Les Renseignements Généreux - autodéfense intellectuelle, informations et alternatives

société industrielle

Textes (26)

Films (5)

Livres (21)

Illustrations (8)

Liens (15)

Citations (49)

Les citations du thème « société industrielle »

Selon eux, "la Science" est la connaissance neutre et objective, donc indépendante des intérêts et des passions humaines, et par conséquent il est évident qu'elle ne saurait être aucunement responsable de ce que "les hommes" en font. C'est pourtant une singulière hypocrisie qui, d'un côté, attribut à "la Science" tout le bien que peuvent apporter les connaissances scientifiques et qui, de l'autre coté, rejette indistinctement sur "les hommes" tout le mal qui peut résulter de leur usage néfaste. Mais on voit par là que "les scientifiques" non seulement ne se considèrent pas comme des hommes faisant partie de la société au même titre que n'importe qui, mais en plus n'admettent même pas que la "communauté scientifique" qoit un corps social reconnu, et parmi les plus prestigieux à l'intérieur de la société capitaliste et industrielle ! Ces messieurs vivent sur une autre planète, et peut-être cela explique-t-il l'état dans lequel ils ont grandement contribué à mettre la nôtre...

Quelques éléments d'un critique de la société industrielle,
Bertrand Louart,
juin 2003

Nous n'avons qu'une quantité limitée de forêts, d'eau, de terre. Si vous transformez tout en climatiseurs, en pommes frites, en voitures, à un moment vous n'aurez plus rien.

Arundathi Roy, Défaire le développement, sauver le climat, revue L'Écologiste n°6.

Comble de la modernité : faire de la foi dans le progrès une idée arrêtée.

François Brune, Médiatiquement correct, Parangon, 2004

Je refuse de m'extasier sur la conquête de l'univers, sur les grandes aventures de l'espace, ou bien sur la magie de la nouvelle mathématique, tant qu'il y aura au monde un enfant aux yeux de peur, aux yeux de froid, aux yeux de soif. Un enfant qui s'en va sans avoir rien compris. Quelque part un homme est mort par omission, et nous sommes tous des assassins.

Nadia Téréni, poète

[Et chacun] de se cacher de son impuissance objective et d'y trouver l'exonération - je n'y peux rien si c'est comme ça, d'être une victime comme les autres dans la masse, avec autant le droit d'en profiter comme tout le monde et qu'on peut brancher la climatisation et faire le plein sans prendre sur soi la rupture brutale des conditions météorologiques habituelles à l'échelle planétaire et allumer l'ordinateur pour y faire du shopping sans se culpabiliser de savoir de quel camp de travail viennent les composants, et descendre le sac poubelle sans se croire obligé de philosopher [...] en attendant de pouvoir dire qu'on aurait pu nous prévenir, qu'on n'était pas du tout au courant que ce fut à ce point-là.

de Bodinat. La vie sur terre, réflexions sur le peu d'avenir
que contient le temps où nous sommes
, Encyclopédie des Nuisances

Vous êtes dangereux. Car dans vos études, on ne vous a pas appris à évaluer les conséquences négatives de votre savoir, d'un point de vue social ou écologique. On ne vous a pas appris les alternatives aux technologies dominantes pour lesquelles vous êtes formés. Pour la majorité d'entre vous, vous allez appliquer les techniques enseignées dans cette école, sans recul critique. Et c'est ce qu'on attend de vous, c'est pour cela que les grandes entreprises vont vous embaucher. Vous êtes en quelque sorte les ''braves petits soldats'' de la technologie industrielle.

D'après une intervention d'un spécialiste en énergie alternative,
s'adressant aux étudiants de la filière « énergie » d'une école d'ingénieur

La mondialisation engendre, aujourd'hui, bien des peurs : peur de voir s'aggraver les dangers réels que court notre environnement, peur de voir s'accentuer les déséquilibres entre les pays, les régions et les peuples, peur en somme de perdre toute maîtrise de l'avenir. Chez Carrefour, nous avons, au contraire, foi dans l'avenir du monde. Présents dans 29 pays, nous vivons cette 'mondialisation positive' de l'intérieur, au coeur des populations, et croyons qu'une mondialisation équitable, respectueuse de la diversité de chacun, est possible. [...] Engagés depuis des années dans une démarche de développement durable, nous nous efforçons, jour après jour, de concilier les impératifs économiques propres à notre entreprise avec les besoins de la société, le respect des règles de l'économie et la protection de l'environnement.

Daniel Bernard, PDG de Carrefour Extrait de « Le développement durable : une façon de 'positiver' la mondialisation », site internet de Carrefour, mars 2005 Notons que Daniel Bernard a été évincé de Carrefour en février 2005. Ses indemnités totales de licenciement s'élèvent à 38 millions d'euros, presque un record français. C'est l'équivalent de plus de 3 000 années de salaire d'une caissière (Le Nouvel Observateur, 29 avril 2005).

Ce sont parfois les mêmes qui trouvent pratique, voire « génial », de pouvoir faire leurs courses par Internet ou commander une pizza par téléphone, et qui par ailleurs militent ou pétitionnent contre la précarité et les mauvaises conditions de travail. Comme s'il était possible que les livreurs de pizza (ou toute autre sorte de soutiers de l'économie des services) soient traités décemment par des entreprises de dimension industrielle pour lesquelles la notion de qualité de service se réduit à un temps mesurable (de transport, de dépannage) et à quelques formules stéréotypées imposées aux salariés, afin de réchauffer et réenchanter artificiellement une relation commerciale profondément immergée dans les eaux glacées du calcul bureaucratico-marchand. Bien sûr, il ne s'agit pas d'assimiler tous ceux qui disent oeuvrer pour une « société plus égalitaire » ou une « mondialisation plus humaine » avec les partisans les plus fanatiques de l'ultra-libéralisme. Mais il est crucial de souligner qu'il n'y a pas grand sens à plaquer une idéologie d'amour et de fraternité universelle sur ce que nous sommes en train de faire du monde.

Matthieu Matthern, Julien Amiech Le cauchemar de Don Quichotte, éd Climats, 2004

Au-delà de sa fonction économique, Carrefour est un acteur actif (sic) dans les domaines sociaux et environnementaux, dans chaque pays où le groupe est implanté. Nous avons la conviction qu'agir en tant qu'acteur (sic) responsable est source de succès économique. La politique de développement durable de Carrefour repose depuis toujours sur un langage d'actes : c'est avant tout au coeur de nos pratiques quotidiennes que nous voulons faire la preuve de notre engagement social, économique et environnemental.

Valeurs et engagements de Carrefour, www.nosengagements.com cité dans le mensuel CQFD n°17

L'objectif affirmé de Porsche est de réduire au minimum les effets préjudiciables à l'environnement, et de soutenir également les efforts internationaux visant à résoudre les problèmes écologiques globaux.

Site Internet de Porsche, 2004, année du lancement du Porsche 4x4 Cayenne : 2 tonnes et demi, 450 chevaux, 266 km/h

Il est évidemment facile de prôner la croissance zéro si l'on a un emploi et qu'on ne risque pas de le perdre. Quant à la décroissance, elle pourrait aggraver les problèmes au lieu de les résoudre. Il faut se développer autrement et non cesser de le faire. Les siècles passés nous ont laissé des outils suffisants pour enfin donner du sens au progrès.

Nicolas Hulot, sponsorisé par TF1, Edouard Leclerc, L'Oréal, EDF... Colloque Devenir, octobre 2003 Cité dans le journal La décroissance n°20

Les accidents de voiture tuent 1,2 millions de personnes et font 20 à 50 millions de blessés chaque année dans le monde.

OMS, 7 avril 2004,
Cité dans le journal La décroissance. n°21

Je veux, par ailleurs, rappeler l'engagement de notre groupe dans le développement durable et la protection de l'environnement.

Thierry Desmaret, PDG de TotalFinaElf, 2002 Cité dans le journal La décroissance n°21

La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux.

Jacques Chirac, déclaration au sommet de la terre de Johannesburg, 2002. Jacques Chirac qui, rappelons-le, aime à passer ses vacances dans l'Océan indien, à l'île Maurice, au Royal Palm (3 350 euros par jour pour une note totale d'environ 70 000 euros pour ses vacances en 2000). Jacques Chirac qui n'hésite pas non plus à gaspiller du kérosène, comme l'explique un membre de l'équipage de l'Airbus présidentiel : " A l'occasion des voyages de nuit, il est fréquent que nous recevions des consignes - écrites - nous interdisant d'atterrir avant, par exemple, 7 heures du matin. "(Le Canard enchaîné, 08/09/04) Extraits du journal La décroissance n°31

90% C'est le pourcentage des substances que contient un ordinateur qui sont enfouies en décharge ou incinérées sans aucun retraitement prélable. 40 millions d'ordinateurs sont périmés chaque année dans le monde. Les vieux ordinateurs sont de plus en plus envoyés en Chine, en Inde, au Nigéria, où une population miséreuse, dans des conditions de travail indignes, trient les substances chimiques. Un vieil ordinateur contient du plomb, du mercure, de l'arsenic, du chrome, du cobalt, du cadmium.

La décroissance. n°30, février 2006 L'Express, 25/04/05 voir aussi www.ban.org

Pour fabriquer une pile, il faut 50 fois plus d'énergie qu'elle n'en restitue.

La décroissance. n°21, mai 2004

9 000 C'est le nombre moyen de kilomètres parcouru par un yoghourt aux fraises vendu à Stuttgart en 1992, si l'on cumule le parcours du lait, des fraises cultivées en Pologne, celui de l'aluminium pour l'étiquette, la distance à la distribution. Les biens de consommation, en France, circulent en moyenne sur 5000 km de transport.

Thèse de Stéphanie Böge, Wuppertal Institut, 1993 cité dans Silence n°167, juillet 1993.

1 800 C'est la quantité de matières, en kilogrammes, nécessaires pour fabriquer un ordinateur, écran plat de 17 pouces compris. Dans ce total, on trouve 240 kg de carburants fossiles, 22 kg de produits chimiques, 1,5 tonne d'eau.

Computers and the Environment, Eric Williams et Ruediger Kuehr, www.it-environment.org cité par La décroissance. n°21, mai 2004

Je prends ma voiture pour fuir la ville et toute ses voitures. J'aime la nature et la campagne. Je prends ma voiture pour amener mes enfants à l'école. Avec toutes ces voitures, il serait bien trop dangereux pour eux d'y aller à pied. Je prends ma voiture. Le vélo, c'est bien trop dangereux. Je prends ma voiture. Il n'y a pas assez de transports en commun car tout le monde prend sa voiture. Je prends ma voiture, je veux l'essence la moins chère possible, mais je ne veux pas de naufrage de pétrolier ni de dictature soutenue par TotalFinaElf. Je prends ma voiture, je veux beaucoup d'espaces verts autour de chez moi, mais aussi beaucoup de places de parking. Je prends ma voiture, mais je ne veux pas habiter dans une rue bruyante. Je prends ma voiture, mais je ne veux pas croire qu'il n'y aura bientôt plus de carburant. On trouvera une supersolution qui ne polluera pas et tout et tout. Je prends ma voiture, mais je ne veux plus d'accidents sur les routes. Je prends ma voiture, mais je vote Vert. Attendez, j'ai encore beaucoup d'autres excuses pour continuer à prendre ma voiture et ne pas rouler en vélo.

Casseurs de Pub, dossier novembre 2002

300 000 C'est le nombre de litres d'eau que nécessite, en moyenne, la construction d'une voiture. L'édification d'une voiture exige 20 fois plus de matières premières que son poids. A l'autre bout de la chaîne, ce sont deux millions de véhicules particuliers légers qui sont jetés annuellement en France, soit, notamment, 280 000 tonnes de vieux pneus, 30 000 tonnes de résidus de batteries et 400 000 tonnes de déchets industriels spéciaux.

T&E Bulletin, n°89, juin 2000 L'auto ou la ville, n°2, avril 1996 Casseurs de Pub, dossier novembre 2001

C'est alors seulement qu'il sera possible de mesurer à quel point les présents progrès de l'ignorance, loin d'être l'effet d'un dysfonctionnement regrettable de notre société, sont devenus au contraire une condition de sa propre expansion.

Jean-Claude Michéa, L'enseignement de l'ignorance, Climats, 1999

On n'acquiert pas seulement une voiture, on acquiert aussi toute une nouvelle relation à l'espace et au temps, de la pollution, du bruit, des amis différents, des relations différentes, un statut différent, un travail pour la payer, et des infrastructures énormes qui incluent entre autres, des routes, des voies rapides, des stations essence, un habitat disséminé, des hôpitaux pour les blessés, des garages, des parkings, c'est ce qu'on peut appeler le système techno-social lié à la voiture.

François Schneider, mensuel Silence, décembre 2004

La vitesse potentielle de l'automobile fascine précisément parce que ce qui la rend possible (pipelines, routes, chaînes de montage, etc.) et leurs conséquences (accidents, handicapés, mort, pollution, cancers, pénurie des ressources, crises écologiques) restent loin de la perspective aperçue du pare-brise. Le charme repose sur un gigantesque ajournement des coûts ; la fatigue, la perte de temps et la réparation des conséquences sont transférées à l'arrière-plan social.

d'après Wolfgang Sachs, Les ruines du développement, Le Serpent à Plumes, 2003

L'Union européenne (à 15) a consommé 5,5 millions de tonnes de textiles en 2002 à usage d'habillement, de linge de maison ou dans l'industrie. Les fibres de ces textiles sont aux deux tiers synthétiques, issues de la pétrochimie.

Bio Intelligence Service, Study on External Environmental Effects Related to the Life Cycle of Products and Services, European Commission, 2003 chiffres cités par Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Fayard, 2005, p75

Une bouteille plastique d'un litre et demi d'eau nécessite 30 grammes de pétrole pour sa fabrication et 100 grammes pour l'acheminer vers son utilisateur.

chiffres cités par Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Fayard, 2005, p75

Il est assez courant de considérer la plantation d'arbres comme une variable d'action significative pour compenser les émissions [de gaz carbonique] ; c'est en tout cas ce que laissent penser certains projets annoncés à grands coups de trompette. Qu'en est-il ? Le point le plus important est celui-ci : tout dépend de ce qu'il y avait avant. Si la forêt remplace une prairie, dont le carbone total à l'hectare (sol + biomasse) est grosso modo identique, le gain est nul, et cela est également vrai si la forêt remplace... une autre forêt. Il n'y a en fait puits [de carbone] que si la forêt remplace une terre agricole (ce qui n'arrive pratiquement jamais). Admettons que ce soit le cas. Le stock de carbone à l'hectare d'une forêt (sol inclus) varie de 150 à 400 tonnes, mais la terre agricole remplacée en contenait 80. Admettons que la plantation d'une forêt permette de passer à 250 tonnes (à 25 tonnes près), pour fixer les idées. Comme il faut à peu près un siècle à une forêt pour arriver à maturité (ordre de grandeur), notre forêt en croissance absorbera environ 1,5 à 2 tonnes de carbone à l'hectare par an. Pour créer un puits forestier à même d'absorber les 3 Gigatonnes de carbone d'origine humaine qui s'accumulent actuellement dans l'atmosphère, il serait donc nécessaire de convertir en forêts de 1,5 à 2 milliards d'hectares de terres agricoles, c'est-à-dire 15 à 20 millions de kilomètres carrés, un huitième à un sixième des terres émergées, ou encore plus de 2 fois le Sahara, ou encore 30 à 40 fois la France !

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p52 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

La durée de brassage de l'atmosphère (plus exactement de la troposphère) est de l'ordre de quelques mois : en un tel laps de temps, une quantité de gaz émise n'importe où [sur la planète] se retrouve homogénéisée au-dessus de l'ensemble de la planète.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p54 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Depuis la fin de la dernière guerre mondiale, c'est-à-dire en 50 ans, les émissions annuelles [de gaz carbonique fossile] ont été multipliées par 4 ! [...] la quantité d'énergie consommée par Français a grosso modo triplé entre 1960 et nos jours. [...] [Dans le monde, la consommation d'énergie] moyenne par habitant (1,5 tep par an) [tonne équivalent-pétrole, unité de mesure] reste très en deça de ce que consomme un Américain (7 à 8 tep par an) ou même un Européen (3 à 4 tep par an). [...] Si la population mondiale -6 milliards d'habitants aujourd'hui- avait le niveau de consommation d'un Américain, les émissions mondiales de gaz carbonique fossile serait multipliée par 6.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p151-152 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Le nombre moyen de passagers par véhicule [est] de l'ordre de 1,8 actuellement (tous trajets confondus).

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p207 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Une étude de l'INRETS (Institut National de recherches et d'études sur les transports et leur sécurité) datant des années 1990 a montré que les hypermarchés de périphérie étaient deux fois plus consommateurs d'énergie par unité de chiffre d'affaires que les supermarchés de centre-ville, ce qui reflète leur éloignement des lieux d'habitation, donc l'obligation d'y aller en voiture, et la provenance éloignée des produits vendus (ce qui est moins le cas des commerces locaux, si l'on inclut les marchés).

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p254 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

L'aventure humaine exceptionnelle que nous venons de vivre ne doit pas nous faire oublier que notre planète est en grand danger et que nous devons, plus que jamais, nous mobiliser pour sa sauvegarde. Quand on voit ces paysages de mer de glace, c'est extraordinaire de voir à quel point notre planète est diverse. Il faut essayer de trouver des solutions avec des scientifiques bien sûr, mais avec tout un chacun.

Prince Albert de Monaco, Euronews, 2006, de retour d'un voyage en avion au pôle Nord pour alerter sur le réchauffement climatique, opération sponsorisée par Boeing, Intel, Sony, Nike, etc. Albert de Monaco a fait deux fois le Paris-Dakar, il est président du Yach-Club de Monaco, parrain de la patrouille de France. Monaco est un paradis fiscal réputé pour son blanchiment d'argent. cité dans La décroissance. n°33, septembre 2006

Les premières preuves de la toxicité de l'amiante sont apparues en France dès 1906. Mais il a fallu attendre 1997 pour que cette fibre minérale soit définitivement interdite. Ainsi, pendant plus de 90 ans, les autorités publiques, sous la pression des lobbies, se sont contentées "d'encadrer" l'usage de l'amiante. Bilan : 35 000 morts en France entre 1965 et 1995. D'ici à 2025, on s'attend encore à 100 000 décès.

Mettons les toxiques hors la loi !, brochure de Greenpeace, avril 2006, p3.

Selon une enquête de l'INSEE de 2002, à la question : "Quels problèmes dans votre commune ou votre quartier vous préoccupent le plus ?", 54% des habitants des villes de plus de 50 000 habitants répondent qu'ils sont gênés par le bruit, avant l'insécurité ou la pollution. Au total, 7 millions de personnes -soit plus de 12% de la population française- sont exposés à des nuisances sonores supérieures à 65 décibels, ce qui équivaut à vivre constamment près d'un aspirateur en marche.

D'après le Centre d'information et de documentation sur le bruit, extrait de La Décroissance n°35, décembre 2006.

Qu'on cesse donc de peindre l'avenir en noir ! L'avenir est superbe. La génération qui arrive va apprendre à peigner sa carte génétique, accroître l'efficacité de son système nerveux, faire les enfants de ses rêves, maîtriser la tectonique des plaques, programmer les climats, se promener dans les étoiles et coloniser les planètes qui lui plairont. Elle va apprendre à bouger la Terre pour la mettre en orbite autour d’un plus jeune Soleil.

Yves Coppens, président de la commission sur le développement durable, Le Monde 03/09/1996. Cité dans La Décroissance n°35, décembre 2006.

Vous voulez sauver la planète et vous avez raison ! Le développement durable, ce n'est pas la croissance zéro, c'est la croissance durable. La révolution que je vous propose, c'est de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques.[...] En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.

Nicolas Sarkozy, Université d'été des Jeunes populaires UMP à Marseille, 03/09/2006. Cité dans La Décroissance n°35, décembre 2006.

1739 piétons ont perdu la vie à cause de voitures en 2005, soit 7% de plus qu'en 2004.

La Décroissance n°35, décembre 2006.

Pour dénoncer le manque de contrôle de la toxicité des produits de l'industrie chimique, 39 député-e-s européen-ne-s ont effectué un test pour détecter la présence de produits chimiques dans leurs corps. 101 produits chimiques ont été recherchés : des pesticides organo-chlorés, des retardateurs de flammes au bromure, des phtalates et des composés perfluorés. Au final, pas moins de 76 des 101 substances recherchées ont été identifiées dans le sang des députés. En moyenne, 41 substances ont été détectées par individu. Treize d'entre elles ont été systématiquement identifiées dans les prélèvements sanguins, dont un pesticide (le HCB) et un métabolite du DDT, pourtant interdit depuis des dizaines d'années.

Chiffres tirés de Libération, 22 avril 2004.

Un certain nombre d'études font état d'une augmentation des cancers du testicule durant ces trente dernières années, en particulier dans les pays industrialisés. Dernière en date : une étude publiée en juin 2004 dans la revue d'épidémiologie et de santé publique, qui montre que le taux d'incidence du cancer du testicule a augmenté de 50% en vingt ans en France. Parallèlement, on observe depuis le milieu du XX° siècle une diminution de la qualité du sperme dans les pays industrialisés. Selon une étude publiée en 2000, la concentration de spermatozoïdes diminuerait de 3 % par an en Europe et de 1,5% par an aux Etats-Unis. On serait ainsi passé de 100 millions de spermatozoïdes par millilitre dans les années cinquante à 50 millions en moyenne dans les années 2000.

D'après la revue d'épidémiologie et de santé publique de février 2004 et le site internet de la Cité des Sciences et de l'Industrie de La Villette à Paris (www.cite-sciences.fr)

Face à l'urgence, le temps n'est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique. L'Homme ne doit plus se concevoir seulement comme "maître et possesseur de la nature". Cette ambition, nécessaire jadis pour faire triompher l'idée de progrès, nous conduit aujourd'hui au bord du gouffre. Il nous faut passer à un nouveau stade de la conscience humaine : notre intelligence doit se consacrer à la protection de la planète. Nous devons apprendre à cultiver un rapport harmonieux entre l'Homme et la nature.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Nous sommes, et à juste titre, fiers de notre intelligence et de nos prouesses techniques. Mais, en quelques siècles, nous avons brûlé des ressources accumulées durant des centaines de millions d'années. Nous détruisons des écosystèmes qui abritaient une biodiversité perdue à jamais, nous privant ainsi de clés indispensables pour le futur. Tout cela, nous le savons : alors, pourquoi tardons-nous à prendre les mesures qui s'imposent ? Parce que, dans un égoïsme coupable, nous refusons d'en tirer les conséquences. Parce que nous sommes incapables de nous affranchir de schémas de pensée obsolètes, d'une structure économique héritée du XIXe siècle. Parce que notre organisation politique internationale est inadaptée à l'enjeu vital du XXIe siècle, qui est l'enjeu écologique.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Rappelons par exemple que le Vélib', ce n'est pas Delanoë [maire PS de Paris] qui l'a inventé, mais bien les Verts !

Noël Mamère, alors député écologiste, Le Point, 08/09/07. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Posséder un 4x4, pourquoi pas. A condition de sacrifier de temps en temps au co-voiturage : utiliser une voiture de deux tonnes pour trimballer un gars de 70 kilos, c'est aberrant !

Yann Arthus-Bertrand, Direct soir (Bolloré), 13/09/07. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Nous nous préparons à livrer une véritable bataille économique. La croissance verte, qui ne lèse pas les générations futures, c'est possible.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, Le journal du dimanche, 29/07/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007.

Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution [...] Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au coeur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance.

Nicolas Sarkozy, président de la République française, discours du 20/06/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007.

Je suis prêt à travailler avec toutes les entreprises, même Total et Coca-Cola, dès lors qu'elles sont sincères. En matière d'écologie, les choses avanceront ensemble, pas les uns contre les autres.

Yann Arthus-Bertrand, 20 minutes, 11/10/07. D'après La Décroissance n°44, novembre 2007.

Mon mode de déplacement le plus courant, aujourd'hui, hormis la voiture et la moto, que j'utilise pour venir dans Paris, est, comme on l'imagine, l'hélicoptère.

Yann Arthus-Bertrand, Chemin faisant, 2001. Les éditions La martinière ont publié en novembre 2007 son livre La Grande Terre en édition de luxe, à 5000 euros, " Un coffret en édition limitée contenant lutrin et beau livre, soit 20 kg d'art et d'évasion.". D'après La Décroissance n°44, novembre 2007.

Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?

Nicolas Sarkozy, discours au Conseil national de l'UMP, 28 novembre 2009

La superficie de la banquise en fin d'été est passée d'environ 7,5 millions de kilomètres carrés au début des années 1980 à un peu plus de 6 millions de km2 en 2005. En 2006, cette étendue minimale a chuté brutalement à 5,5 millions de km2, et à 4,5 millions de km2 en 2007 et 2008.

D'après C'est maintenant !, Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, éditions du Seuil, 2009

Toutes étapes prises en compte, il faut de l'ordre de 300 kg de combustibles fossiles pour faire les pièces d'un ordinateur et les assembler. Une bonne partie concernent la production électrique au charbon et au gaz.

D'après C'est maintenant !, Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, éditions du Seuil, 2009