevées par l'écologie ? Retranscription d’une conférence de Cornélius Castoriadis à Louvain-la-neuve (Belgique), en février 1980.

Gandhi et l'industrialisme

Quelles ont été les positions et pratiques de Gandhi concernant l'industrie et le progrès technique ?

Sortir de l'industrialisme ?

Que faut-il garder de l’industrie pour retrouver un juste milieu entre la réponse à nos besoins et les capacités de la planète ?

La pollution invisible du Rhône

Une grave pollution aux PCB descend lentement les eaux du Rhône depuis une vingtaine d’années… et atteint aujourd’hui, la Méditerranée.

Pesticides : ce que lobbying veut vraiment dire

Après la publication du livre Pesticides, révélations sur un scandale français (éditions Fayard, 2007), Fabrice Nicolino nous présente ici ce qui est le plus caché à la population : le travail de lobbying de la profession ou comment depuis Boulogne en région parisienne jusqu’à Bruxelles, les techniques de communication réinventent la novlangue de George Orwell afin d’éviter tout propos qui fâche.

L'empreinte écologique des avions

Quelle est l'empreinte écologique des avions ? Est-ce un mode de transport si polluant qu'on le dit ?

Derrière les OGM...

Entretien approfondi avec le chercheur Jean-Pierre Berlan autour des enjeux politiques, environnementaux, économiques et sociaux des OGM.

Le Postillon N°10

Le Postillon sort son numéro 10, disponible depuis jeudi 21 avril 2011 chez tous les bon buralistes de l’agglomération grenobloise, et sur abonnement. Toute l’équipe profite de l’occasion pour faire une spéciale dédicace à celles et ceux qui, voilà deux ans, au moment du lancement du numéro zéro, riaient « d’un nouveau petit journal qui n’allait pas sortir plus de trois ou quatre numéros... »

Au sommaire :

  • Smart attaque ! Des compteurs Linky à la ville intelligente

On sait que les petits enfants s’inventent des histoires extraordinaires pour vivre l’aventure qu’ils n’ont pas dans leur vraie vie. C’est le même procédé qui pousse les élites scientifiques et politiques à créer des objets « intelligents ». À voir la liste grandissante de ces gadgets destinés à devenir indispensables, voire obligatoires – des compteurs aux frigos en passant par le textile – on se dit que certains doivent souffrir d’un sacré manque. À défaut d’inventer le journal intelligent, Le Postillon vous propose une histoire – non pas extraordinaire mais bien réelle – contant les aventures du Linky, l’invention de la ville intelligente et le rôle de Grenoble dans l’avènement de la smart révolution.

  • Des caméras à la Capuche : Qu’en pensent les habitants ?

Il y au moins deux points communs entre le square Lafleur, dans le quartier Capuche de Grenoble, et la place Louis Maisonnat à Fontaine. Premièrement, les municipalités respectives ont pour projet d’y installer des caméras. Deuxièmement, elles se justifient en affirmant que c’est une demande des habitants, qui seraient excédés par « des jeunes ». Mais « les habitants », (groupe aux contours flous car « les jeunes » ne sont-ils pas également des habitants ?) désirent-ils vraiment des caméras ? Qu’en pensent-ils ? Comment justifient-ils leur position, qu’elle soit « pour » ou « contre » ? Le spécialiste en micros-trottoirs du Postillon a erré deux matinées et une fin d’après-midi autour du square Lafleur, en demandant aux passants leur avis argumenté sur la question des caméras et des problèmes du quartier. Sans la prétention d’obtenir un « panel représentatif » mais avec la volonté de comprendre les avis des uns et des autres.

  • « On est peut-être pauvres, mais on n’est pas cons. » Entretien avec des habitants de la Cité Viscose à Echirolles

Le 18 avril, une trentaine d’associations d’habitants et de copropriétés, de Grenoble, d’Échirolles, de Pont-de-Claix et de Saint-Martin-d’Hères appelaient à un rassemblement devant la mairie de Grenoble pour réclamer un « chauffage urbain plus juste ». Ils s’insurgent contre les tarifs prohibitifs pratiqués par la CCIAG (compagnie de chauffage de l’agglomération grenobloise) aux usagers, qui dégage une marge de plus de 6 millions d’euros. Les premiers à se mobiliser sur cette question ont été les habitants de la Viscose d’Échirolles, scandalisés d’avoir vu leur facture de chauffage bondir suite à l’arrivée de la compagnie de chauffage dans leur quartier. En deux ans, ils sont parvenus à imposer cette question dans le débat public local et à rallier d’autres groupements d’habitants à leur combat. Une mobilisation précieuse pour ceux qui regrettent que les associations d’habitants ne s’occupent souvent plus qu’exclusivement des crottes de chiens ou des « incivilités ». Alors Le Postillon est allé à la rencontre d’habitants de la Viscose, pour tenter de comprendre comment s’est déclenchée cette lutte non achevée.

  • Êtes vous plutôt « idées généreuses » ou « affrontement des puissances » ? Une conférence à Grenoble École de Management

Comme chacun sait, le monde se divise en deux catégories : d’un côté les doux rêveurs, remplis d’idées généreuses mais complètement déconnectés de la réalité ; et de l’autre les pragmatiques, qui eux composent avec le monde tel qu’il est. Et puis il y a ceux, nombreux, qui sont passés de la première catégorie à la seconde. Christian Harbulot est de ceux-là : ancien leader autonome et maoïste des années 1970, actuel directeur de l’austère « École de la Guerre Économique ». A l’occasion de son « Festival de Géopolitique », Grenoble École de Management lui a ouvert ses portes pour une conférence sur « l’intelligence économique ». Le jeune idéaliste du Postillon a couvert l’évènement avant d’aller lui poser quelques questions. Et vous fait part des réflexions que cela lui a inspiré.

  • Père Castor, raconte-nous une histoire de Grenoble ! Les manifestations de rappelés de la guerre d’Algérie à Grenoble.
  • Pourquoi les journalistes du Daubé défendent-ils Le Daubé ?
  • Un édito

L’actualité internationale se déchaîne. Les poissons japonais gobent de l’eau radioactive. L’armée française fait étalage de tout son savoir-faire en Afrique. Le Réal Madrid et le FC Barcelone vont s’affronter quatre fois de suite. Dans ce contexte, quel intérêt de faire un journal centré sur Grenoble ? N’est-il pas futile de parler uniquement de sujets locaux ? Complètement inutile de rester la tête dans la Cuvette ? Sauf qu’aujourd’hui, tout est lié, ma brave dame. Et dans ce numéro on vous parlera de la façon dont la guerre économique est promue à Grenoble Ecole de Management. Des (non-)réactions de Michel Destot, maire de Grenoble, à la répression des mouvements sociaux au Burkina-Faso par son « ami » Simon Compaoré, maire de Ouagadougou. Des rapports entre notre « technopole » et les gadgets qui nous asservissent aux centrales nucléaires. Bref : à côté de chez vous, des évènements méritent au moins autant d’intérêt que les suivis en « direct » de la situation au Japon, en Côte d’Ivoire ou en Lybie. Et ce n’est pas parce que nous n’avons pas les moyens de nous payer des envoyés spéciaux que nous disons ça.

  • Plein de brèves et dessins...

Le Postillon N°11

Edito

Tout a commencé par une idée de notre conseiller en communication. « Vos ventes ne sont pas mauvaises, mais vous ne progressez pas très vite. Il faudrait surprendre, frapper un grand coup. Dans ma business school, on m’a appris que les numéros spéciaux étaient une technique pour faire décoller les ventes ». Devant nos yeux brillant d’excitation à cette perspective, il a poursuivi : « Vous devriez faire un numéro Spécial été, avec plus de pages et où vous parleriez d’autres choses que Grenoble ». Là, ce n’est pas passé. D’accord on est prêts à tout pour augmenter notre chiffre d’affaires, mais quand même, sortir de la cuvette, ah ça non. Et pourquoi pas adopter un envoyé spécial à New-York, tant qu’on y est ? « Mais non, vous n’avez rien compris. Je voulais vous suggérer de parler des environs, d’endroits qui sont en lien avec Grenoble, pour donner de la profondeur, du relief, de la perspective... » Il a tellement utilisé de beaux mots compliqués qu’au final on s’est laissés convaincre. Alors on a pondu le 16 pages que vous avez entre les mains, avec un reportage dans la vallée sinistrée de Livet-et-Gavet, un autre dans le massif de Chartreuse, et un gros dossier sur le Sillon alpin, la mégalopole qui vient, sur un de ses leaders Jean Therme et ses répercussions sur le domaine universitaire. Comme on avait peur d’aller dans des territoires inconnus, on a appelé à l’aide nos confrères de « La Voix des Allobroges », site internet d’information indépendant ayant pour unique défaut d’être savoyard. Ils ont gracieusement accepté de nous donner un coup de main, et on s’est dit après coup qu’on avait vraiment bien joué. Un de leurs journalistes étant poursuivi par le parquet pour avoir osé couvrir une manifestation sans carte de presse (ô sacrilège), ils sont en ce moment en pleine exposition médiatique : s’associer à eux ne peut être que bénéfique pour nous. Bref, tout se présente pour le mieux, il ne manque plus que vous profitiez de ce numéro spécial pour faire connaître Le Postillon à votre entourage habitant autour de Grenoble. Allez, au boulot !

Au sommaire de ce numéro Spécial été :

  • Chartreuse : Tensions autour de la station de trail

Le lièvre et les chemins tortueux

Lecteurs, lectrices, approchez-vous donc que je vous narre un conte moderne (1). L’histoire prend place dans les contrées de Chartreuse, à Saint-Pierre-de-Chartreuse exactement. Une bourgade d’environ 800 habitants située à une trentaine de kilomètres de Grenoble, en plein milieu d’un massif que d’aucuns qualifieraient de charmant, entre forêts épaisses, sommets accessibles, gorges mystérieuses et grandes falaises calcaires. Tellement charmant que depuis 1995, un Parc Naturel Régional est censé protéger l’endroit et préserver son environnement. Les autochtones sont agriculteurs, restaurateurs, sylviculteurs, éleveurs, hébergeurs, artisans,... ou vont pointer à la ville pour gagner de l’argent. Car, dans ce genre d’endroit, il est bien difficile de développer ce qui fait l’essence de la vie moderne, c’est-à-dire une activité économique. Ici, pas de grandes entreprises, pas de grands noms, à part l’ancestral Monastère de la Grande Chartreuse, producteur de la célèbre liqueur éponyme. Alors quand une entreprise de plus de 25 salariés, répondant au doux nom de « Raidlight », propose de venir s’y installer, personne ne reste insensible. Voilà, le décor est planté. Laissez-moi maintenant vous raconter la suite, une histoire d’apparence anecdotique, mais qui en dit long sur notre époque, les fameuses « nouvelles pratiques de la montagne » et les efforts des uns et des autres pour essayer de rentabiliser ces territoires désespérément non-productifs que sont les espaces montagnards.

  • Notre bon plan pour les vacances : Une journée a Livet-et-Gavet

Derrière le mythe Grenoblois : un désert industriel

A Grenoble il n’y a pas de charbon, pas de pétrole, pas de métal précieux. Il y a mieux : à Grenoble, il y a de l’eau. Aux origines de la Cuvette, elle a façonné notre paysage. C’est par elle que l’hydroélectricité autrefois, et la microélectronique aujourd’hui, ont colonisé ce territoire. L’eau est la matière première de l’industrialisation locale, mais elle est surtout à la source des deux mythes industriels locaux : la houille blanche et les nouvelles technologies. Pourquoi s’attaquer aux mythes ? Parce qu’ils ont pour fonction de rendre acceptable ce qui détruit nos vies. Et sans eux, c’est tout l’édifice qui s’effondre. Voici le récit d’une escapade dans l’un des centres nerveux de l’industrie régionale. Histoire de comparer le mythe à la réalité.

  • Une ville unique de Genève à Valence

La métropole trace son sillon

De tout temps, les chefs de guerre ont eu pour principale ambition de diriger un maximum de soldats, pour d’évidentes raisons de supériorité numérique de « chair à canons ». Aujourd’hui où la guerre est devenue économique (en Occident du moins), et où baïonnettes et bunkers ont été troqués contre éprouvettes et « World Trade Center », les dirigeants cherchent toujours à voir grossir la masse de leurs administrés pour pouvoir « peser » au niveau international, et pour la santé de leurs égos. La compétitivité d’un territoire se mesure alors au nombre de ses habitants et à l’étendue de ses constructions. C’est cette logique qui amène les élus du Sillon alpin à vouloir construire un « pôle métropolitain », c’est-à-dire une ville unique de Genève à Valence. Après s’être incrusté à une conférence de presse, notre envoyé spécial nous dresse un état des lieux de l’avancement de ce projet.

  • Un reportage au village de Jean Therme, le leader du Sillon Alpin

« Il est gentil Jeannot »

Directeur du CEA-Grenoble (Commissariat à l’Énergie Atomique) ; directeur de la recherche technologique et directeur délégué aux énergies renouvelables au CEA-France ; membre de l’Académie des Technologies et de multiples conseils d’administration ; président du High Level Group « Key Enabling Technologies » à la Commission Européenne... Jean Therme a des journées bien remplies et n’a rien à envier aux politiques cumulant les mandats. Lui n’a jamais été élu, est inconnu du grand public et porte pourtant de lourdes responsabilités dans des domaines publics. Instigateur de Minatec (premier pôle européen pour les micro et nanotechnologies), de GIANT (projet visant à transformer la presqu’île grenobloise en un « campus mondial d’innovation »), et de l’urbanisation intensive du Sillon Alpin (c’est l’auteur de la fameuse citation (1)), il est en quelque sorte l’officieux adjoint à l’économie et à l’urbanisme de Grenoble. Et pourtant, lui qui s’active pour transformer Grenoble en une cité high-tech et le Sillon Alpin en une grande ville lumineuse, habite toujours dans son petit village natal de Saint-Jean-d’Arvey, sur les hauteurs de Chambéry. Le mythe journalistique veut que là-bas, le week-end, il « monte sur son tracteur, fait les foins et protège ses moutons des attaques des lynx » (JDD, 5/07/2009). Les deux paparazzis du Postillon se sont rendus sur place pour vérifier cette légende et en apprendre un peu plus sur le personnage.

  • L’université à la solde des entreprises

La fac, laboratoire de « l’écosystème du Sillon Alpin »

Échec de la candidature aux Jeux Olympiques de 2018, abandon de la Rocade Nord, Bérézina du GF38, retards pour le projet GIANT (suite à l’annulation du PLU par Raymond « Tribunal-administratif » Avrillier), explosion en plein vol de DSK : les élus socialistes grenoblois sont en pleine sinistrose. Heureusement, dans cette avalanche de mauvaises nouvelles, un secteur se porte à merveille et leur donne l’occasion de faire de réguliers communiqués dithyrambiques d’autosatisfaction : l’université. Ici pas de grosse opposition, et une succession de premiers prix dans la course française à « qui va pomper le plus de fric à l’État ». GUI +, Idex, Equipex, Labex, IRT : les responsables collectionnent les distinctions comme les gamins exposent fièrement leurs coupes de cross. Perdu au milieu de toutes ces évolutions, où l’on agit de plus en plus à l’échelle du Sillon Alpin et où l’on tente de rentabiliser l’université, l’éternel étudiant du Postillon vous offre un décryptage.

  • Père Castor, raconte-nous une histoire de Grenoble ! Comment briller en société grenobloise ?

Père Castor n’est pas que ce vieillard sénile, rabachant à qui veut bien le publier, des histoires de révoltes dépassées où l’on caillasse la flicaille à qui mieux mieux. Derrière les apparences, il n’a pas son pareil pour briller en société. Il vous donne quelques tuyaux pour impressionner vos amis.

  • « les médias... demain ? » : Notre contribution

Journalisme 2021

Le 26 mai dernier, à l’occasion de ses 30 ans, le Club de la Presse Grenoble-Isère organisait une conférence à la Maison du Tourisme sur le sujet « Journalisme 2021 : les médias... demain ? ». Si nous ne raconterons pas ici cette conférence « twittée en direct », nous répondons à l’appel à contributions lancé à cette occasion par les étudiants en journalisme de Sciences-Pipo Grenoble, sur le thème « Comment voyez-vous le journalisme dans dix ans ? ».

  • Courrier des lecteurs, Brèves, Dessins

La Cecilia

Une fiche de lecture du livre La Cecilia, qui retrace l'histoire et l'expérience d'une communauté anarchiste et de son fondateur Giovanni Rossi à la fin du XIXe siècle, au Brésil.

 

Les communautés Longo Maï

Cet article décrit l'histoire et le fonctionnement des communautés Longo Maï, une expérience politique et collective menée par plusieurs centaines de personnes en Europe depuis 1973.

Vers un design libre

Comment produire soi-même les objets de son quotidien ? Peut-on autoproduire son énergie, ses modes de déplacement, ses outils ? Comment développer une approche de la technique basée sur l'entraide, l'autonomie, le partage ? Christophe André, ''ingénieur militant'', nous présente ses expériences et les travaux de l'association Entropie.

Retour à l'autonomie ?

Et si, face aux crises économiques mondiales, certaines régions du monde décidaient de s'autonomiser, de quitter le marché globalisé, de sortir de l'idéologie du développement en adoptant des "plans de survie" ? En 1982, l'économiste François Partant présentait ses réflexions sur la sortie du capitalisme.

Le Postillon N°12

Ca y est ! Le Postillon n°12 est sorti depuis 5 jours, avec un léger retard ayant occasionné un léger harcèlement des buralistes par des lecteurs impatients. C’est bon, maintenant, vous pouvez aller leur demander....

Au sommaire :

  • A Jarrie, les ravages de la chimie

En ce mois de septembre 2011, un anniversaire est passé plus inaperçu qu’un autre. Si personne n’a pu manquer la commémoration du 11/09, les dix ans de l’accident d’AZF à Toulouse ont par contre beaucoup moins squatté journaux papiers et télévisés. Malgré plus de 30 morts, 2500 blessés et de considérables dégâts matériels, aucune « guerre contre le terrorisme » de l’industrie chimique n’a été déclarée et l’interminable procès a abouti à une relaxe générale. Plus jamais ça ? Rien n’est moins sûr, à Toulouse comme dans les communes du sud-grenoblois de Jarrie et de Pont-de-Claix, où les plateformes chimiques font la fierté des décideurs. Ici aussi, les ouvriers meurent de la chimie. Pas dans les circonstances spectaculaires d’une explosion mais dans le silence et l’indifférence des cancers notamment dûs à l’amiante. À l’occasion d’un procès intenté par des ouvriers victimes de l’amiante à leur ancien employeur, Le Postillon vous propose un petit voyage dans le monde effrayant de la chimie du sud-grenoblois.

  • Père Castor, raconte-nous une histoire ! Les « Eaux chaudes de Grenoble », fuites nucléaires sur la presqu’île dans les années 1970

Mars 2011 : trois réacteurs nucléaires entrent en fusion à Fukushima, générant la plus grande catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. Pour l’occasion, l’Institut Laue Langevin (ILL), qui possède le dernier réacteur nucléaire en service dans l’agglomération grenobloise, s’empresse sur son site internet et dans Le Daubé de rassurer la populace. Braves gens, dormez sur vos deux oreilles : l’ILL est un petit réacteur, toutes les mesures de sécurité ont été prises... Mais Père Castor n’est pas du genre à croire tout ce que la racaille nucléocrate essaie de lui faire gober. Il sait bien que le nucléaire c’est la catastrophe permanente, que les fuites et rejets radioactifs font partie du fonctionnement normal des centrales, et qu’ils empoisonnent en permanence les populations. Il se souvient notamment comment entre 1974 et 1976, le CENG (Centre d’études nucléaires de Grenoble, ancien nom du CEA) a contaminé la nappe phréatique, tout en essayant d’étouffer l’affaire, avec la complicité des élus locaux. Vous n’en aviez jamais entendu parler ? Qu’à cela ne tienne, Père Castor vous propose de plonger avec lui dans ses vieux journaux, et de revenir sur l’affaire des « Eaux Chaudes de Grenoble ».

 

  • Monéo et cartes multiservices : L’université en première ligne de l’acceptabilité

Pas de Monéo, pas de gâteaux. Depuis la rentrée, les étudiants ne possédant pas de cartes Monéo ne peuvent plus manger dans les restaurants universitaires du campus de Grenoble. Ou plutôt : ils peuvent manger mais en payant deux fois plus cher : 7,20 € pour un « repas passager » contre 3,05 € pour un repas avec Monéo. La carte Monéo, c’est ce fameux « porte-monnaie électronique » dont le but avoué est de réduire l’usage de pièces de monnaie, c’est-à-dire d’optimiser l’encombrement des poches de son pantalon. Mais ce gadget présage surtout d’un futur ou l’électronique « personnalisée » sera devenue obligatoire pour avoir accès aux services les plus basiques. Et qui de mieux que les étudiants pour faire accepter cette invasion technologique ?

  • La mairie a plus d’une tour dans son sac

Construire des grandes tours : c’est une des nouvelles lubies du maire Destot et de son adjoint à l’immobilier De Longevialle, qui projettent d’en bâtir au moins deux, une sur la presqu’île et une autre sur le quartier de l’Esplanade, toutes deux d’une centaine de mètres de haut, soit à peu près la hauteur des trois de l’Ile Verte. Pour les élus et les architectes, ces tours ont toutes les qualités du monde : densification, gain d’espaces verts, efficacité énergétique, renforcement des liens sociaux, etc. Mais qu’en pensent les habitants ? Deux stagiaires du Postillon sont allées faire un tour sur place. Compte-rendu.

  • Affaires Longo : la rédaction se déchire

Jeannie Longo est à Grenoble ce qu’est la statue de Liberté à New York, le Machu Picchu au Pérou, les pyramides de Khéops à l’Égypte, le mont Ventoux au Vaucluse et les ravioles au Royans. La sportive préférée des Français (sondage L’Équipe Mag de cet été) pédale toujours du haut de ses 52 ans, ses plus de 1150 victoires et ses 38 records du monde. Combative, endurante, inépuisable, Jeannie était prête à prendre sa retraite à 67 ans comme le suggérait Fillon. Las, les révélations de la presse sportive de ces dernières semaines semblent l’avoir plombée. Longo manque à trois reprises de se plier à ses obligations de localisation, dans le cadre de la lutte antidopage, en l’espace d’un an et demi. Quelques jours plus tard, c’est son mari et entraîneur, Patrice Ciprelli, qui se retrouve dans le collimateur médiatique : il se serait procuré, en 2007, 80 000 doses d’EPO. Longo, dans la tourmente, c’est tout le gratin noyé dans son Dauphiné. Deux services du Postillon ont débattu, des heures durant, sur le cas Longo en conférence de rédaction. N’ayant pas réussi à aboutir à un consensus, nous publions ces deux points de vue diamétralement opposés.

  • Et des brèves, dessins, deux éditos...