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Les livres du thème « Travail »

Manifeste des chômeurs heureux

couverture

Collectif
Le chien rouge, 2006 (1996)

Le chômage ? Pas un problème, peut-être une solution. Comme une trainée de poudre, cette vérité qu'on énonçait jusque-là qu'en privé circule maintenant à travers le monde. Personne n'a envie de travailler, mais tout le monde a besoin de fric.

Grâce à l'automatisation, le travail disparait. Ce serait une ecxellente nouvelle si la richesse était sociale. Mais la question est posée par le capital : comment résorber les travailleurs inutiles? La logique économique aurait déjà rétabli l'esclavage si elle n'avait aussi besoin de consommateurs. Les chômeurs heureux blasphèment contre un tel chagrin. Un de ces jours, avant qu'il n'en finisse avec nous, nous en finirons avec le travail.

Cette édition comprend également un texte de quelques auteurs du Manifeste des chômeurs heureux, revenant dix ans plus tard sur leurs écrits et leurs pratiques.

bolo'bolo

couverture

P.M.
L'éclat, 1998 (1983)

Comment libérer l'humanité de l'emprise du capitalisme, du salariat-esclavage, de la misère physique et psychique, des désastres écologiques présents et à venir ? Découvrez bolo'bolo, modeste et stimulante proposition pour une nouvelle organisation planétaire...

L'établi

couverture

Robert Linhart
Editions de Minuit, 1981

L'Etabli, ce titre désigne d'abord les quelques centaines de militants intellectuels qui, à partir de 1967, s'embauchaient, " s'établissaient " dans les usines ou les docks. Celui qui parle ici a passé une année, comme 0. S. 2, dans l'usine Citroën de la porte de Choisy. Il raconte la chaîne, les méthodes de surveillance et de répression, il raconte aussi la résistance et la grève. Il raconte ce que c'est, pour un Français ou un immigré, d'être ouvrier dans une grande entreprise parisienne. Mais L'Etabli, c'est aussi la table de travail bricolée où un vieil ouvrier retouche les portières irrégulières ou bosselées avant qu'elles passent au montage. Ce double sens reflète le thème du livre, le rapport que les hommes entretiennent entre eux par l'intermédiaire des objets : ce que Marx appelait les rapports de production.

Scions... travaillait autrement ?

couverture

Michel Lulek
Repas, 2003

A vingt ans, à défaut de changer le monde, ils décident de changer leurs vies et de créer ensemble une entreprise pour y expérimenter d'autres formes d'organisation du travail. Ce sera une scierie, Ambiance Bois, qui s'installera en 1988 sur le plateau de Millevaches, en Limousin. De fil en aiguille, ce ne sont pas seulement les modalités classiques de la production qui seront remises en cause, mais la place que cette dernière occupe dans nos vies. Ainsi les associés d'Ambiance Bois découvriront que " travailler autrement ", c'est consommer, agir, décider et finalement " vivre autrement ". Ce livre raconte le chemin parcouru, entre l'idée lancée un jour (Et si on faisait une scierie ?) jusqu'à sa réalisation.

Travail, usure mentale

couverture

Christophe Dejours
Bayard, 2000

Quelles sont les conséquences psychiques de la souffrance au travail ? Christophe Dejours décrit la souffrance dans le monde ouvrier, dans l’entreprise et l’univers des cadres.

Chantier ouvert au public

couverture

Béatrice Barras
REPAS, 2008

Lorsqu'au début des années 1970 quatre copains découvrent les ruines abandonnées du village ardéchois du Viel Audon et décident de lui redonner vie, ils ne savent pas ce qu'ils déclenchent. C'est le début d'une aventure qui verra passer sur ce "chantier ouvert au public" plus de 10 000 jeunes qui apporteront chacun leur pierre à l'édifice. Mais le Viel Audon n'est pas seulement un lieu où l'on construit. C'est aussi un lieu où l'on se construit et où l'on apprend à coopérer avec les autres.

Télé Millevaches

couverture

Samuel Deléron, Michel Lulek, Guy Pineau
REPAS, 2006

Ce livre raconte l'histoire de Télé Millevaches, une télévision locale qui, parmi les premières en France, témoigne de l'appropriation par les habitants de l'outil télévisuel pour communiquer, échanger, montrer ce qui se fait sur leur territoire et porter une parole que les télévisions ignorent en général.

Faire des hommes libres

couverture

Michel Chaudy
REPAS, 2008

Ce livre retrace la vie des communautés de travail créées par Marcel Barbu, à Valence, à partir de 1941. En pleine guerre, un fabricant de boîtiers de montre invente une nouvelle forme d'entreprise. Il n'est pas seulement question de fabriquer des objets et de les vendre, mais aussi de faire vivre une communauté d'hommes et de femmes qui partageront ensemble bien plus que le travail.

Histoire des syndicats

couverture

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
Seuil, 2006

Quel a été le rôle des organisations syndicales dans l'évolution de la société française depuis un siècle ? Comment analyser la désyndicalisation contemporaine ? Ce livre propose de répondre à ces questions en partant d'un moment fondateur de l'histoire syndicale : le congrès de la CGT à Amiens. en 1906. A travers l'histoire du syndicalisme français, c'est une autre histoire qui s'écrit, celle qui se joue dans la rue, dans les ateliers et les bureaux, dans des salles de meetings et de congrès et, depuis 1968, dans les grand-messes de la négociation collective. Cette histoire met en valeur d'incontestables succès mais aussi de retentissants échecs, qui se paient par une désaffection syndicale, dont les auteurs analysent ici les raisons et les motivations profondes.

Toujours moins !

couverture

Dominique Andolfatto et Dominique Labbé
Gallimard, 2009

Pourquoi les salariés français reçoivent-ils une proportion toujours plus faible du produit de leur travail ? L'affaiblissement de la capacité d'action collective et le déclin des syndicats expliquent l'aggravation des inégalités, la détérioration des conditions de travail des salariés. Beaucoup d'idées fausses circulent à ce propos. Ce livre en démonte quelques-unes. Contrairement à ce qui est partout répété, les syndicats français n'ont pas toujours été faibles; le dialogue social existe mais ses résultats ne sont pas ceux qu'on imagine; notre pays n'est pas spécialement gréviste et la conflictualité est en régression; les syndicats ont beaucoup de ressources, mais l'origine de ces moyens est inavouable; au lieu d'être une chance, l'Europe représente une menace réelle pour les salariés français; enfin, ceux-ci n'ont rien de bon à attendre des réformes qui prétendent établir une " démocratie sociale " dans notre pays. Cependant, un renouveau du syndicalisme est possible. Il permettrait aux salariés français de sortir de la logique du " toujours moins ".

Histoire secrète du patronat

couverture

David Servenay, Benoît Collombat, Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwan Seznec
La découverte, 2009

De la Seconde Guerre mondiale à la crise financière de 2008-2009, chacun croit connaître plus ou moins l'histoire de l'économie française. Mais derrière l'histoire officielle des manuels scolaires s'en cache une autre, secrète : elle met en scène les patrons qui ont réellement façonné le capitalisme français. C'est cette saga que racontent dans ce livre cinq journalistes d'investigation. Elle plonge le lecteur dans les arcanes d'un véritable " système " né dans l'après-guerre et qui, malgré ses mutations, marque encore aujourd'hui la machine patronale. Du recyclage des anciens cadres de Vichy dans la reconstruction jusqu'aux caisses noires des syndicats patronaux, en passant par le financement secret des partis politiques ou les graves dérives du paritarisme, on découvre le rôle central de personnages aussi puissants que discrets. Comme Georges Albertini, éminence grise du patronat liée à l'extrême droite dans les années 1950, ou les " conseillers du prince " qui ont influencé les choix économiques des présidents successifs de la Ve République. On découvre aussi les efficaces lobbyistes d'un patronat capable de se tailler des réglementations sur mesure au mépris de la santé des citoyens. Et qui a su s'appuyer sur des intellectuels et de grands médias pour convertir les élites politiques aux "mérites" de la finance dérégulée. Cette somme brosse le vrai portrait de nombreux patrons français, révèle les bonnes affaires des uns dans la " Françafric ", les juteuses opérations des autres dans l'immobilier ou l'industrie. On découvre comment se sont vraiment faites la plupart des grandes fortunes françaises, celles d'hier et d'aujourd'hui : subventions extorquées à l'Etat, entreprises publiques bradées, rachats de sociétés dans des conditions obscures, montages financiers aux marges de la légalité, fraude fiscale, espionnage, coups fourrés, etc. La légende de patrons conquérants, prenant tous les risques pour faire leur fortune à la force du poignet, sort sérieusement écornée de ce magistral livre-enquête.

La déprime des opprimés

couverture

Patrick Coupechoux et Christophe Dejours
Seuil, 2009

Des millions de personnes souffrent aujourd'hui d'anxiété, de phobies, de dépression. La souffrance psychique est devenue massive en France et elle touche toutes les catégories de population. Au-delà des chiffres, quelles sont les causes de ce phénomène ? Que dit-il du fonctionnement de notre société ? Pour répondre à ces questions, Patrick Coupechoux a mené une enquête auprès de ceux qui souffrent et de ceux qui soignent. Toutes les personnes qu'il a rencontrées, cadres de multinationales, ouvriers, médecins du travail, psychiatres, syndicalistes... en témoignent : au cœur de la souffrance, on trouve le travail et ses nouvelles organisations, la disparition des collectifs, la mise en concurrence des individus, l'épée de Damoclès de la précarité et de l'exclusion et, au bout du compte, l'isolement. Au-delà de l'entreprise, il y a une société qui a fait disparaître les anciennes solidarités, au profit d'un " homme économique ", individu du marché, libre et performant. Une société qui maltraite de plus en plus le sujet, livrant celui-ci à une véritable " pathologie de la solitude ". " Cet ouvrage propose un parcours empirique et intellectuel de grande ampleur ", écrit Christophe Dejours dans sa préface, dont l'originalité est de montrer que la souffrance est " un opérateur d'intelligibilité irremplaçable de la condition humaine et de la société ".

L'enjeu des retraites

couverture

Bernard Friot
La dispute, 2010

Les réformateurs et la plupart des opposants à la réforme actuelle des retraites, malgré leurs divergences, fondent leur diagnostic du prétendu " problème des retraites " sur les mêmes présupposés nous subirions un choc démographique, il serait impossible d'augmenter les cotisations qui alimentent les retraites, c'est un prélèvement sur la valeur produite par les actifs qui financerait les pensions, la justice voudrait que le montant des pensions soit déterminé par la somme des cotisations versées du temps de son activité. etc. Cet ouvrage répond à ces arguments et propose une tout autre analyse. Et si le problème démographique était une illusion ? Et si les pensions de retraite n'étaient pas un revenu différé mais un salaire continué. lié à la qualification ? Et si les retraités n'étaient pas des inactifs, comme le veut la statistique, mais des personnes différemment actives, enfin libres de travailler à l'écart du marché du travail ? L'enjeu des retraites c'est d'abord reconnaître et prolonger l'indéniable réussite humaine et politique des retraites. C'est également mettre en débat le statut du salaire et de la qualification pour tous, ainsi que le rapport au travail que nous voulons promouvoir. C'est seulement en posant de telles questions fondamentales que l'on pourra renouer avec les objectifs progressistes qui ont mené au système actuel et ouvrir une alternative sérieuse à la réforme en cours.

Les jours heureux

couverture

Ouvrage collectif
La découverte, 2010

Le 4 mai 2007, le candidat Nicolas Sarkozy se rend aux Glières (Haute-Savoie), pour y saluer la mémoire des maquisards massacrés en mars 1944 par les nazis et les miliciens français. Élu président, il renouvelle l'opération en mai 2008 et avril 2009. cette année-là, il prétend que son action se situerait dans le droit fil "du Conseil national de Résistance, qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui alla permettre la renaissance française".Pure imposture ! Publié en mars 1944 sous titre Les Jours heureux, le programme du CNR annonçait un ensemble ambitieux de réformes économiques et sociales, auquel le fameux " modèle social français " doit tout, notamment la Sécurité sociale, les retraites par répartition et la liberté la presse. Or, depuis son élection, Nicolas Sarkozy s'applique à démanteler ce programme, commun s'en réjouissait en 2007 Denis Kessler, l'un des idéologues du Medef : " Le programme du gouvernement est clair, il s'agit de défaire méthodiquement le programme du CNR. " D'où la contre-offensive de l'association " Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui ", créée par ceux qui ont réagis dès mai 2007 à l'imposture sarkozyenne. En republiant ce texte fondateur exemplaire par sa concision, ils ont choisi de le compléter par une série d'articles sur son histoire et son actualité expliquant d'abord comment il fut conçu puis mis en œuvre après la Libération. Puis comment, dès Ies années 1990, mais surtout depuis la présidence de Nicolas Sarkozy, cet édifice a fait l'objet d'une démolition en règle. En évoquant la mobilisation citoyenne qu'ils ont initiée, ils révèlent la puissance du discours d'hier pour nourrir les résistances d'aujourd'hui.

Orange stressé

couverture

Ivan Du Roy
La découverte, 2009

France Télécom est devenue un géant mondial des télécommunications. L’ancienne entreprise publique est présentée comme le modèle d’une privatisation réussie, dans un secteur qui connaît une extraordinaire mutation technologique. Mais il y a un grave revers à cette médaille, beaucoup moins médiatisé que les profits records de la firme : parmi ses 100 000 salariés hexagonaux, deux sur trois se déclarent stressés. Un mal-être généralisé qui a pour symptômes la banalisation du recours aux anxiolytiques, la progression des arrêts maladie de longue durée, l’augmentation des démissions et la multiplication troublante de suicides. C’est cette réalité méconnue que dévoile ce livre, fruit d’une enquête auprès de salariés, de syndicalistes, de médecins ou d’experts en santé au travail. Et qui s’appuie également sur les travaux de l’Observatoire du stress et des mobilités forcées à France Télécom, créé à l’initiative d’organisations syndicales. Ivan du Roy y montre comment le " management par le stress " a été érigé en système par les dirigeants de l’entreprise, dans le but notamment de pousser vers la sortie des milliers de salariés. Ce management " sournois " et " vicieux " - selon les mots des salariés - s’est progressivement déployé avec la privatisation, alors que les profits s’accroissaient. En ce sens, le cas de France Télécom est tristement exemplaire : c’est un laboratoire pour la gestion du personnel par la souffrance au travail, une expérimentation de ce qui peut se produire demain dans d’autres grandes entreprises et services publics, de La Poste à l’Education nationale.

Après le capitalisme

couverture

Michael Albert
Agone, 2003

- Bon, d'accord, nous avons répondu à la question : " Si vous ne voulez pas du capitalisme, que voulez-vous à la place ? "... Et nous avons instauré le participalisme. Mais ne subsistera-t-il pas une très forte résistance de ceux qui préféraient le système de marché ?

- Quant la majorité se sera décidée, il est inévitable que tout le monde n'appréciera pas ce changement. Et en particulier les propriétaires les plus fortunés, qui utiliseront tous les moyens dont ils disposent pour ne pas être privés de leurs biens. Car le participalisme implique une réappropriation populaire des moyens de production ; bien entendu le plus souvent sans le consentement des propriétaires. Ceux qui travaillent s'expriment de plus en plus ouvertement en faveur d'une économie plus juste, mais leurs entreprises restent essentiellement des structures soumises à une quête sans fin de profits. Et les luttes se poursuivent pour de meilleures conditions de travail, pour redéfinir les emplois, etc. Mais lorsque la bataille de l'organisation socio-économique aura été gagnée, il n'y aura plus à se battre contre une classe de propriétaires avides de profits ou une classe de coordinateurs cherchant à maximiser leurs avantages. Les propriétaires ne seront plus propriétaires de rien et il n'y aura plus de classe coordinatrice. Pour empêcher que nos adversaires trouvent suffisamment de monde pour brandir les armes qu'ils possèdent en masse, il faut fournir à leurs " volontaires " des raisons pour qu'ils n'acceptent plus de jouer le jeu des dominants. Le participalisme fournit ces raisons

Trop de gestion tue le social

couverture

Michel Chauvière
La découverte, 2010

Les idées néolibérales progressent aujourd'hui par le social. N'ayant plus les moyens économiques de notre modèle historique, il nous faudrait impérativement réduire la voilure, rationaliser le système, nous ouvrir à la concurrence et au marché. Autrement dit, déréguler ce qui peut l'être, améliorer la gouvernante à grand renfort de consultants, renforcer le contrôle des opérateurs et professionnels sur fonds publics et renvoyer le reste au gré à gré ou au caritatif. Exit les idéaux de solidarité nationale, d'émancipation ou d'éducation, le social entre à son tour dans le monde des affaires. Il en est ainsi du côté de l'aide à domicile (dépendance et handicap), de l'insertion, de la petite enfance, de la protection judiciaire, de la formation... Comment opèrent ces changements ? Quelles en sont les conséquences pour l'action sociale organisée ? Pourquoi les avons-nous laissés s'installer ? Que devons-nous défendre maintenant ? A travers l'analyse du nouveau lexique, largement inspiré de l'entreprise, qui s'est imposé dans tout le secteur social (services à la personne, démarche qualité, privilège de l'usager, performance, évaluation, etc.), Michel Chauvière montre que celui-ci est dénaturé et asphyxié par un processus de " chalandisation " qui formate les consciences, sape les fondamentaux de l'engagement et prépare à accepter plus de privatisations des services et une plus grande hégémonie de la gestion. Mais rien n'est définitivement joué !

Travail social et souffrance psychique

couverture

Jacques Ion
Dunod, 2005

Quand l'État providence semble se déliter, quand perdent de leur force les cadres collectifs de l'existence sociale et que chacun est sommé de construire sa propre personne, quand s'efface l'idée même de progrès, comment un travail social sur les individu est-il encore possible ? Comment traiter alors ce qu'il est devenu convenu d'appeler la souffrance psychique ou sociale ? Cet ouvrage entend explorer les transformations des pratiques des intervenants sociaux confrontés à ces situations extrêmes mais de plus en plus courantes où toute visée de ré-insertion paraît impossible.