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Démocratie ou oligarchie ?

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Les citations du thème « Démocratie ou oligarchie ? »

- Serge Dassault : « C'est quoi des idées saines ? Ben c'est les idées qui font que ça marche. Euh, vous savez, par exemple, les idées de gauche sont des idées pas saines. Aujourd'hui, nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent... »

- Pierre Weill : « Nous sommes en train de crever ? »

- SD : « Ben oui, oui, on y va tout droit : faut pas travailler, euh, il faut pas gagner beaucoup d'argetn, faut partir en vacances... et après ? Eh ben on fabrique plus de produits qui se vendent, ils sont trop chers... »

- PW : « Mais vous prenez des vacances, vous. Vous gagnez de l'argent. »

- SD : « Oh, j'en prends assez peu, j'en prends assez peu. Le problème, c'est pas moi. Moi, vous savez, je travaille 70 heures ou plus par semaine, alors j'en suis loin des 35 heures. Euh... quand je dis des idées pas saines, c'est des idées qui trompent le monde... en leur disant, en leur trompant la vérité (sic). Qu'est-ce que c'est que la vérité ? La vérité, c'est la vie. Et la vie, c'est ce qui marche. »

interview de Serge Dassault, France Inter, 10/12/2004

L'altermondialisme, cher aujourd'hui à certains secteurs de l'opinion, s'inscrit dans une vieille tradition française de refus des réalités mondiales, née au moment du colbertisme.

Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France Le Figaro magazine, 10/07/2004

Puisque vous avez parlé de protection sociale, est-ce que vous n'êtes pas d'accord pour dire qu'il y a des privilèges que la France ne peut plus se permettre ?

Claire Chazal, journaliste TF1 (salaire 22 000 euros par mois environ), interrogeant Bernard Kouchner. Cité par Serge Halimi dans Les nouveaux chiens de garde, Raisons d'agir, 2005.

Je ne sais pas si les marchés pensent juste, mais je sais qu'on ne peut pas penser contre les marchés. Je suis comme un paysan qui n'aime pas la grêle mais qui vit avec [...]. Il faut le savoir, et à partir de là, agir comme s'il s'agissait d'un phénomène météorologique.

Alain Minc, Le Débat, mai 1995

L'inégalité des revenus, dans une certaine mesure, est un facteur de l'enrichissement des plus pauvres et du progrès social.

Philippe Manière, ancien rédacteur en chef du journal Le point, "Les vertus de l'inégalité", journal Le point, 07/01/1955

Les Français ne sont pas sportifs parce que nous avons l'habitude de l'Etat-providence.

Olivier Mazerolle, alors directeur de l'information de RTL, à propos des mauvais résultats des athlètes français lors des JO, France2, 26/02/1994

Le libéralisme n'est pas une construction intellectuelle comme le marxisme : le monde a été créé ainsi. [...] C'est le meilleur système. La guerre économique fait moins de victimes que les guerres militaires ou religieuses. Le libéralisme est inscrit dans la nature humaine, parfois violente et injuste.

Jean-Marc Sylvestre, responsable d'émissions sur LCI, rédacteur en chef à TF1, chroniqueur à France Inter, entretien à VSD, 20/01/2005

Fallait-il vraiment demander aux Français de donner leur point de vue sur l'économie de marché ? [...] A quand un référendum sur le bien-fondé de la gravitation universelle ?

Jean-Louis Gombeaud, éditorialiste à Europe 1 (Lagardère) et au Figaro (Dassault), à propos du référendum de mai 2005, Le Figaro, 04/04/2005

Pourcentage d'ouvriers parmi les nouveaux adhérents du PS (adhésion 20 euros) : 2,8%. Pourcentage de cadres et professions intellectuelles supérieures : 50,5%. Pourcentage respectif de ces deux catégories dans la population active : 25,5% et 13,1%.

Enquête réalisée sur 8 400 des 50 000 nouveaux adhérents du parti socialiste. Chiffres cités par Le Plan B n°4, octobre 2006.

Le monde a fait l'expérience de l'anti-mondialisation pendant une grande partie du XXème siècle. Les souffrances et les misères provoquées par ces idéologie nationalistes ou collectivistes on été immenses.

Extrait du rapport Réussir la mondialisation, syndicat patronal le MEDEF, juin 2002

Vous savez, il m'a fallu du temps pour comprendre que la gentillesse était une qualité essentielle. C'est tellement agréable de rencontrer quelqu'un de gentil.

Nicolas Sarkozy, France3, cité par le zapping de canal plus du 11 janvier 2007

Il est évidemment facile de prôner la croissance zéro si l'on a un emploi et qu'on ne risque pas de le perdre. Quant à la décroissance, elle pourrait aggraver les problèmes au lieu de les résoudre. Il faut se développer autrement et non cesser de le faire. Les siècles passés nous ont laissé des outils suffisants pour enfin donner du sens au progrès.

Nicolas Hulot, sponsorisé par TF1, Edouard Leclerc, L'Oréal, EDF... Colloque Devenir, octobre 2003 Cité dans le journal La décroissance n°20

La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux.

Jacques Chirac, déclaration au sommet de la terre de Johannesburg, 2002. Jacques Chirac qui, rappelons-le, aime à passer ses vacances dans l'Océan indien, à l'île Maurice, au Royal Palm (3 350 euros par jour pour une note totale d'environ 70 000 euros pour ses vacances en 2000). Jacques Chirac qui n'hésite pas non plus à gaspiller du kérosène, comme l'explique un membre de l'équipage de l'Airbus présidentiel : " A l'occasion des voyages de nuit, il est fréquent que nous recevions des consignes - écrites - nous interdisant d'atterrir avant, par exemple, 7 heures du matin. "(Le Canard enchaîné, 08/09/04) Extraits du journal La décroissance n°31

La grande distribution, phénomène purement français, peut faire état d'un bilan extraordinairement négatif, s'agissant de la distribution en général, s'agissant de l'équilibre de l'aménagement de notre territoire, s'agissant peut-être et surtout de la convivialité.

Jacques Chirac (qui n'en est pas à une contradiction près), France 2, 01/05/1996Cité dans le journal La décroissance n°25

Dans le train qui l'amène à Lille, le 1er avil, Ségolène Royal échange quelques mots avec des représentants de la coordination lycéenne et étudiante venus spontanément la voir. Aux jeunes qui l'exhortent à prendre position sur la "répression" policière dans les manifestations anti-CPE, elle répond : "Il faut savoir prendre son risque", rapporte le journal Le Monde. "Mais, madame, certains ont prix deux mois -de prison- ferme, et ce n'était pas des casseurs !" s'émeut une jeune fille. "C'est ça, les luttes !" réplique Mme Royal.

Politis, 1er juin 2006

[Nous devons] tout faire pour la croissance [...] soutenir le pouvoir d'achat. Poursuivre la baisse de l'impôt sur le revenu et la baisse des charges. Permettre à celles et ceux qui veulent gagner plus de travailler plus. Donner plus de droits aux consommateurs. Développer la concurrence. Encourager l'exportation et renforcer notre présence sur les grands marchés émergents. Tout faire pour que cette croissance profite à l'emploi. [...] Les programmes des dernières décennies, comme le TGV, le nucléaire, Airbus ou Ariane, font encore la force de notre industrie. J'ai demandé au Gouvernement de lancer les projets industriels qui tireront la croissance de demain et nous permettrons d'accroître notre avance technologique.

Jacques Chirac, voeux du président de la République, 1er janvier 2005

Nous devons apprendre à nous passer progressivement de pétrole.

Jacques Chirac, voeux du président de la République française, 5 janvier 2006

30 000. C'est le salaire mensuel en euros versé par TF1 à Nicolas Hulot.

Télérama, 05/02/05

La publicité, c'est plus fait pour vendre que pour dire la vérité.

Jean-Pierre Raffarin, ex-directeur Marketing des Cafés Jacques Vabre, ex Premier ministre Ouest-France, 01/03/04 cité par La décroissance n°21, mai 2004

La pub est le sponsor de la démocratie. Elle finance le pluralisme des médias.

Jacques Séguéla, Le Nouvel Observateur, 18/11/1999

L'immigration est un moyen de créer une certaine détente sur le marché du travail et de résister à la pression sociale.

Pompidou, 1966, cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

Nous ne souffrons pas d'une crise de chômage national mais d'une crise d'invasion étrangère.

Un député français, 1931 cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

si nous n'avions pas reçu tant d'étrangers, nous n'aurions pas eu de chômage.[...] L'étranger nous arrache le pain de la bouche.

Un sénateur français, 1938 cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l'odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela...

Jacques Chirac, discours du 19 juin 1991

Oui, je crois à l'inégalité des races. [...] Je n'ai fait là qu'exprimer ce que pense tout le monde [...] Aux jeux Olympiques, il y a une évidente inégalité entre la race noire et la race blanche en ce qui touche, par exemple, à l'athlétisme et à la course à pied en particulier. C'est un fait. [...] Je constate que les races sont inégales. [...] L'égalitarisme est quelque chose de grotesque.

Jean-Marie Le Pen Europe 1, 09/09/1996 cité par L'Humanité, 10/09/1996

La France, tu l'aimes ou tu la quittes.

Slogan du Mouvement Pour la France (MPF), dirigé par Philippe de Villiers

Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux-semblant : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution.

Guillaume Sarkozy, frère de Nicolas Sarkozy alors PDG des Tissages de Picardie et vice-président du syndicat patronal le Medef, L'Expansion, 28/11/02 cité par CQFD n°15

La communication est à l'action ce que l'aviation est à l'infanterie ; l'aviation doit passer pour que l'infanterie puisse sortir ; c'est lorsqu'on a gagné la bataille de la communication qu'on peut commencer à agir.

Nicolas Sarkozy interviewé dans L'Express, 17/11/05 cité par le mensuel CQFD n°29

Si on n'aide pas les Africains à gagner de l'argent par eux-mêmes, dans vingt-cinq ans, sur un milliard, ils ne seront que 250 millions à partager notre niveau de vie. Les autres continueront à colporter la misère et le sida.

Michel ROCARD , ex-premier ministre, cité dans Michel Rocard, un certain regret, de Sylvie Santini, Stock, 2005.

On voudrait réduire les émeutes des banlieues à leur dimension sociale, y voir une révolte de jeunes contre la discrimination et le chômage. Le problème est que la plupart sont noirs ou arabes, avec une identité musulmane. En France, il y a d'autres émigrants en situation difficile. Ils ne participent pas aux émeutes. Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux. [...] on change l'enseignement de l'histoire coloniale et de l'histoire de l'esclavage dans les écoles. On y enseigne aujourd'hui l'histoire coloniale comme une histoire uniquement négative. On n'enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages. On ne parle que des tentatives d'exploitation, de domination, et de pillage. [...] on nous dit que l'équipe de France est adorée par tous parce qu'elle est « black blanc beur », en fait aujourd'hui elle est black black black ce qui fait ricaner toute l'Europe. [...] Je suis né à Paris, mais je suis fils d'immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d'Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine: ce qu'il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu'il a fait aux Africains. Qu'a-t-il fait aux Africains? Il ne lui a fait que du bien.

Alain Finkielkraut, écrivain, professeur au département Humanités et Sciences Sociales de l'Ecole Polytechnique quotidien israélien Haaretz, 24/11/2005

Je suis sympathisant altermondialiste.

Alain Juppé, France Inter, 29/10/03, 9h

[il y a] deux France, une France de la peur, de la préservation des corporatismes, du rejet de l'autre, de l'indifférence au monde, et une France confiante, ouverte sur l'extérieur, convaincue que les réponses du passé ne conviendront pas à un vingt et unième siècle où huit à dix milliards d'hommes seront à quelques heures les uns des autres. [...] Il faut le dire en pesant ses mots : un "non" au référendum serait pour la France et l'Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l'arrivée de Hitler au pouvoir.

directeur du journal Le Monde, Les enjeux du oui, Le Monde, 19/09/1992, lors de la campagne pour le référendum de Maastricht.

Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste !

François Mitterrand, discours du congrès d'Epinay, 11/06/1971 cité par Serge Halimi, Le grand bond en arrière, Fayard, 2004

La fermeture des usines, c'est aussi, hélas, la vie. Les arbres naissent, vivent et meurent. Les plantes, les animaux, les hommes et les entreprises aussi. Moi, j'ai connu, quand j'étais petit, des maréchaux-ferrants. J'ai même travaillé chez un maréchal-ferrant. Il n'y en a plus. Ils ont disparu. Ce n'est pas pour autant que la civilisation a régressé. C'est la vie.

Jacques Chirac, évoquant la fermeture de l'usine belge de Renaud à Vilvorde, AFP, 13 mars 1997 cité par Serge Halimi dans Le grand bond en arrière, Fayard, 2004

Le révolutionnarisme est derrière nous. Il n'y a pas de modèle alternatif [...]. Il faut pousser la logique de la globalisation jusqu'au bout.

Lionel Jospin, sommet de Florence, novembre 1999 cité par Michel Barrillon dans Attac, encore un effort pour réguler la mondialisation ?!, Climats, 2001

Je n'ai pas l'habitude de fréquenter des gens qui ont été condamnés par la Justice.

Nicolas Sarkozy, à propos de l'affaire Clearstream, le 03/11/2006, sur France Inter, vers 13h. Rappelons que Nicolas Sarkozy est un proche d'Alain Carignon, ancien maire de Grenoble condamné pour "recel d'abus de biens sociaux" et "complicité de corruption".

Etre jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire !

Nicolas Sarkozy, Assises nationales de l'UDR (Union des Démocrates pour la République, parti gaulliste, ancêtre du RPR), Nice, juin 1975

Le premier problème de la vie politique, c'est l'ennui fondamental qu'elle génère [...] par ses discours sirupeux. Réveillez-vous, arrêtez le conformisme.

Nicolas Sarkozy, Perpignan, clôture de l'université d'été du Parti radical, petite formation associée à l'UMP, juillet 2005

Il nous faut inventer un nouveau modèle français, dont l'ambition première sera de rendre la réussite accessible pour chaque français, d'où qu'il vienne, pour peu qu'il s'en donne les moyens et qu'il le mérite. [...] La réussite et la promotion sociale ne sont pas un dû que chacun peut réclamer en faisant la queue à un guichet. C'est mieux : c'est un droit, un droit que l'on mérite à la sueur de son front.

Nicolas Sarkozy, Université d'été des Jeunes Populaires, La Baule, 4 septembre 2005.

Nous ferons de la France un pays de propriétaires. Le rêve de propriété doit être accessible pour tous, y compris pour les petits salaires. Cessons de culpabiliser le patrimoine, la propriété, la promotion sociale.

Nicolas Sarkozy, Palais des Sports - Porte de Versailles - Paris, Jeudi 12 mai 2005

Il nous faut d'abord faire aimer le travail. Je crois que c'est très important. Quand on regarde aujourd'hui la situation de notre pays, si vraiment la France croit que nous pourrons garder un système social parmi les plus avancés du monde, en entrant dans la vie active à 30 ans et en en sortant à 50, nous sommes dans une impasse. Et donc il faut faire aimer le travail aux jeunes. Quand je vois que l'on rêve toujours de prolonger la formation ou d'avancer la retraite, c'est qu'on ne fait pas assez d'efforts dans notre pays pour faire partager le goût et le besoin du travail. [...] Il faut aussi faire partager le bonheur d'entreprendre. [...] Est-ce qu'il n'y a pas du bonheur à entreprendre ? Est-ce qu'il n'y a pas du bonheur à animer des équipes ? Est-ce qu'il n'y a pas du bonheur à investir ? Est-ce qu'il n'y a pas du bonheur à être responsable ? Est-ce que la responsabilité est si étouffante ? Est-ce un métier si horrible pour dire aux jeunes ne le prenez pas ? Oui, il y a des difficultés, il y a des charges, oui il y a de la paperasserie et beaucoup de difficultés. Mais tous les métiers ont leur charge, je vous l'assure. Faites partager ce que vous avez au fond de vous-mêmes, c'est-à-dire un bonheur d'entreprendre. Et c'est ce bonheur et cette contagion du bonheur qui sera le meilleur moteur pour soutenir les initiatives que nous prendrons. [...] Il est très important que le travail apparaisse comme un élément de la vie qui ne soit pas la part de vie la plus faible et la plus difficile. Je suis toujours inquiet quand je vois qu'on a du mal à envisager de travailler plus, qu'on rêve de la retraite. Je me demande s'il faut qu'on se cache longtemps que ce sont souvent les réalités du travail qui nourrissent les rêves de la retraite. Et je pense qu'il faut avoir cette lucidité là, rendre le travail, y compris socialement, plus attractif. Mais c'est aussi une bataille culturelle très importante. Il faut sortir de ces idées qui ont encombré le XIXème siècle, qui ont conduit à des erreurs fondamentales au Xxième siècle, qui font du travail une force aliénante, alors qu'au contraire c'est une force épanouissante, et que c'est une conquête de liberté, et dire aux jeunes qu'il n'y a pas meilleure liberté que celle qui peut leur permettre de conduire librement leur vie.

Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre Assemblée Générale du Medef [syndicat patronal], janvier 2003

J'ai tous les patrons de presse avec moi.

Nicolas Sarkozy, cité par Le Canard Enchaîné, 18/05/05

La course au moins-disant social, au moins-disant environnemental, même si elle peut apporter un profit illusoire à court terme, est une course à l'abîme. Une course qui compromet l'avenir même de l'humanité par le gaspillage des biens publics mondiaux, la destruction de la biodiversité ou le réchauffement du climat. Une course qui rejette dans l'exclusion des centaines de millions de femmes et d'hommes. A cette course folle, il est une alternative. Humaniser et maîtriser la mondialisation. Poser les bases d'une croissance plus durable et mieux répartie. Telle est la vraie rationalité économique. Car, pour les pays du Sud, le succès économique et le progrès social passent autant par le développement du marché intérieur que par celui des exportations. Car, pour les pays développés, un partenariat respectueux mais exigeant avec les pôles émergents du monde -selon des règles acceptées et appliquées par tous- porte la promesse d'un avenir de croissance et de prospérité partagée. Car, pour les entreprises, un monde de justice et de droit est porteur de bien davantage d'opportunités et de sécurité. Nous ne pourrons pas indéfiniment laisser en marge du mouvement du monde cette partie de l'humanité aujourd'hui reléguée derrière les murs de notre indifférence.

Jacques Chirac, discours au Palais de l'Elysée, 14 juin 2005

Relever la France : c'est à cet immense défi que ce livre veut répondre. C'est par la croissance que tout peut et doit commencer. Sans croissance, aucun accompagnement social ne pourra sortir les banlieues de l'ornière. Sans croissance, les espoirs de promotion sociale disparaissent. Sans croissance, inutile d'espérer rompre avec la spirale du déficit ou rembourser la dette. L'alternative est donc simple : soit la France renoue avec la croissance, soit elle sombre dans le chaos. Le rôle de la puissance publique, aujourd'hui, c'est de créer les conditions pour que les entreprises innovantes naissent, croissent, s'épanouissent et redynamisent l'économie française. Il est urgent de réformer pour rendre plus efficaces la recherche, l'Université et l'innovation.

Christian Blanc, député apparenté UDF, livre La croissance ou le chaos, 2006 cité dans La décroissance n°33, septembre 2006

Les premières preuves de la toxicité de l'amiante sont apparues en France dès 1906. Mais il a fallu attendre 1997 pour que cette fibre minérale soit définitivement interdite. Ainsi, pendant plus de 90 ans, les autorités publiques, sous la pression des lobbies, se sont contentées "d'encadrer" l'usage de l'amiante. Bilan : 35 000 morts en France entre 1965 et 1995. D'ici à 2025, on s'attend encore à 100 000 décès.

Mettons les toxiques hors la loi !, brochure de Greenpeace, avril 2006, p3.

Vous voulez sauver la planète et vous avez raison ! Le développement durable, ce n'est pas la croissance zéro, c'est la croissance durable. La révolution que je vous propose, c'est de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques.[...] En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.

Nicolas Sarkozy, Université d'été des Jeunes populaires UMP à Marseille, 03/09/2006. Cité dans La Décroissance n°35, décembre 2006.

L'Afrique est une promesse, l'une des grandes promesses de ce siècle, pourvu que nous sachions lui tendre la main. Pourvu également que, dans nos relations avec elle, pays développés et entreprises, nous mettions enfin en adéquation nos propres actes avec le discours que nous lui tenons sur la bonne gouvernance. [...] C'est pourquoi j'ai souhaité que la France soit le premier membre du G8 à ratifier la convention des Nations Unies contre la corruption. C'est pourquoi nous soutenons l'initiative sur la transparence dans les industries extractives.

Jacques Chirac, Président français, discours à l'Elysée devant des représentants de plus de 140 multinationales, 2005. Cité par Xavier Harel, Afrique, pillage à huis clos, Fayard, 2006.

Lorsque a éclaté le scandale Elf, Jacques Chirac aurait tenté à diverses reprises, selon Loïk Le Floch-Prigent [ex PDG d'Elf], de faire obstruction à la justice. "Plusieurs ministres m'avaient demandé de ne pas répondre à la convocation [de la juge Eva Joly le 4 juillet 1996] : Bernard Pons, le ministre des Transports, et Jacques Toubon, le garde des Sceaux. Et même Jacques Chirac, le président de la République."  

Xavier Harel, Afrique, pillage à huis clos, Fayard, 2006, p83.

- Eric Decouty : "Lorsque'en décembre 1995 vous avez été nommé PDG de la SNCF, ni vous, ni le président de la République, ni les autres ministres n'ignoriez que l'enquête initiale des juges risquait de mettre au jour le système Elf. Et que par conséquent le danger était extrêmement grand pour nombre de personnes qui en avaient profité..." - Loïk Le Floch-Prigent : "Bien sûr." - Eric Decouty : "Avec le président de la République [...] vous avez [...] abordé le fond du dossier Elf..." - Loïk Le Floch-Prigent : "Avec lui, comme avec le Premier ministre Alain Juppé, Bernard Pons, Jacques Toubon, Nicolas Sarkozy [...] et plusieurs ministres ou anciens ministres. [...] Jacques Chirac m'a répondu : "Ça n'ira pas jusqu'à la mairie de Paris..." Je dois avouer que sur le moment je n'ai pas compris à quoi il faisait allusion."

Affaire Elf, affaire d'Etat, Loïk Le Floch-Prigent, Le cherche-midi, 2001.

"Si la Justice devait mettre en prison tous ceux qui ont touché de l'argent d'Elf, il n'y aurait plus grand monde en France pour former un gouvernement ! s'amuse André Guelfi, alias Dédé la Sardine, l'un des intermédiaires auxquels recourait la société pétrolière. Elf arrosait tous azimuts. Tous les partis ont été touchés, le PS, le RPR, tout le monde."

Le Parisien, 18 février 1999, cité Afrique, pillage à huis clos, Xavier Harel, Fayard, 2006, p85.

266 C'est le nombre d'apparitions télévisées du Ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy au cours des 264 premiers jours de l'année 2006.

SNJ-CGT, Acrimed, chiffres cités par Le Plan B n°5, décembre 2006.

Quand je vois des autobus qui flambent, je suis désolé, c'est nous qui payons les autobus. Je sais que les gamins qui font ça, ils n'auront rien du tout, et je trouve que c'est totalement inacceptable ! Excusez-moi, mais en Syrie on les mettrait vingt ans en prison. Je ne dis pas que c'est idéal, mais je vous assure qu'il n'y a pas d'autobus qui flambent !

Luc Ferry, ex Ministre de l'Education Nationale, président du Conseil d'analyse de la société, LCI, 28/10/2006.

Je suis un libéral, au sens où je crois à la liberté ; mais je suis également un humaniste, au sens où je crois que la production de richesses doit avoir un sens, que la morale ça compte, que la spiritualité ça existe, que l'homme a une destinée, et qu'on ne fait pas n'importe quoi avec l'homme qui n'est pas une marchandise comme les autres.

Nicolas Sarkozy, discours lors de rencontres UMP à Saint Etienne, jeudi 9 novembre 2006. Cité par Canal+, samedi 11 novembre 2006.

Notre opiniâtre maintien en Indochine nuit à notre perspective africaine, la seule valable. [...] La possession du sous-sol, le développement de l'enseignement, la définition de la monnaie, le contrôle du crédit, l'occupation des zones stratégiques, l'armée et la diplomatie en bloc, voilà l'essentiel négligé, menacé. [...] La sécurité, la protection, la défense de l'Afrique nous créent des obligations ; la paix civique et la paix sociale ne sont pas les moindres conditions de la présence française. Dire à nos alliés que là est notre domaine réservé et dire aux populations d'Afrique que ce domaine est aussi et surtout le leur, c'est, je le crois, commencer par le commencement.

François Mitterrand, Aux frontières de l'Union Française, éditions Julliard, 1953.

- Nicolas Sarkozy : J'ai envie de bouger les choses. Je crois en l'ordre, mais je n'accepte l'ordre que s'il est en mouvement. J'aime ces deux choses : le mouvement et l'ordre. La France ne peut pas rester immobile, et je veux porter ce changement. -Arlette Chabot : Vous êtes pour l'ordre juste ? - N.S. : Non, car l'ordre juste, c'est juste de l'ordre. Or l'ordre, s'il n'est pas en mouvement, alors il stérilise des injustices. Et je veux être celui qui démontre qu'on peut faire reculer les injustices en France, que tout peut devenir possible. C'est la rupture tranquille.

Dialogue Nicolas Sarkozy/Arlette Chabot, France2, 1er décembre 2006

Le socialisme est une doctrine à la fois dépassée, mauvaise, et en réalité inhumaine, dans le sens où elle n'est pas conforme à la dignité, à la responsabilité et à la liberté de l'homme.

Discours de Jacques Chirac, 1981, cité dans le documentaire Chirac, du jeune loup au vieux lion,1932-2006, Patrick Rotman, 2006.

Mon premier combat sera pour les familles. Car tout commence par les familles. Si elles fonctionnent bien, et assument leur devoir d'affection, d'éducation et de surveillance, alors les enfants démarrent la vie avec de bonnes conditions.

Voeux de Ségolène Royal, itélé, cité par le zapping de canal plus du 5 janvier 2007

Il y a une voie française pour la réforme. J'en suis convaincu : c'est une voie qui n'est pas idéologique. L'idéologie conduit à l'impasse et à l'immobilisme.

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier Ministre français, UMP. cité par Philippe Squarzoni, dans Dol, Éditions les Requins Marteaux, 2006.

L'Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète.

Pascal Sevran, animateur de télévision, Var-matin, 6 décembre 2006

Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà.

Nicolas Sarkozy, cité par Thomas Lebegue, Libération, 1er juillet 2005

Avec tout ce qu'on écrit sur moi, les gens disent que je vais craquer. Ça crée de l'affect. Avant, on parlait de mon ambition personnelle. Maintenant, on parle de mon humanité.

Nicolas Sarkozy, cité par Thomas Lebegue, Libération, 1er juillet 2005.

Les mineurs de 1945 n'ont rien à voir avec les géants noirs des banlieues d'aujourd'hui, qui ont moins de 18 ans et qui font peur à tout le monde.

Nicolas Sarkozy, propos tenus au Conseil des ministres, lors de la présentation du projet de loi sur la délinquance des mineurs, rapportés par Le Canard enchaîné, 07/06/2006.

Et à ceux qui ont délibérément choisi de vivre du travail des autres, ceux qui pensent que tout leur est dû sans qu'eux-mêmes doivent rien à personne, ceux qui veulent tout tout de suite sans rien faire, ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l'histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard et qu'à leurs yeux elle n'aurait pas réglée, ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires, pour exiger une compensation que personne ne leur doit, plutôt que de chercher à s'intégrer par l'effort et par le travail, ceux qui n'aiment pas la France, ceux qui exigent tout d'elle sans rien vouloir lui donner, je leur dis qu'ils ne sont pas obligés de rester sur le territoire national.

Nicolas Sarkozy, discours de meeting à Agen, le 25/06/2006, propos rapportés par Billets d'Afrique, juillet 2006.

Je m'engage aujourd'hui, comme je l'ai fait en tant que ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l'environnement l'un des coeurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l'ordre juste.

Ségolène Royal, Le nouvel Observateur, 14 décembre 2006

Empêcher les entreprises de licencier, c'est comme vouloir empêcher la maladie.

François Fillon, alors ministre des affaires sociales, AFP, 27 janvier 2003.

Le capitalisme est une force qui va, mais qui ne sait pas où elle va. Nous voulons signer à cette force un sens, c'est-à-dire à la fois une signification et une direction.

Lionel Jospin, Université d'été du Parti socialiste, août 1998.

Et vous pourrez dire tout ce que vous voudrez aux chefs d'entreprise, et moi aussi. Ils iront toujours là où il y a la meilleure productivité, le meilleur rendement et le meilleur profit.

François Mitterrand, alors président de la République française, 1993, cité par Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique, juin 2005.

Notre projet historique est de promouvoir la libre entreprise. Mais ce n'est pas facile, parce que nous devons faire ça avec un peuple qui n'a pas de culture économique.

Michel Rocard, ancien premier ministre français, Newsweek, 16 juin 1997.

Si Le Pen dit que le soleil est jaune, je ne vais pas être obligé d'arriver en prétendant qu'il est bleu. Personne n'est obligé d'habiter en France. Quand on habite en France on respecte ses règles. C'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, qu'on ne pratique pas l'excision sur ses filles, qu'on n'égorge pas le mouton dans son appartement, et qu'on respecte les règles républicaines.

Nicolas Sarkozy, Ministre de l'intérieur, émission « J'ai une question à vous poser », TF1, cité par le zapping de canal plus du 6 janvier 2007

Face à l'urgence, le temps n'est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique. L'Homme ne doit plus se concevoir seulement comme "maître et possesseur de la nature". Cette ambition, nécessaire jadis pour faire triompher l'idée de progrès, nous conduit aujourd'hui au bord du gouffre. Il nous faut passer à un nouveau stade de la conscience humaine : notre intelligence doit se consacrer à la protection de la planète. Nous devons apprendre à cultiver un rapport harmonieux entre l'Homme et la nature.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Nous sommes, et à juste titre, fiers de notre intelligence et de nos prouesses techniques. Mais, en quelques siècles, nous avons brûlé des ressources accumulées durant des centaines de millions d'années. Nous détruisons des écosystèmes qui abritaient une biodiversité perdue à jamais, nous privant ainsi de clés indispensables pour le futur. Tout cela, nous le savons : alors, pourquoi tardons-nous à prendre les mesures qui s'imposent ? Parce que, dans un égoïsme coupable, nous refusons d'en tirer les conséquences. Parce que nous sommes incapables de nous affranchir de schémas de pensée obsolètes, d'une structure économique héritée du XIXe siècle. Parce que notre organisation politique internationale est inadaptée à l'enjeu vital du XXIe siècle, qui est l'enjeu écologique.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Je suis convaincu que le libéralisme est voué au même échec que le communisme et qu'il conduira aux mêmes excès. L'un comme l'autre sont des perversions de la pensée humaine. [...] Un bon équilibre, inspiré par la sagesse, se situera à mi-chemin des deux systèmes.

Jacques Chirac, entretien avec Pierre Péan, L'inconnu de l'Elysée, Fayard, 2007.

Car le mal français aujourd'hui c'est le manque d'espérance. Car le drame de la France aujourd'hui c'est le doute qui la ronge. La France doute d'elle-même, de son identité, de son rôle, de son avenir. Aimer la France c'est d'abord lui redonner l'espoir, c'est d'abord lui rendre confiance en elle-même.

Nicolas Sarkozy, meeting de Toulon, 7 février 2007.

Je veux être le Président d'une France qui montrera l'exemple au monde d'un pays qui engage sa jeunesse dans l'aide au développement, investira dans les technologies propres et les énergies nouvelles, réduira ses gaspillages, préparera l'évènement d'une société de modération à la place d'une société d'excès.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Etre de droite c'est refuser de parler au nom d'une France contre une autre. C'est refuser la lutte des classes. C'est refuser de chercher dans l'idéologie la réponse à toutes les questions, la solution à tous les problèmes. C'est refuser de voir dans le contradicteur un ennemi mais un citoyen dont on doit entendre les arguments.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Le but de la République c'est d'arracher du coeur de chacun le sentiment de l'injustice. Le but de la République c'est de permettre à celui qui n'a rien d'être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Si nous voulons que la République redevienne un projet partagé, il nous faut passer de la République virtuelle à la République réelle. [...] La République virtuelle c'est celle qui veut donner un diplôme à tout le monde en abaissant le niveau des examens. La République réelle c'est celle qui veut donner une formation à chacun, celle qui n'a peur ni de l'orientation, ni de la sélection, ni de l'élitisme républicain qui est la condition de la promotion sociale. C'est l'école de l'excellence pas l'école du nivellement et de l'égalitarisme.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Notre modèle républicain est en crise. Cette crise est avant tout morale. Au coeur de celle-ci il y a la dévalorisation du travail. Le travail c'est la liberté, c'est l'égalité des chances, c'est la promotion sociale. Le travail c'est le respect, c'est la dignité, c'est la citoyenneté réelle. Avec la crise de la valeur travail, c'est l'espérance qui disparaît. Comment espérer encore si le travail ne permet plus de se mettre à l'abri de la précarité, de s'en sortir, de progresser ? Le travailleur qui voit l'assisté s'en tirer mieux que lui pour boucler ses fins de mois sans rien faire ou le patron qui a conduit son entreprise au bord de la faillite partir avec un parachute en or finit par se dire qu'il n'a aucune raison de se donner autant de mal. Le travail est dévalorisé, la France qui travaille est démoralisée. Le problème c'est que la France travaille moins quand les autres travaillent plus. Le plein emploi est possible chez les autres. Il l'est aussi chez nous. Il faut aimer le travail et pas le détester. Le problème c'est qu'il n'y a pas assez de travail en France pour financer les retraites, l'allongement de la durée de la vie, la dépendance, la protection sociale, pour faire fonctionner notre modèle d'intégration.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Je ne veux pas de la société du minimum parce qu'avec le minimum on ne vit pas. On survit. Je veux une société du maximum. Je préfère une jeunesse à qui l'on donne la possibilité de réaliser ses projets plutôt qu'une jeunesse qui est condamnée à l'assistanat. Je veux être le Président d'une République qui dit à la jeunesse : « tu reçois beaucoup, tu dois donner aussi de toi-même. Tu dois comprendre que tu appartiens à une nation, qui espère en toi et à laquelle tu dois beaucoup parce que c'est elle qui te fait libre. C'est pourquoi, je propose un service civique obligatoire de 6 mois que chacun modulera en fonction de ses propres contraintes d'études, de projet professionnel, de vie familiale. Ce sera pour toi une opportunité de t'engager dans de grandes causes humanitaires, d'élargir ton horizon, de rencontrer d'autres jeunes qui sont différents de toi, ce sera une possibilité de réinsertion dans la société pour des jeunes qui en auraient été exclus. »

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Tous les patriotes de cette Assemblée lutteront autant que ce sera nécessaire pour que, en aucune circonstance, les chances de la séparation, de la partition, ne soient accrues par telle ou telle politique. Nous serons toujours contre, absolument contre. Ceci est le dogme même de notre politique : l'Algérie, c'est la France !

François Mitterrand, alors Ministre de l'Intérieur, Assemblée nationale, 4 février 1955, cité dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994

J'approuve l'emploi de la force militaire et la présence des soldats en Algérie dans la mesure où cela constitue le dernier moyen de reconquérir un espace pour engager le dialogue.

François Mitterrand, alors Ministre de la Justice, Congrès de l'UDSR, octobre 1956, cité dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994

Le devoir de la France, c'est de rester en Afrique du Nord, envers et contre tous.

François Mitterrand, alors Ministre de la Justice, déclaration à l'AFP, 21 mai 1957. cité dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994

Aucun doute ne peut subsister. Les tentatives de dissociation et de séparatisme doivent être rigoureusement contenues. Malheur à ceux qui pourraient être saisis par la fièvre de l'indépendance ! Quitte à montrer la force et à s'en servir avec rigueur, si quelques-uns, par sottise ou par haine, fermaient l'oreille à ce langage.

François Mitterrand, Présence française et Abandon, 1957. Cité dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994

En 1954, j'appartenais à un petit groupe qui se trouvait à l'extrême pointe de l'expression politique en matière de décolonisation.

François Mitterrand, Politique2, 1977, propos cités dans La main droite de Dieu, Faux, Legrand, Perez, Seuil, 1994

Il faut quand même rappeler que la politique africaine est toujours prise dans une contradiction. C'est-à-dire soit on conforte les pouvoirs en place parce qu'on se dit au moins c'est la stabilité, on évite les guerres ethniques ou les guerres tribales, soit on pousse à la démocratisation, on organise des élections, et qui débouchent souvent sur des conflits extrêmement violents.

Ségolène Royal, L'heure de vérité, France 2, 26/06/1994.

J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.

Nicolas Sarkozy, 10 avril 2007, lors d'une discussion avec Michel Onfray, dans Philosophie Magazine n°8, mars 2007.

La dénonciation systématique du profit [...] est désormais à ranger au magasin des accessoires.

Laurent Fabius, alors Premier ministre français PS, déclaration de politique générale, 24 juillet 1984.

En réalité, je me demande si le capitalisme existe encore aujourd'hui, et si la grande transformation que nous vivons n'est pas une transition extrêmement puissante vers une société plus libre, plus juste, plus démocratique.

Antonio Negri, Le Monde, 13/07/2007, cité par Le Plan B n°9, août 2007.

Son escapade post-électorale à Malte sur le yacht du milliardaire Vincent Bolloré a fait couler beaucoup d'encre. Certains y ont vu sa première erreur politique. Et si c'était plutôt le contraire ? Et si ce geste illustrait la partie de son projet qui nous encourage à nous déculpabiliser vis-à-vis du luxe, du succès et de l'argent, fût-ce au risque de sombrer dans le mauvais goût et le kitsch ? Et si, finalement, ce jeune président voulait réconcilier la France, sinon avec le bonheur, avec les signes du bonheur que notre puritanisme, notre déprime, notre crainte des paillettes et du succès, ont longtemps discrédités et réprimés ?

Bernard-Henri Lévy, à propos du yacht de luxe prêté par Vincent Bolloré à Nicolas Sarkozy, le lendemain de la victoire de ce dernier aux présidentielles International Herald Tribune, 17/07/2007, cité par Le Plan B n°9, août 2007.

Je sais, cher Robert, pouvoir continuer à compter sur ta participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion. Je sais que, sur ce terrain de l'efficacité et de la discrétion, tu as eu le meilleur des professeurs et que tu n'es pas homme à oublier les conseils de celui te conseillait jadis, de ''rester à l'ombre, pour ne pas attraper de coup de soleil''. Sous le chaud soleil africain, ce n'est pas une vaine précaution. Jacques Foccart avait bien raison.

Nicolas Sarkozy, remettant à l'avocat Robert Bourgi la rosette de Chevalier de la Légion d'Honneur, à l'Elysée, le 27/09/2007. Cité par Rue89, 02/10/2007.

La France comme toutes les nations a, au cours de sa longue histoire, commis des erreurs et même parfois des fautes. Mais le peuple français a toujours choisi le camp de la liberté et celui de la démocratie.

Nicolas Sarkozy, discours devant l'ONU, 25 septembre 2007, www.elysee.fr

Regardons notre monde en face. Jamais il n'y a eu autant de phénomènes de rente qui concentrent autant de profits sur quelques grands groupes. Il y a dans le monde et jusque dans les pays les plus riches, une multitude d'hommes et de femmes, qui n'ont même plus l'espoir de sortir un jour de leur détresse matérielle et morale. Alors pour terminer, je veux m'adresser à la conscience de tous ceux qui ont une responsabilité dans la conduite des affaires du monde. Parce que si nous ne le faisons pas, les pauvres et les exploités se révolteront un jour contre l'injustice qui leur est faite.

Nicolas Sarkozy, discours devant l'ONU, 25 septembre 2007, www.elysee.fr

Condamné à cinq ans de prison, Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien patron d'Elf, n'a pas purgé sa peine en raison de sa santé. Il conseille actuellement le président du Congo-Brazzaville, l'un des dictateurs protégés de la France. Condamné à sept ans de prison et à deux millions d'euros d'amende, André Tarallo, l'ancien directeur des hydrocarbures d'Elf, est sorti au bout de quelques semaines pour raison de santé. Le fisc ne réclame pas le paiement de l'amende. Ses biens acquis grâce aux commissions occultes ne sont pas confisqués. Roland Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères, ex-président du Conseil constitutionnel, a été relaxé en appel. Conciliant, le fisc ne redressera qu'une partie seulement des dix millions de francs en liquide, d'origine indéterminée, découverts sur ses comptes bancaires.

Eva Joly, La Force qui nous manque, Les arènes, 2007

Que me reproche-t-on au sujet des 3500 à 4000 Roumains en situation irrégulières : d'en avoir expulsé 1500 ? Ou d'avoir laissé les autres échapper à ce sort ? Si c'est la seconde hypothèse qui est bonne, rassurez-vous, je terminerai le travail.

Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, Sénat, 09/10/03

Le nucléaire n'est pas un gros mot. La France a fait le choix du nucléaire. Nous ne voulons l'imposer à personne, mais nous disons que dans un univers où, dans un siècle, il n'y aura plus de gaz et, dans quarante ou cinquante ans, il n'y aura plus de pétrole, on ne peut pas se contenter de dire : "le nucléaire fait peur, on n'en parle pas." Il faut parler, du nucléaire comme de toutes les autres énergies renouvelables. J'ajoute que la France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile.

Nicolas Sarkozy, discours aux Nations Unies, 25/09/07

Nicolas Sarkozy a décidé, mardi 30 octobre, de faire augmenter son indemnité de 140 %. Dans l'après-midi, l'Assemblée nationale s'est acquittée de cette formalité. Jusque-là, le Président recevait 8457 euros par mois. Désormais, son salaire est de 19 331 euros.

Le Monde, 31/10/07

Vous ne voulez pas de décroissance, nous non plus. Mais notre croissance dépend de notre capacité à mettre du développement durable dans chaque entreprise.

Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, 31/08/07, Université d'été du MEDEF. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Rappelons par exemple que le Vélib', ce n'est pas Delanoë [maire PS de Paris] qui l'a inventé, mais bien les Verts !

Noël Mamère, alors député écologiste, Le Point, 08/09/07. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Tout ce qui vient contraindre [la publicité], la pénaliser, la réduire, est une atteinte directe portée à la liberté des journaux. À la démocratie.

François d'Orcival, président du syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion, Valeurs actuelles, 02/11/07. Cité par La Décroissance n°45, décembre 2007.

Nous sommes trop endettés, nous ne travaillons pas assez, les 35 heures sont une catastrophe, il y a trop de blocages dans la société. La France a besoin d'une cure de libéralisme.

Luc Ferry, ministre de l'éducation nationale de 2002 à 2004, Valeurs actuelles, 02/11/07. Cité dans La Décroissance n°45, décembre 2007.

Nos échanges avec l'Irak croissent depuis un an à un rythme très accéléré. Aujourd'hui, monsieur Saddam Hussein a souhaité visiter le centre nucléaire de Cadarache car il est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent pour l'Irak et la France peut s'associer à cette réalisation.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

J'ai des relations personnelles et excellentes avec le vice-président d'Irak Saddam Hussein. J'ai eu de longs entretiens avec lui sur les problèmes bilatéraux, c'est-à-dire les relations économiques et industrielles entre la France et l'Irak qui, vous le savez, sont importantes, et d'importance croissante depuis un ou deux ans.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

Je suis l'héritier des grands choix de la France. Mais a priori le fait que depuis 1975 l'Irak soit le premier client en achat d'armes françaises dans le monde, c'est une situation que j'ai trouvé, que je n'ai pas réprouvé, et bien oui, nous avons continué d'aider notre ami.

François Mitterrand, alors président français, vers 1982. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

La lutte des classes, c'est une idée essentielle. Essentielle pour les manuels d'histoire. Il faudra certainement un jour en enseigner les aspects positifs. Mais en attendant, elle n'est plus d'aucune utilité pour comprendre notre société. Ce qui importe aujourd'hui, c'est de se battre pour s'imposer soi-même, et non pas de lutter contre les autres.

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, discours à l'Assemblée nationale, 10/07/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007

Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution [...] Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au coeur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance.

Nicolas Sarkozy, président de la République française, discours du 20/06/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007.

Je suis prêt à travailler avec toutes les entreprises, même Total et Coca-Cola, dès lors qu'elles sont sincères. En matière d'écologie, les choses avanceront ensemble, pas les uns contre les autres.

Yann Arthus-Bertrand, 20 minutes, 11/10/07. D'après La Décroissance n°44, novembre 2007.

J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale.

Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy, ancienne directrice des études de l'UMP, propos cités par Le Monde, 02/09/04

Peu m'importe si vous vous êtes tournés vers le FN par le passé. C'est parce que nous avions renoncé à défendre les idées qui étaient les vôtres.

Nicolas Sarkozy, meeting dans le Vaucluse, propos cités par Libération, lundi 16 avril 2007.

Les Français qui ont aimé l'Algérie n'ont pas à s'excuser de ce qu'ils ont fait là-bas.

Nicolas Sarkozy, meeting de campagne dans le Vaucluse, propos cités par Libération, 16 avril 2007

Si j'échoue, je partirai dans le privé. J'ai envie de gagner de l'argent.

Nicolas Sarkozy, propos rapportés par Le Monde, 9 mai 2007

Est-on pour ou contre le marché ? Question singulière pour un parti qui ne professe plus depuis bien longtemps l’étatisation des moyens de production. Le marché nous est aussi naturel que l’air que l’on respire ou que l’eau que l’on boit. [...] Nous inscrivons bien évidement notre action dans le cadre des économies de marché et s’il faut l’écrire, écrivons-le une fois pour toutes. [...] Le marché doit avoir sa place, toute sa place, rien que sa place. Les socialistes allemands ont une devise, le marché chaque fois que cela est possible, l’Etat chaque fois que cela est nécessaire. Nous, socialistes français, nous pouvons y ajouter la juste place des services publics.

Ségolène Royal, discours du 25 août 2007 à Melle, Université d'été du Parti Socialiste

L'écologie n'est pas l'ennemie de la croissance.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire depuis le 19 juin 2007. Propos cités dans Capital, hors-série, avril 2008.

Faire baisser les prix du pétrole, aucun pays n'a réussi à le faire. Cela veut dire encourager la consommation d'un produit qui est de plus en plus cher, qui est de plus en plus rare et dont on sait que son terme est affiché. [...] Il va falloir qu'on change nos habitudes progressivement.

François Fillon, premier ministre français depuis mai 2007, AP, 05/05/2008

Ce que nous avons su faire il y a plusieurs décennies pour le nucléaire, nous allons le faire pour le développement durable. [...] Le développement durable, c'est pas moins de croissance, c'est plus de croissance !

Nicolas Sarkozy, 20 mai 2008, Orléans, propos cités par La décroissance, juin 2008.

Je ne suis pas l’ennemi de l’Etat. Un grand pays a besoin de l’Etat, mais permettez-moi de m’exprimer très simplement. Je crois au capitalisme. Je crois à l’économie de marché. Je crois à la compétition.

Nicolas Sarkozy, 30 janvier 2007, meeting à Londres. Propos cités par La décroissance, juin 2008.

Les terroristes se nourrissent de la misère et de l’exploitation des peuples. Et c’est par le savoir et par la croissance qu’on luttera contre les terroristes. Et je sais aussi qu’on ne combat pas les terroristes - j’ai été ministre de l’Intérieur - avec les méthodes des terroristes.

Nicolas Sarkozy, discours à Tunis, 28 avril 2008.

Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître, qu'il ne fallait pas mettre de notes pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, et que surtout il ne fallait pas de classement. La victime comptait moins que le délinquant, et les héritiers de mai 68 avaient cherché à faire croire qu'il ne pouvait exister aucune hiérarchie des valeurs. D'ailleurs, il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie, ils avaient réussi, il n'y avait plus rien du tout, et eux-mêmes, ce n'était pas grand chose. [...] L'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent-roi, du profit à court terme, de la spéculation ; voyez comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68, puisqu'il n'y a plus de règles, plus de normes, plus de morale, plus de respect, plus d'autorité, puisque tout se vaut, alors tout est permis. Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales, a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique, les parachutes en or, les patrons voyous. [...] Les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique. Voyez tous ceux qui se réclament de l'héritage de mai 68. Vous les reconnaîtrez certainement : ils donnent aux autres des leçons qu'ils ne s'appliquent jamais à eux-mêmes ; ils veulent imposer aux autres des comportements, des règles, des sacrifices qu'ils ne s'imposent jamais à eux-mêmes. Voyez-les, écoutez-les : ils proclament toujours "faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais". Écoutez-les, les héritiers de mai 68, cultiver la repentance. Je déteste la repentance car je suis fier de l'histoire de France. Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes.

Nicolas Sarkozy, meeting de Bercy, Paris, 29 avril 2007.

Mc Donald's est légitime pour parler environnement à ses clients.

Dominique Voynet, L'écojournal de Mc Donald's, 2007, cité par La décroissance, janvier 2008.

C'est la première fois que je viens à un meeting, je suis un peu ému, malgré que j'ai déjà bourré Bercy, j'ai bourré le stade de France, j'ai bourré plein de trucs encore la semaine dernière. [...] C'est la première fois qu'on a un candidat démocrate, très courageux, qui fait ce qu'il dit, et qui dit ce qu'il fait putain ! Yes ! Il faut pas louper cette occasion, je voterai Nicolas Sarkozy !

Jean-Marie Bigard, meeting UMP de Bercy, Paris, 29 avril 2007

Tout le monde avec Nicolas Sarkozy qui représente, pour moi, une grande espérance, non seulement pour la France, mais pour le monde entier ! Et aussi, pour tous les gens qui souffrent, pour toutes les minorités, et enfin pour les pieds noirs, les harkis, pour les gens du voyage, pour tous les étrangers qui veulent vivre en France et qui veulent être Français ! Je vous aime, nous aimons tous Sarko !

Enrico Macias, meeting UMP de Bercy, Paris, 29 avril 2007

La France est en train de changer, elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit.

Nicolas Sarkozy, conseil national de l'UMP, 5 juillet 2008

"S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?"  

Conférence de presse de Nicolas Sarkozy, 8 janvier 2008 "Face à la crise bancaire, l'État français a déclenché lundi 13 octobre 2008 un plan d'urgence de 360 milliards d'euros environ pour le refinancement des banques et la recapitalisation des établissements de crédit. « L'État ne laissera aucun établissement bancaire faire faillite » a déclaré Nicolas Sarkozy, « Dans la situation où nous sommes, le plus grand risque n'est pas dans l'audace, mais dans l'immobilisme. » (Le Point, 13 octobre 2008)

"Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or une économie qui ne s'endette pas suffisamment est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages. [...] Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leurs emprunts par la valeur de leur logement."

Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy, site internet de l'UMP, janvier 2007

Notre système économique tel qu’il s’est développé depuis une vingtaine d’années n’a-t-il pas, au fond, contribué à aggraver les choses ? Dans la mondialisation, il y a le bon côté: les progrès techniques, les millions d’habitants des pays émergents arrachés à la pauvreté, la libre circulation des hommes, des idées, des marchandises, c’est bien. Mais il y a aussi le mauvais côté. Le mauvais côté, il faut le regarder en face : des pays de plus en plus pauvres, des inégalités qui touchent maintenant les classes moyennes, car la précarité n’est plus l’affaire que des seuls pauvres dans nos pays. La question centrale pour nous, Angela, pays développés, c’est la précarité pour les classes moyennes. Et puis il y a tout le reste : l’épuisement des ressources naturelles, la pollution, le réchauffement climatique, les émeutes de la faim, et peut être un jour, les émeutes de l’eau et des migrations massives. Cela aussi, c’est le visage de la mondialisation. On attendait la concurrence et l’abondance. Au final, on a la rareté, le triomphe de l’économie de rente, la spéculation et les dumpings.

Nicolas Sarkozy, discours lors du colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », Paris, jeudi 8 janvier 2009

Le remède à la crise que nous connaissons n’est pas l’anticapitalisme. L’anticapitalisme est une impasse. L’anticapitalisme c’est la politique de la table rase, c’est la négation de tout ce qui a permis d’asseoir notre idée du progrès. La crise du capitalisme financier n’appelle pas à la destruction du capitalisme qui serait une catastrophe mais à sa moralisation. [...] Il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder. Et je dis à mes propres amis en France qui ne sont pas d’accord avec cette expression refonder, s’ils n’adoptent pas la refondation du capitalisme, alors ils font le lit de ceux qui veulent détruire le capitalisme. Soit on refonde le capitalisme, soit on le détruit

Nicolas Sarkozy, discours lors du Colloque « Nouveau monde, nouveau capitalisme », Paris, jeudi 8 janvier 2009

Rachida, c'est plus qu'une amie, c'est ma soeur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle, et je l'aime profondément. Elle est de la race des seigneurs. [...] Et en plus elle est belle.

Cécilia Sarkozy, citée par Le Nouvel Observateur, 12 juillet 2007

Si on n'avait pas l'Identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour mes amis. On est sur le premier tour. Si je suis à 30%, c'est qu'on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge.

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne des présidentielles 2007 Propos rapportés par Yasmina Reza dans L'aube le soir ou la nuit, Flammarion, 2007

Je ne suis pas un théoricien, moi, je ne suis pas un idéologue. Oh, je ne suis pas un intellectuel ! Je suis quelqu'un de concret.

Nicolas Sarkozy, entretien sur TF1, 20 juin 2007

Toutes ces théories économiques... Moi-même, parfois, je suis un peu perdu. Ce que je veux, c'est que les choses marchent.

Nicolas Sarkozy, cité par Le monde, 1er juillet 2007

La vie, la santé, l’amour sont précaires. pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ?

Laurence Parisot, présidente du MEDEF, principal syndicat patronal Propos cités par Le Figaro, 30 août 2005

La précarité est une loi de la condition humaine. [...] Parce que se dire ou laisser croire à tout le monde aujourd’hui en France que nous pouvons entrer dans un métier, prendre un emploi et le garder quasiment à vie, c’est de l’utopie. Ou alors c’est de la fonctionnarisation, c’est proche de l’utopie communiste et on a vu comment elle s’est terminée.

Laurence Parisot, présidente du MEDEF, principal syndicat patronal Entretien à France Inter, 3 septembre 2005  

Madame Dati est là pour faire passer grâce à son nom et à sa belle allure les lois scélérates sur l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans et les peines planchers pour les récidivistes. Sarkozy compte sur elle pour améliorer ses relations avec les ''jeunes de banlieue''. Leurs parents leur auront sans doute rappelé que, pendant la guerre d'Algérie, les plus dangereux ennemis des résistants n'étaient pas les parachutistes de la Légion, mais les natifs du pays que l'armée française avait recrutés - avant de les abandonner de façon ignominieuse lors de son départ.

Eric Hazan, extrait de Changement de propriétaire. La guerre civile continue., éditions Seuil, 2007

Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?

Nicolas Sarkozy, discours au Conseil national de l'UMP, 28 novembre 2009

J'aime les gens, y compris dans un univers hostile. Il y a toujours une façon de se parler.

Nicolas Sarkozy, extrait du livre Témoignage, 2006

Il y a 9% de chômeurs en France. Si on leur dit "C'est la décroissance"... Il faut bien qu'ils aillent travailler les gens ! Faut bien qu'ils aient un boulot, qu'ils aient un salaire ! En Inde, il y a 600 millions de gens qui sont dans la pauvreté. Si on explique que le but c'est la décroissance, où est-ce qu'on va ? C'est un raisonnement d'égoïste, ça, qui consiste à fermer la porte du progrès au nez et à la barbe de tous ceux qui n'y ont pas encore accès ! Et puis il y a la politique qu'on propose nous : la croissance oui, mais une croissance durable, une croissance respectueuse de l'environnement. Voilà ce qu'on propose ! Clairement, ma position, c'est celle d'un développement durable.

Nicolas Sarkozy, propos rapportés par France Inter, émission Là-bas si j'y suis, 17 décembre 2009

Casse toi, pov'con !

Nicolas Sarkozy, 23 février 2008, en réponse à un visiteur du Salon de l'agriculture refusant de le saluer

Ma conviction, c'est qu'une des questions centrales pour la France, c'est celle du pouvoir d'achat. Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles.

Nicolas Sarkozy, avril 2007, campagne présidentielle Le 8 janvier 2009, lors d'une conférence de presse, Nicolas Sarkozy tient un tout autre discours : "S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides, ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordres ? [...] Réduire la conception de la politique française à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde." L'été 2007, Nicolas Sarkozy a augmenté son salaire de 170%. Il émarge aujourd'hui à 19 900 euros mensuels.

Je n'ai jamais été, Christine Ockrent, pour l'immigration zéro.

Nicolas Sarkozy, 18 mars 2007, émission France Europe Express, France 3 En juin 1991, lors d'une réunion publique, Nicolas Sarkozy, alors député RPR des Hauts-de-Seine, affirmait : "Il faut déclarer comme objectif le quota zéro de l'immigration et cela, sans que nous ayons de leçon de racisme à recevoir de personne." (propos rapportés par Siné Hebdo, hors série numéro 3, décembre 2009)

Que toutes nos voix se confondent

Dans un champ de fraternité

J'entends la révolte qui gronde

Au coeur de toute l'humanité

Pour que la terre soit féconde

A tous ceux qu'elle a enfantés

Il est nécessaire que l'on fonde

Une nouvelle société

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher, venez chanter

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher à mes côtés

Extraits des paroles du clip de campagne UMP 2010

Il n'y aura pas de privatisation d'EDF-GDF. C'est simple, c'est clair et c'est net.

Nicolas Sarkozy, 6 avril 2004, visite d'un site GDF à Chinon, en tant que ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Dès le 15 juin 2004, lors d'un discours à l'Assemblée nationale, Nicolas Sarkozy renie ses promesses : "Il est en effet clair qu'EDF et GDF doivent pouvoir lutter à armes égales avec la concurrence. [...] Pour cela, nous devons les transformer d'établissements publics en sociétés anonymes." En juillet 2008, GDF a été privatisée, fusionnée avec l'entreprise privée Suez.

Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. [...] Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est pas plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera remis en cause.

Nicolas Sarkozy, 18 décembre 2006, meeting de Charleville-Mézières

Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est fini.

Nicolas Sarkozy, 25 septembre 2009, sommet du G20 de Pittsburgh

Je ne passera jamais sous silence les atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques.

Nicolas Sarkozy, Projet présidentiel, extrait du site http://www.u-m-p.org/propositions

Je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. Je proposerai à nos partenaires de l’Union européenne d’édicter des règles pour que ceux qui veulent investir en Europe soient les bienvenus, mais qu’ils se comportent humainement, en respectant les hommes et les femmes, en respectant le travail, conformément à notre culture qui place l’être humain au sommet de toute chose. Je renforcerai le capitalisme familial.

Nicolas Sarkozy, Projet présidentiel pour les élections de 2007, extrait du site http://www.u-m-p.org/propositions

Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est travailler dur et avoir fait la preuve par ses études, par son travail, de sa valeur.

Nicolas Sarkozy, présentation de la réforme du lycée, 14 octobre 2009 Le 8 octobre 2009, Patrick Devidjian annonçait que Jean Sarkozy, le fils de Nicolas Sarkozy, devrait lui succéder à la tête de l'Epad, Etablissement Public d'Aménagement de la Défense à Paris. Suite au scandale créé par cette annonce, après plusieurs semaines de polémiques, Jean Sarkozy finit par retirer sa candidature avec cette déclaration : "Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids du soupçon de favoritisme, de passe-droit ou de traitement de faveur."

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé.

Nicolas Sarkozy, discours au palais du Latran, 20 décembre 2007

On entend souvent dire que cette mesure (le bouclier fiscal) ne concernerait que la partie la plus riche de la population. Mais n’est-ce pas celle qui fait tourner l’économie ?

Christine Lagarde, ministre de l'économie, des finances et de l'emploi, audition à l'Assemblée nationale, 5 juillet 2007

- Christophe Hondelatte (RTL) : On voudrait parler des retraites, maintenant, monsieur le Président. On a bien compris que les 41 années de cotisations n'étaient plus vraiment à négocier, que cela se ferait. Madame Parisot, la présidente du Medef, vous suggère de passer à la vitesse supérieure en doublant cette mesure, 41 ans de cotisations, d'une deuxième mesure, ce serait le retraite à 63 ans et demi. [...] Vous dites Banco ?

- Nicolas Sarkozy : Elle a le droit de dire cela. Je dis que je ne le ferai pas, pour différentes raisons, et la première c'est que je n'en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français, je n'ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi.

Nicolas Sarkozy, RTL, 27 mai 2008

Les responsables politiques français depuis trente ans vont en Afrique chercher des valises de billets [...] [les pays d'Afrique] sont des nations souveraines, qui ont la possibilité de se développer économiquement. Je veux rompre avec le système profondément indigne de la Françafrique.

Marine Le Pen, Canal plus, émission Télé Dimanche, dimanche 30 janvier 2011