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Réflexion sur le militantisme

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Les livres du thème « Réflexion sur le militantisme »

Le petit-bourgeois gentilhomme

couverture

Alain Accardo
Labor, 2003

Alain Accardo invite les ''progressistes'' à s'interroger sur la part qu'ils prennent à la reproduction de cet ordre qu'en principe ils combattent. Cet ordre étant établi à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de chacun, il ne suffit pas de décréter qu'on le refuse pour rompre avec lui : on ne peut en effet changer le monde sans se changer soi-même, d'autant qu'aujourd'hui les valeurs de repli de la classe moyenne tendent à devenir dominantes.

Qu'est-ce que l'anarchisme ?

couverture

Alexander Berkman
L'échappée, 2005

Une des premières et meilleures explications de ce qu'est l'anarchisme par un de ses activistes et intellectuels les plus renommés. Dans un langage clair, Alexander Berkman dénonce les grands maux de la société : travail salarié, gouvernement, guerre, religion, etc. Il montre comment le capitalisme et ses institutions d'oppression trouvent leur cohérence et endorment les consciences de populations qui les acceptent. Il expose les grands principes de l'anarchisme et décrit de manière rigoureuse le fonctionnement économique et politique d'une société libertaire. Ce livre permet à toutes et à tous de se faire une idée sérieuse et globale du pourquoi et du comment de l'anarchisme. Plus de détail sur http://www.lechappee.org/

Plan :

1. Qu'attends-tu de la vie ? 2. Le travail salarié 3. Le gouvernement et la loi 4. Comment fonctionne le système 5. Le chômage 6. La guerre 7. L'Eglise et l'école 8. La justice 9. Que peux-tu attendre de l'Eglise ? 10. Le réformiste et le politicien 11. Les syndicats 12. Qui détient le pouvoir ? 13. Le socialisme 14. La révolution de février 15. Entre février et octobre 16. Les bolchéviques 17. La révolution et la dictature 18. La dictature à l'oeuvre 19. L'anarchisme est-il violent ? 20. Qu'est-ce que l'anarchisme ? 21. L'anarchie est-elle possible ? 22. Le communisme libertaire fonctionnera-t-il ? 23. Les autres anarchistes 24. Pourquoi la révolution 25. L'idée, c'est la chose 26. La préparation 27. L'organisation du travail en vue de la révolution sociale 28. Théorie et pratique 29. La consommation et l'échange 30. La production 31. La défense de la révolution 32. Biographie d'Alexander Berkman 33. Bibliographie anarchiste

Une société à la dérive

couverture

Cornélius Castoriadis
Seuil, 2005

Dans ce volume sont rassemblés des entretiens et des débats auxquels participa, entre 1974 et 1997, Cornelius Castoriadis - militant politique, économiste, psychanalyste et philosophe. Un livre particulièrement accessible pour découvrir les analyses de ce penseur incontournable de la démocratie.

Plan :

1. Le projet d'autonomie n'est pas une utopie 2. Pourquoi je ne suis plus marxiste 3. Les significations imaginaires 4. Réponse à Richard Rorty 5. Des guerres en Europe 6. S'il est possible de créer de nouvelles formes de société 7. Ce que les partis politiques ne peuvent pas faire 8. Les enjeux actuels de la démocratie 9. Nous traversons une basse époque... 10. Y a-t-il des avant-gardes ? 11. Ce qu'est une révolution 12. Une exigence politique et humaine 13. Quand l'Est bascule vers l'Ouest 14. Marché, capitalisme, démocratie 15. Une "démocratie" sans la participation des citoyens 16. La guerre du Golfe mise à plat 17. Gorbatchev : ni réforme, ni retour en arrière 18. Guerre, religion et politique 19. Communisme, fascisme, émancipation 20. L'écologie contre les marchands 21. La force révolutionnaire de l'écologie 22. Une société à la dérive 23. Sur le jugement politique 24. Ni résignation, ni archaïsme 25. Une trajectoire singulière

Quand la gauche essayait

couverture

Serge Halimi
Arléa, 2000

Est-il possible de gouverner une société sans l'assentiment des catégories qui possèdent le capital financier ? Serge Halimi retrace un siècle d'histoire de la gauche française. Extrait de la 4ème de couverture : "Désormais la gauche a perdu du poids. Elle s'est vidée de son histoire. Elle n'essaie plus de transformer la société et le monde : elle les gère. Dans la mesure où un tel ralliement à l'actuel système de domination nous menace du « modèle américain » de société de marché, il vaut sans doute de revenir sur le bilan de l'autre gauche. Celle qui, autrefois, essayait."

Plan :

1. La gauche de l'entre-deux-guerres 2. Le Cartel des gauches 3. Le Front populaire 4. La Libération 5. La chute finale

L'ordre moins le pouvoir

couverture

Normand Baillargeon
Agone, 2001

L'un des ouvrages les plus pédagogiques qui soit sur l'anarchie.

Extrait de la 4ème de couverture :
« Affirmez que vous êtes anarchiste et presque immanquablement on vous assimilera à un nihiliste, à un partisan du chaos voire à un terroriste. Or, il faut bien le dire : rien n'est plus faux que ce contre-sens qui résulte de décennies de confusion savamment entretenue autour de l'idée d'anarchisme. En première approximation, disons que l'anarchisme est une théorie politique au coeur vibrant de laquelle loge l'idée d'antiautoritarisme, c'est-à-dire le refus conscient et raisonné de toute forme illégitime d'autorité et de pouvoir. Une vieille dame ayant combattu lors de la Guerre d'Espagne disait le plus simplement du monde : "Je suis anarchiste : c'est que je n'aime ni recevoir, ni donner des ordres." On le devine : cette idée est impardonnable, cet idéal inadmissible pour tous les pouvoirs. On ne l'a donc ni pardonné ni admis. »

Plan :

  • A/ Anarchie et anarchismes
    1. William Godwin et le rationalisme
    2. Max Stirner, égoïsme et associationnisme
    3. Pierre-Joseph Proudhon et le mutualisme
    4. Michel Bakounine et le fédéralisme
    5. Pierre Kropotkine et l'anarcho-communisme
    6. Quelques continuateurs
    7. Noam Chomsky

  • B/ Faits et lieux
    8. La Commune de Paris
    9. Le massacre de Haymarket
    10. La Révolution russe
    11. La guerre d'Espagne
    12. La révolte de mai

  • C/ Positions
    13. Economie
    14. Anarcho-syndicalisme
    15. Ecologie
    16. Religion
    17. Education
    18. Medias
    19. Ethique
    20. Anarcho-féminisme
    21. Anarcho-capitalisme
  • Du contre-pouvoir

    couverture

    Miguel Benasayag et Diego Sztulwark
    La découverte, 2000

    Contre la tristesse dominante, les envies normalisées et formatées, voici une réflexion sur les nouvelles formes de contestation, sur l'importance et la puissance des contre-pouvoirs.

    Plan :

    1. Clés pour une contre-offensive
    2. Gestion et politique
    3. "Société civile" et démocratie
    4. Pouvoir et puissance
    5. Militer autrement
    6. Penser la situation
    7. Individu et personne
    8. La libération des savoirs
    9. Révolution, tradition et rupture
    10. Le contre-pouvoir

    D'un mensonge « déconcertant » à l'autre

    couverture

    Michel Barrillon
    Agone, 1999

    Ce livre prend à contre-courant les manières de voir communément admises et nie ce que la plupart affirment, à savoir que la chute du mur de Berlin et la fin de l'URSS marquent la fin du communisme : il dénonce les manipulations langagières qui travestissent les représentations du totalitarisme soviétique et des démocraties occidentales au point d'inhiber le désir de changer radicalement la vie.

    Les ex-pays socialistes n'étaient pas socialistes, parce qu'ils étaient fondamentalement capitalistes. Cette thèse susceptible de choquer les âmes sensibles habituées à des vérités conventionnelles plus reposantes pour l'esprit n'a en soi rien de révolutionnaire. Nous prétendons simplement contribuer à la réhabilitation des programmes utopiques radicaux auxquels la puissance des sociétés établies interdit de voir le jour.

    Plan :

    1. Le poids idéologique des mots
    2. Rectifications sémantiques
    3. L'URSS, un capitalisme réellement existant
    4. Le léninisme, cet anti-communisme
    5. Histoire : nécessité ou liberté
    6. De la nécessité de réécrire l'avenir

    François-Xavier Verschave, l'homme qui voulait soulever les montagnes

    couverture

    Collectif
    Les arènes, 2006

    François-Xavier Verschave fut pendant vingt ans l'adversaire redouté de la Françafrique. Il croyait à la démocratie et aux engagements publics. Puisque la République violait en Afrique ses principes fondamentaux, il avait décidé de porter la plume dans la plaie. Avec une poignée de bénévoles, une force de travail considérable, il a rassemblé des milliers d'informations sur la face cachée de notre politique africaine, écrit des livres marquants, lancé une commission d'enquête citoyenne sur le Rwanda, animé d'innombrables conférences. Grâce à François-Xavier Verschave, la Françafrique a été mise en procès. L'homme qui voulait soulever les montagnes retrace l'itinéraire de ce citoyen absolu, rassemblant ses pages les plus éclairantes et les témoignages de ceux qui l'ont connu. Document d'espoir, ce livre est un testament irremplaçable pour tous ceux qui, en France et en Afrique, ne se résignent pas à l'inacceptable. Pour en savoir (beaucoup) plus : éditions Les arènes

    De notre servitude involontaire

    couverture

    Alain Accardo
    Agone, 2001

    Cette "lettre ouverte aux camarades de gauche" tente de répondre à ces questions obsédantes : Que faire pour enrayer l'involution mortifère qui détruit matériellement et spirituellement notre planète et qui, telle une immense marée noire dont la montée implacable rend dérisoires les dispositifs visant à l'endiguer, vient submerger de sa boue gluante les choses et les âmes ? Que faire pour enrayer un mécanisme qui ne laisse d'autre alternative aux peuples de la Terre que s'enrichir au détriment des autres ou crever de misère ? Que faire pour en finir avec la domination de ces puissants pleins de morgue et d'arrogance ? Pourquoi le combat que nous menons contre ce système n'est pas toujours à la hauteur de notre indignation ?

    Panthères noires

    couverture

    Tom Van Eersel
    L'échappée, 2006

    Comment écrire une histoire non militante du Black Panther Party (BPP) ? Structure politique et militaire, ce parti a suscité des polémiques en raison de ses idées radicales, de ses mots d'ordre violents et de son action entre 1966 (date de sa fondation) et 1973 (son implosion). Tom Van Eersel utilise une matière diversifiée : témoignages, documents écrits, films, statistiques et anecdotes biographiques. On suit, par exemple, Huey P. Newton, l'un des fondateurs, depuis sa jeunesse agitée jusqu'à son assassinat aux abords de la maison de son revendeur de crack. Ces aperçus sont précédés d'un rappel des analyses ayant inspiré le mouvement, celles de Frantz Fanon et de Malcolm X en particulier. « Kill the pig » (« Abats un flic ») ou « Deal with the dealer » (« Règle son compte au dealer »), on retrouve là les échos d'une violence politique dont on a souvent oublié les fondements révolutionnaires. C'est cependant la redécouverte de l'engagement social et économique des Black Panthers qui surprend le plus dans cet ouvrage. On appréciera notamment l'analyse détaillée du programme du BPP (« Nous voulons des logements décents conçus pour abriter des êtres humains »), et de ses réalisations économiques.

    Plan :

    1. La montée de la contestation 2. Les débuts du Black Panther Party 3. Le succès du BPP effraie les autorités américaines 4. Le pouvoir américain contre le BPP 5. Le BPP de 1973 à aujourd'hui

    Les invisibles

    couverture

    Nanni Balestrini
    POL, 1992

    Les Invisibles, ce sont ces garçons et ces filles des « années de plomb », en Italie, entre 1970 et 1980, qui, de la contestation lycéenne à l'activisme révolutionnaire, ont perdu sous les coups d'une répression de plus en plus dure leurs illusions, leur liberté et, parfois, leur vie.

    L'un de ces invisibles retrace ici son itinéraire - contestation lycéenne, militantisme, actions exemplaires - et, parallèlement, tient la chronique de son incarcération - interrogatoires, violences, révoltes, solitude. Phrases murmurées, ressassées dans l'isolement carcéral, plainte, complainte des erreurs et du découragement, Les Invisibles est un document bouleversant sur l'action politique et sa répression par l'Etat.

    La mémoire des vaincus

    couverture

    Michel Ragon
    Poche (Lagardère), 1992

    A la veille de la Première Guerre mondiale, Fred et Flora, deux gamins des rues, battent le pavé de Paris. Mais bientôt le destin va les conduire dans le sillage de la célèbre bande à Bonnot, puis vers l'aventure anarchiste. Mêlant l'histoire au mythe et à l'autobiographie, ce récit romanesque à grand souffle nous entraîne sur les pas de son héros, de la Russie de 1917 à l'Espagne du Front populaire, de la vie ouvrière à la bohème artistique, parmi une foule de personnages obscurs ou illustres, tous animés de cet « increvable esprit de liberté » qui renaîtra en mai 68 et surmontera l'effondrement de l'utopie communiste.

    RAF : guérilla urbaine en Europe occidentale

    couverture

    Anne Steiner et Loïc Debray
    L'échappée, 2005

    En 1972, alors que la jeunesse occidentale poursuit sa mobilisation contre la guerre du Vietnam, des bombes explosent aux quartiers généraux américains de Francfort et Heidelberg. Des soldats sont tués et des ordinateurs chargés d'assurer la logistique de l'armée américaine au Vietnam sont détruits. Pour la première fois, un groupe de lutte armée, la RAF, affirme qu'il ne représente que lui-même, qu'il est sujet révolutionnaire. Il attaque l'impérialisme au c½ur même des métropoles, en Allemagne Fédérale. Pour les militants de la Fraction armée rouge, le mot d'ordre du mouvement étudiant, « Il faut lutter ici et maintenant », est devenu une prescription éthique qu'ils ont assumée jusqu'en prison, dans les conditions les plus dures. D'autres attentats suivront, contre des juges, des policiers. En 1977 le groupe prend en otage le chef du patronat allemand, un ancien SS chargé de hautes responsabilités sous le troisième Reich. Cet ouvrage accorde une place déterminante aux écrits de la RAF et aux enjeux qu'ils sous-tendent car c'est avant tout la production théorique du groupe qui éclaire le mieux sa cohérence et sa singularité. Les entretiens menés avec d'anciens militants, sympathisants et avocats permettent de retracer des itinéraires et de montrer l'importance des rencontres et du contexte pour l'émergence d'un groupe porteur d'une pratique aussi radicale.

    Petit cours d'autodéfense intellectuelle

    couverture

    Normand Baillargeon
    Lux, 2006

    Rédigé dans une langue claire et accessible, cet ouvrage, illustré par Charb, constitue une véritable initiation à la pensée critique, plus que jamais indispensable à quiconque veut assurer son autodéfense intellectuelle. On y trouvera d'abord un large survol des outils fondamentaux que dort maîtriser tout penseur critique : le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités, la statistique, etc. ; ceux-ci sont ensuite appliqués à la justification des croyances dans trois domaines cruciaux . l'expérience personnelle, la science et les médias.

    " Si nous avions un vrai système d'éducation, on y donnerait des cours d'autodéfense intellectuelle. " Noam Chomsky

    Le nouvel esprit du capitalisme

    couverture

    Luc Boltanski, Eve Chiapello
    Gallimard, 1999

    Pourquoi la critique du capitalisme, si vive dans les années soixante, se réduit-elle aujourd'hui à des invectives incapables de proposer des voies alternatives ? Les changements du capitalisme sont-ils inéluctables et si bénéfiques ? Pourquoi ce "désarroi idéologique" ? S'inspirant de la problématique de Max Weber, les auteurs montrent que de nouvelles valeurs, inspirant les discours du management, ont rendu tolérable et permis la réussite de ce nouveau capitalisme fondé sur l'initiative des salariés et l'autonomie de leur travail. Ce "nouvel esprit du capitalisme" a en particulier incorporé la "critique artiste" qui s'était épanouie en mai 1968 en revendiquant "une exigence de libération, d'autonomie et d'authenticité" que le capitalisme hiérarchisé et aliénant ne pouvait satisfaire.

    bolo'bolo

    couverture

    P.M.
    L'éclat, 1998 (1983)

    Comment libérer l'humanité de l'emprise du capitalisme, du salariat-esclavage, de la misère physique et psychique, des désastres écologiques présents et à venir ? Découvrez bolo'bolo, modeste et stimulante proposition pour une nouvelle organisation planétaire...

    Mai 68 et ses vies ultérieures

    couverture

    Kristin Ross
    Complexe, 2005

    Ce que l'on désigne aujourd'hui comme « les événements de Mai 68 » constitue le plus vaste mouvement de masse de l'histoire française et la plus grande grève de l'histoire du travail en France. Vingt ans plus tard, toutefois, l'image de Mai 68 qui faisait l'objet d'un consensus presque parfait en France était celle d'un drame générationnel dénué de violence, d'une révolte de la jeunesse pacifique et bon enfant, d'une poussée d'individualisme narcissique - bref, rien de plus qu'une bénigne transformation de moeurs, de culture et de style de vie. Mai 68 et ses vies ultérieures offre une analyse critique de la façon dont la mémoire officielle de 1968 a été façonnée pour servir des intérêts politiques étrangers aux aspirations propres du mouvement.

    Histoire des syndicats

    couverture

    Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
    Seuil, 2006

    Quel a été le rôle des organisations syndicales dans l'évolution de la société française depuis un siècle ? Comment analyser la désyndicalisation contemporaine ? Ce livre propose de répondre à ces questions en partant d'un moment fondateur de l'histoire syndicale : le congrès de la CGT à Amiens. en 1906. A travers l'histoire du syndicalisme français, c'est une autre histoire qui s'écrit, celle qui se joue dans la rue, dans les ateliers et les bureaux, dans des salles de meetings et de congrès et, depuis 1968, dans les grand-messes de la négociation collective. Cette histoire met en valeur d'incontestables succès mais aussi de retentissants échecs, qui se paient par une désaffection syndicale, dont les auteurs analysent ici les raisons et les motivations profondes.

    Toujours moins !

    couverture

    Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
    Gallimard, 2009

    Pourquoi les salariés français reçoivent-ils une proportion toujours plus faible du produit de leur travail ? L'affaiblissement de la capacité d'action collective et le déclin des syndicats expliquent l'aggravation des inégalités, la détérioration des conditions de travail des salariés. Beaucoup d'idées fausses circulent à ce propos. Ce livre en démonte quelques-unes. Contrairement à ce qui est partout répété, les syndicats français n'ont pas toujours été faibles; le dialogue social existe mais ses résultats ne sont pas ceux qu'on imagine; notre pays n'est pas spécialement gréviste et la conflictualité est en régression; les syndicats ont beaucoup de ressources, mais l'origine de ces moyens est inavouable; au lieu d'être une chance, l'Europe représente une menace réelle pour les salariés français; enfin, ceux-ci n'ont rien de bon à attendre des réformes qui prétendent établir une " démocratie sociale " dans notre pays. Cependant, un renouveau du syndicalisme est possible. Il permettrait aux salariés français de sortir de la logique du " toujours moins ".

    Le feu vert

    couverture

    Bernard Charbonneau
    Parangon, 2009

    L’émergence d’un mouvement écologiste nous permettra-t-elle de résister aux tendances totalitaires du système techno-scientifique ? Telle est la question que se posait Bernard Charbonneau il y a trente ans dans ce livre aux accents prémonitoires qui n’a pas pris une ride. En effet, à l’heure du développement durable et du capitalisme vert, on peut « penser que, sauf catastrophe, le virage écologique ne sera pas le fait d’une opposition très minoritaire, dépourvue demoyens, mais de la bourgeoisie dirigeante, le jour où elle ne pourra faire autrement. Ce seront les divers responsables de la ruine de la terre qui organiseront le sauvetage du peu qui en restera, et qui après l’abondance géreront la pénurie et la survie. Car ceux-là n’ont aucun préjugé, ils ne croient pas plus au développement qu’à l’écologie ; ils ne croient qu’au pouvoir, qui est celui de faire ce qui ne peut être fait autrement. » Charbonneau propose de mettre en perspective le mouvement écologiste et de clarifier les contradictions qui le travaillent et risquent de le stériliser. Animé par des individus plus conscients du sens de leur action, c’est-à-dire de son origine et de ses fins, peut-être ce mouvement saurat- il mieux choisir ses objectifs et ses moyens pour sauver la nature sans sacrifier la liberté.

    Les jours heureux

    couverture

    Ouvrage collectif
    La découverte, 2010

    Le 4 mai 2007, le candidat Nicolas Sarkozy se rend aux Glières (Haute-Savoie), pour y saluer la mémoire des maquisards massacrés en mars 1944 par les nazis et les miliciens français. Élu président, il renouvelle l'opération en mai 2008 et avril 2009. cette année-là, il prétend que son action se situerait dans le droit fil "du Conseil national de Résistance, qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui alla permettre la renaissance française".Pure imposture ! Publié en mars 1944 sous titre Les Jours heureux, le programme du CNR annonçait un ensemble ambitieux de réformes économiques et sociales, auquel le fameux " modèle social français " doit tout, notamment la Sécurité sociale, les retraites par répartition et la liberté la presse. Or, depuis son élection, Nicolas Sarkozy s'applique à démanteler ce programme, commun s'en réjouissait en 2007 Denis Kessler, l'un des idéologues du Medef : " Le programme du gouvernement est clair, il s'agit de défaire méthodiquement le programme du CNR. " D'où la contre-offensive de l'association " Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui ", créée par ceux qui ont réagis dès mai 2007 à l'imposture sarkozyenne. En republiant ce texte fondateur exemplaire par sa concision, ils ont choisi de le compléter par une série d'articles sur son histoire et son actualité expliquant d'abord comment il fut conçu puis mis en œuvre après la Libération. Puis comment, dès Ies années 1990, mais surtout depuis la présidence de Nicolas Sarkozy, cet édifice a fait l'objet d'une démolition en règle. En évoquant la mobilisation citoyenne qu'ils ont initiée, ils révèlent la puissance du discours d'hier pour nourrir les résistances d'aujourd'hui.

    Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire

    couverture

    Sarah Kaminsky
    Calmann-Levy, 2009

    « Rester éveillé. Le plus longtemps possible. Lutter contre le sommeil. Le calcul est simple. En une heure, je fabrique trente faux papiers. Si je dors une heure, trente personnes mourront... » Quand, à 17 ans, Adolfo Kaminsky devient l’expert en faux papiers de la Résistance à Paris, il ne sait pas encore qu’il est pris dans un engrenage infernal, dans une course contre la montre, contre la mort, où chaque minute a la valeur d’une vie. Durant trente ans, il exécutera ce méticuleux travail de faussaire pour de nombreuses causes, mais jamais pour son propre intérêt. A travers son destin romanesque, et sous la plume de sa fille Sarah, on plonge au coeur d’une histoire de clandestinité, d’engagement, de traque et de peur. En arrière-plan du récit de sa vie se dessine le spectre d’un siècle où s’affrontent sans merci pouvoirs politiques, haines raciales, idéologies et luttes des peuples pour leur liberté et la dignité humaine. La Résistance, l’émigration clandestine des rescapés des camps avant la création d’Israël, le soutien au FLN, les luttes révolutionnaires d’Amérique du Sud, les guerres de décolonisation d’Afrique, l’opposition aux dictateurs d’Espagne, du Portugal et de Grèce, sont autant de combats pour lesquels il s’est en-gagé, au risque de sa vie et au prix de nombreux sacrifices. S’il a rejoint des causes en apparence contradictoires, Adolfo Kaminsky est toujours resté fidèle à ses convictions humanistes, à sa volonté de bâtir un monde de justice et de liberté.

    Petite histoire de la voiture piégée

    couverture

    Mike Davis
    Zones, 2007

    Un matin de septembre 1920, à New York, un anarchiste italien du nom de Mario Buda, gare à l’angle de Wall Street un véhicule bourré d’explosifs : il a inventé la première voiture piégée. Cet événement fondateur est le point de départ d’un récit qui nous mène jusqu’à l’Irak contemporain, en passant par les attentats sionistes contre les Britanniques en Palestine en 1947, par les attentats de l’IRA en Grande-Bretagne et ceux des tigres tamouls au Sri Lanka. Arme furtive, spectaculaire, bon marché, simple d’utilisation, aveuglément meurtrière, sûre et anonyme, la voiture piégée s’impose notamment comme l’arme idéale pour des groupuscules marginaux auxquelles elle fournit une force de frappe sans rapport avec leur poids politique. Autant de caractéristiques qui font de ce " bombardier du pauvre " la base fondamentale du terrorisme moderne, " une arme intrinsèquement fasciste qui assure à ceux qui l’emploient un bain de sang de victimes innocentes ".

    Weather Underground

    couverture

    Dan Berger
    L'échappée, 2010

    « Faisons la guerre chez nous ! » est le mot d’ordre lancé par le Weather Underground à la fin des années 1960. Ce groupe d’étudiants issus de la middle class américaine, révoltés par la guerre du Vietnam et galvanisés par les luttes des Black Panthers décide de prendre les armes pour renverser le gouvernement. Leurs attentats contre le Capitole, le Pentagone, le Département d’État, le FBI et leur spectaculaire libération de prison de Timothy Leary, le pape du LSD, les placent en tête des ennemis de l’État. Clandestins, pourchassés de toute part durant dix ans, certains de ses membres finiront par se rendre et resteront de longues années en détention.

    Utopies américaines

    couverture

    Ronald Creagh
    Agone, 2009

    Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l’écologie et aux groupes punks ou lesbiens d’aujourd’hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l’hôtel d’un village de l’ancienne Réserve de l’Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l’épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d’expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l’émancipation sociale.