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Énergies

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Les citations du thème « Énergies »

Nous n'avons qu'une quantité limitée de forêts, d'eau, de terre. Si vous transformez tout en climatiseurs, en pommes frites, en voitures, à un moment vous n'aurez plus rien.

Arundathi Roy, Défaire le développement, sauver le climat, revue L'Écologiste n°6.

Quand on me traite de ''catastrophiste'', je réponds que le pire des catastrophismes n'est pas d'annoncer les catastrophes quand on pense qu'elles se préparent, mais bien de les laisser survenir par le seul fait qu'on ne les a pas prévues et, pire encore, qu'on s'est interdit de les prévoir. C'est pourquoi je classerais volontiers dans la catégorie des ''catastrophistes'' les innombrables auteurs qui s'emploient à rassurer l'opinion, sans mettre en cause le système mondial, sa dynamique et son évolution. Ceux qui prétendent que chômage et misère sont des maux passagers auxquels on trouvera des remèdes. Ceux qui présentent comme conciliables les intérêts des peuples du tiers-monde et des travailleurs du monde industriel. Ceux qui soutiennent qu'il est possible de vaincre la faim là-bas sans un changement radical des politiques et des rapports économiques ici, ou sans que ce changement s'effectue à notre détriment.

François Partant, La fin du développement, éd Babel, 1997

Le développement durable n'est ni une utopie ni même une contestation, mais la condition de survie de l'économie de marché.

Louis Schweitzer, alors PDG de Renault, Les échos, décembre 2004

L'objectif affirmé de Porsche est de réduire au minimum les effets préjudiciables à l'environnement, et de soutenir également les efforts internationaux visant à résoudre les problèmes écologiques globaux.

Site Internet de Porsche, 2004, année du lancement du Porsche 4x4 Cayenne : 2 tonnes et demi, 450 chevaux, 266 km/h

Je veux, par ailleurs, rappeler l'engagement de notre groupe dans le développement durable et la protection de l'environnement.

Thierry Desmaret, PDG de TotalFinaElf, 2002 Cité dans le journal La décroissance n°21

Le pétrole est comme "une drogue" pour l'Amérique.

George W. Bush, journal Le Monde, 02/05
Cité dans le journal La décroissance. n°31

La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux.

Jacques Chirac, déclaration au sommet de la terre de Johannesburg, 2002. Jacques Chirac qui, rappelons-le, aime à passer ses vacances dans l'Océan indien, à l'île Maurice, au Royal Palm (3 350 euros par jour pour une note totale d'environ 70 000 euros pour ses vacances en 2000). Jacques Chirac qui n'hésite pas non plus à gaspiller du kérosène, comme l'explique un membre de l'équipage de l'Airbus présidentiel : " A l'occasion des voyages de nuit, il est fréquent que nous recevions des consignes - écrites - nous interdisant d'atterrir avant, par exemple, 7 heures du matin. "(Le Canard enchaîné, 08/09/04) Extraits du journal La décroissance n°31

Pour économiser l'essence auto nous avons décidé de limiter la vitesse [...] naturellement, cette limitation de vitesse a comme conséquence que les courses automobiles et les rallyes seront, jusqu'à nouvel ordre, suspendus.

Pierre Mesmer, Premier ministre français, 1973, pendant le premier choc pétrolier.
Cité par La décroissance. n°32, juin 2006

20 000 C'est le kilométrage d'autoroute construit en 5 ans par la Chine, ce qui représente le double du réseau autoroutier français. La Chine est devenue le premier consommateur mondial de cuivre, de zinc, de platine et d'acier, le deuxième importateur de pétrole.

Alternatives économiques, mai 2005 La décroissance. n°30, février 2006

Nous devons apprendre à nous passer progressivement de pétrole.

Jacques Chirac, voeux du président de la République française, 5 janvier 2006

90% C'est le pourcentage des substances que contient un ordinateur qui sont enfouies en décharge ou incinérées sans aucun retraitement prélable. 40 millions d'ordinateurs sont périmés chaque année dans le monde. Les vieux ordinateurs sont de plus en plus envoyés en Chine, en Inde, au Nigéria, où une population miséreuse, dans des conditions de travail indignes, trient les substances chimiques. Un vieil ordinateur contient du plomb, du mercure, de l'arsenic, du chrome, du cobalt, du cadmium.

La décroissance. n°30, février 2006 L'Express, 25/04/05 voir aussi www.ban.org

Pour fabriquer une pile, il faut 50 fois plus d'énergie qu'elle n'en restitue.

La décroissance. n°21, mai 2004

9 000 C'est le nombre moyen de kilomètres parcouru par un yoghourt aux fraises vendu à Stuttgart en 1992, si l'on cumule le parcours du lait, des fraises cultivées en Pologne, celui de l'aluminium pour l'étiquette, la distance à la distribution. Les biens de consommation, en France, circulent en moyenne sur 5000 km de transport.

Thèse de Stéphanie Böge, Wuppertal Institut, 1993 cité dans Silence n°167, juillet 1993.

1 000 000 et 50. 1 million : Pour obtenir un litre d'essence, il aura fallu que 23 tonnes de matières organiques soient transformées sur une période d'au moins un million d'années. 50 ans : c'est le temps mis par l'Humanité pour pomper la moitié des réserves mondiales de pétrole (estimations).

La décroissance. n°21, mai 2004 Betsy Mason, "Plant-to-oil Equations Point Up Unsustainable Profligacy", Nature, 29 octobre 2003.

1 800 C'est la quantité de matières, en kilogrammes, nécessaires pour fabriquer un ordinateur, écran plat de 17 pouces compris. Dans ce total, on trouve 240 kg de carburants fossiles, 22 kg de produits chimiques, 1,5 tonne d'eau.

Computers and the Environment, Eric Williams et Ruediger Kuehr, www.it-environment.org cité par La décroissance. n°21, mai 2004

Je prends ma voiture pour fuir la ville et toute ses voitures. J'aime la nature et la campagne. Je prends ma voiture pour amener mes enfants à l'école. Avec toutes ces voitures, il serait bien trop dangereux pour eux d'y aller à pied. Je prends ma voiture. Le vélo, c'est bien trop dangereux. Je prends ma voiture. Il n'y a pas assez de transports en commun car tout le monde prend sa voiture. Je prends ma voiture, je veux l'essence la moins chère possible, mais je ne veux pas de naufrage de pétrolier ni de dictature soutenue par TotalFinaElf. Je prends ma voiture, je veux beaucoup d'espaces verts autour de chez moi, mais aussi beaucoup de places de parking. Je prends ma voiture, mais je ne veux pas habiter dans une rue bruyante. Je prends ma voiture, mais je ne veux pas croire qu'il n'y aura bientôt plus de carburant. On trouvera une supersolution qui ne polluera pas et tout et tout. Je prends ma voiture, mais je ne veux plus d'accidents sur les routes. Je prends ma voiture, mais je vote Vert. Attendez, j'ai encore beaucoup d'autres excuses pour continuer à prendre ma voiture et ne pas rouler en vélo.

Casseurs de Pub, dossier novembre 2002

300 000 C'est le nombre de litres d'eau que nécessite, en moyenne, la construction d'une voiture. L'édification d'une voiture exige 20 fois plus de matières premières que son poids. A l'autre bout de la chaîne, ce sont deux millions de véhicules particuliers légers qui sont jetés annuellement en France, soit, notamment, 280 000 tonnes de vieux pneus, 30 000 tonnes de résidus de batteries et 400 000 tonnes de déchets industriels spéciaux.

T&E Bulletin, n°89, juin 2000 L'auto ou la ville, n°2, avril 1996 Casseurs de Pub, dossier novembre 2001

95%. Les produits pétroliers représentent 95% de l'énergie nécessaire aux transports dans le monde. Ce secteur absorbe à lui seul 55% de la consommation mondiale de pétrole. En France, le transport routier absorbe près de 80% des produits pétroliers consacrés aux transports, suivi par les transports aériens pour environ 15%, le rail et la voie d'eau se partageant les 5% restants. Les automobiles consomment 65% des essences, les poids lourds 25%, les camionnettes 5%, les bus et les cars 4%, les deux roues motorisées 1%

Ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, L'énergie en France, repères, 2004 Agence Internationale de l'Energie, World Energy Outlook 2004, Paris, 2004 chiffres cités par Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Fayard, 2005, p64-65

En 2004, la planète Terre comptait environ 800 millions de voitures, 8 millions de camions, 3 millions de bus et cars, 100 000 locomotives diesel, 11 000 avions de plus de cent passagers, 85 000 bâteaux et cargos, 1,2 millions de caboteurs de pêche.

Pétrole et géologie politique, Yves Cochet, mensuel Silence n°320, février 2005

L'Union européenne (à 15) a consommé 5,5 millions de tonnes de textiles en 2002 à usage d'habillement, de linge de maison ou dans l'industrie. Les fibres de ces textiles sont aux deux tiers synthétiques, issues de la pétrochimie.

Bio Intelligence Service, Study on External Environmental Effects Related to the Life Cycle of Products and Services, European Commission, 2003 chiffres cités par Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Fayard, 2005, p75

Une bouteille plastique d'un litre et demi d'eau nécessite 30 grammes de pétrole pour sa fabrication et 100 grammes pour l'acheminer vers son utilisateur.

chiffres cités par Yves Cochet, Pétrole apocalypse, Fayard, 2005, p75

Les bénéfices cumulés des cinq plus grandes sociétés pétrolières mondiales (ExxonMobil, BP, Shell, Total et Chevron) ont dépassé les 100 milliards de dollars en 2005, un record historique. En 2003, Exxon Mobil était la société qui avait réalisé le plus de bénéfices au monde.

Le Monde, 10/09/2005 Magazine Forbes, 13 février 2004

Environ 8% du pétrole brut est utilisé par l'industrie pétrochimique, dont l'activité consiste en la réalisation de matériaux de synthèse : matières plastiques (mobilier, flacons, stylos, lentilles de contact jetables, jouets, DVD...) ; caoutchoucs de synthèse (joints d'étanchéité, isolants électriques, semelles de chaussures, gants médicaux, préservatifs...) ; fibres synthétiques (nylon, Gore-Tex, maillots de bain, moquettes, voiles de bâteaux, Teflon...) ; détergents ; cire et paraffine (bougies, rouge à lèvres...) ; pesticides et engrais.

d'après Jean-Luc Wingert, La vie après le pétrole, autrement, 2005

Il est assez courant de considérer la plantation d'arbres comme une variable d'action significative pour compenser les émissions [de gaz carbonique] ; c'est en tout cas ce que laissent penser certains projets annoncés à grands coups de trompette. Qu'en est-il ? Le point le plus important est celui-ci : tout dépend de ce qu'il y avait avant. Si la forêt remplace une prairie, dont le carbone total à l'hectare (sol + biomasse) est grosso modo identique, le gain est nul, et cela est également vrai si la forêt remplace... une autre forêt. Il n'y a en fait puits [de carbone] que si la forêt remplace une terre agricole (ce qui n'arrive pratiquement jamais). Admettons que ce soit le cas. Le stock de carbone à l'hectare d'une forêt (sol inclus) varie de 150 à 400 tonnes, mais la terre agricole remplacée en contenait 80. Admettons que la plantation d'une forêt permette de passer à 250 tonnes (à 25 tonnes près), pour fixer les idées. Comme il faut à peu près un siècle à une forêt pour arriver à maturité (ordre de grandeur), notre forêt en croissance absorbera environ 1,5 à 2 tonnes de carbone à l'hectare par an. Pour créer un puits forestier à même d'absorber les 3 Gigatonnes de carbone d'origine humaine qui s'accumulent actuellement dans l'atmosphère, il serait donc nécessaire de convertir en forêts de 1,5 à 2 milliards d'hectares de terres agricoles, c'est-à-dire 15 à 20 millions de kilomètres carrés, un huitième à un sixième des terres émergées, ou encore plus de 2 fois le Sahara, ou encore 30 à 40 fois la France !

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p52 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

La durée de brassage de l'atmosphère (plus exactement de la troposphère) est de l'ordre de quelques mois : en un tel laps de temps, une quantité de gaz émise n'importe où [sur la planète] se retrouve homogénéisée au-dessus de l'ensemble de la planète.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p54 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Nos émissions de gaz à effet de serre vont conduire à une augmentation de la température moyenne de l'air au niveau du sol. [...] Le rapport d'évaluation du GIEC de 2001 [Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat] donne une fourchette allant de 1,5 à 5,8°C à l'horizon d'un siècle.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p86 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Depuis la fin de la dernière guerre mondiale, c'est-à-dire en 50 ans, les émissions annuelles [de gaz carbonique fossile] ont été multipliées par 4 ! [...] la quantité d'énergie consommée par Français a grosso modo triplé entre 1960 et nos jours. [...] [Dans le monde, la consommation d'énergie] moyenne par habitant (1,5 tep par an) [tonne équivalent-pétrole, unité de mesure] reste très en deça de ce que consomme un Américain (7 à 8 tep par an) ou même un Européen (3 à 4 tep par an). [...] Si la population mondiale -6 milliards d'habitants aujourd'hui- avait le niveau de consommation d'un Américain, les émissions mondiales de gaz carbonique fossile serait multipliée par 6.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p151-152 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

La production de viande en général, et particulièrement de viande rouge, engendre des émissions très significatives de gaz à effet de serre. Les très fortes émissions "contenues" dans un kilogramme de viande de boeuf ou de veau ne proviennent pas seulement du méthane émis par l'animal : entrent aussi en ligne de compte les quelques dizaines de tonnes de céréales qu'il faut cultiver -et donc les émanations des engrais et la dépense énergétique afférentes- pour produire une tonne de carcasse. Les choix alimentaires sont très loins d'être neutres vis-à-vis des émissions de gaz à effet de serre : manger un steak d'un demi-kilo, ou parcourir 50 km en petite voiture, c'est à peu près équivalent ! [...] il faut environ 50 fois plus de surface agricole pour faire un kilo de boeuf que pour faire un kilo de blé.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p175 et 256 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Le nombre moyen de passagers par véhicule [est] de l'ordre de 1,8 actuellement (tous trajets confondus).

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p207 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Un rapide calcul montre qu'électrifier tout le par automobile français (30 millions d'unités) nécessiterait plus ou moins de doubler la consommation électrique française, ce qui revient à déplacer le problème du transport vers la production d'électricité.

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p211 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

Une étude de l'INRETS (Institut National de recherches et d'études sur les transports et leur sécurité) datant des années 1990 a montré que les hypermarchés de périphérie étaient deux fois plus consommateurs d'énergie par unité de chiffre d'affaires que les supermarchés de centre-ville, ce qui reflète leur éloignement des lieux d'habitation, donc l'obligation d'y aller en voiture, et la provenance éloignée des produits vendus (ce qui est moins le cas des commerces locaux, si l'on inclut les marchés).

L'avenir climatique, Jean-Marc Jancovici, points, 2002, p254 Jean-Marc Jancovici, ingénieur-conseil, est pro-nucléaire. Vous trouverez une critique argumentée de ses positions nucléaristes dans la revue Traits d'Union n°23/24 disponible auprès de la CRIIRAD.

La course au moins-disant social, au moins-disant environnemental, même si elle peut apporter un profit illusoire à court terme, est une course à l'abîme. Une course qui compromet l'avenir même de l'humanité par le gaspillage des biens publics mondiaux, la destruction de la biodiversité ou le réchauffement du climat. Une course qui rejette dans l'exclusion des centaines de millions de femmes et d'hommes. A cette course folle, il est une alternative. Humaniser et maîtriser la mondialisation. Poser les bases d'une croissance plus durable et mieux répartie. Telle est la vraie rationalité économique. Car, pour les pays du Sud, le succès économique et le progrès social passent autant par le développement du marché intérieur que par celui des exportations. Car, pour les pays développés, un partenariat respectueux mais exigeant avec les pôles émergents du monde -selon des règles acceptées et appliquées par tous- porte la promesse d'un avenir de croissance et de prospérité partagée. Car, pour les entreprises, un monde de justice et de droit est porteur de bien davantage d'opportunités et de sécurité. Nous ne pourrons pas indéfiniment laisser en marge du mouvement du monde cette partie de l'humanité aujourd'hui reléguée derrière les murs de notre indifférence.

Jacques Chirac, discours au Palais de l'Elysée, 14 juin 2005

L'aventure humaine exceptionnelle que nous venons de vivre ne doit pas nous faire oublier que notre planète est en grand danger et que nous devons, plus que jamais, nous mobiliser pour sa sauvegarde. Quand on voit ces paysages de mer de glace, c'est extraordinaire de voir à quel point notre planète est diverse. Il faut essayer de trouver des solutions avec des scientifiques bien sûr, mais avec tout un chacun.

Prince Albert de Monaco, Euronews, 2006, de retour d'un voyage en avion au pôle Nord pour alerter sur le réchauffement climatique, opération sponsorisée par Boeing, Intel, Sony, Nike, etc. Albert de Monaco a fait deux fois le Paris-Dakar, il est président du Yach-Club de Monaco, parrain de la patrouille de France. Monaco est un paradis fiscal réputé pour son blanchiment d'argent. cité dans La décroissance. n°33, septembre 2006

Tout le monde sait que pour obtenir le droit de chercher du pétrole, il faut payer en liquide. [...] Les moeurs de cette industrie n'ont rien à voir avec ce qui se pratique ailleurs. Les gens les plus rigoristes devraient en être conscients quand ils vont faire leur plein.

Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG D'Elf, protagoniste de L'affaire Elf. Entretien au Nouvel Observateur du 23/01/1997. Cité dans le livre Noir Silence .

- Dans une société pétrolière vous avez des consultants. Comme consultants, j'avais des anciens Ministres, même des Ministres en exercice, qui me trouvaient assez sympathiques.
- vous voulez dire que vous payiez des Ministres en exercice ?
- Bien sûr.
- C'est une pratique courante ?
- Tout à fait, tout à fait en Afrique.

Echange entre un journaliste et Robert Maloubier, ancien Directeur administratif d'Elf au Nigéria entre 1968 et 1970, ancien des services secrets français.
Extrait de Elf, l'Afrique sous influence, documentaire de Jean-Michel MEURICE et Fabrizio CALVI, 2000, coproduction Arte France.

- Quand il y avait des "pots de vin" à verser, on faisait une lettre à un responsable des douanes -il fallait bien transférer de l'argent !- pour expliquer quelle était la raison pour laquelle se faisait cette sortie et quel en était le bénéficiaire. Cette lettre était conservée au Ministères des Finances pour que le cas échéant Guillaumat [Président d'Elf à l'époque] ne soit pas accusé d'avoir détourné des fonds.
- Vous voulez dire que les pots de vin étaient enregistrés au Ministères des Finances ?
- Pas comme des pots de vin ! On disait que « pour la conclusion de tel marché nous étions obligé de verser à des intermédiaires une somme de tant ». C'était la vérité d'ailleurs : il fallait que monsieur Untel qui était Sénateur ou untel qui était Haut Fonctionnaire se fasse "graisser la patte". On appelait cela des commissions intermédiaires. Ça existe partout ! Ça existe toujours ! Quand vous vendez des avions, des chars, ça se passe toujours comme cela.

Pierre Desprairies, ancien Directeur des relations extérieures d'Elf Aquitaine entre 1967 et 1973.
Citation extraite de Elf, l'Afrique sous influence, documentaire de Jean-Michel MEURICE et Fabrizio CALVI, 2000, coproduction Arte France.

L'entreprise [Elf] avait pris beaucoup d'essor, notamment en Afrique. L'entreprise dépensait beaucoup d'argent pour la recherche et la mise en production des gisements, elle mettait beaucoup d'hommes sur le terrain. Il était donc essentiel pour l'entreprise que le Régime soit stable, que la sécurité ne soit pas menacée. C'était mon rôle principal : informer Elf sur la situation politique et économique -et sur le plan de la sécurité- dans les pays où Elf était implantée.

Maurice Robert, ex officier des services secrets français, ex diplomate au Gabon, ex responsable des activités de renseignement d'Elf en Afrique, ex bras droit de Jacques Foccart.
Citation extraite de Elf, l'Afrique sous influence, documentaire de Jean-Michel MEURICE et Fabrizio CALVI, 2000, coproduction Arte France.

Le développement durable est facile à définir : si votre arrière-grand-père et vos enfants restent des consommateurs fidèles de Nestlé, alors nous avons travaillé de façon durable. Et ceci est le cas de plus de 5 milliards de personnes dans le monde...

Peter Brabeck-Lemathe, Directeur Général du groupe Nestlé, cité dans Les coulisses du commerce équitable, Christian Jacquiau, Mille et une nuits, 2006. Cité dans La Décroissance n°35, décembre 2006.

Vous voulez sauver la planète et vous avez raison ! Le développement durable, ce n'est pas la croissance zéro, c'est la croissance durable. La révolution que je vous propose, c'est de faire du développement durable le critère de toutes nos politiques publiques.[...] En investissant dans le nucléaire qui ne produit pas de gaz à effet de serre.

Nicolas Sarkozy, Université d'été des Jeunes populaires UMP à Marseille, 03/09/2006. Cité dans La Décroissance n°35, décembre 2006.

Elf n'est pas seulement une société pétrolière, c'est une diplomatie parallèle destinée à garder le contrôle sur un certain nombre d'Etats africains, surtout au moment clé de la décolonisation. [...] Il s'agit également d'un prolongement de l'Etat, afin que la politique africaine soit bien conforme aux intérêts du pays. Disons que le président d'Elf est à la fois président d'une société pétrolière et ministre bis de la Coopération. Et c'est justement parce que cette société avait un objet politique et diplomatique en Afrique qu'elle a de tout temps financé les services secrets.

Loïk Le Floch-Prigent, ancien Directeur d'Elf, Affaire Elf, affaire d'Etat. Entretiens avec Eric Decouty, Le cherche-midi, 2001.

Après l'indépendance de l'Algérie, il fallait trouver un autre pôle pétrolier. Aussi, dès les premières découvertes au Gabon, ce pays est-il devenu une zone protégée et privilégiée où, en pleine guerre froide, les services secrets et le monde pétrolier français s'accordaient pour conserver un bastion pétrolier.

Antoine Glaser, rédacteur en chef de La lettre du continent, cité dans le rapport d'information de la commission des Affaires étrangères sur "le rôle des compagnies pétrolières dans la politique internationale et son impact social et environnemental", 13 octobre 1999.

On annonçait à Macaya [un des pseudonymes d'Omar Bongo, chef d'Etat du Gabon] que les puits [de forage] démontraient bien l'existence d'un gisement mais qu'il était faillé et difficile et que son brut n'était pas bon : trop de cobalt, trop de soufre, trop d'hydrates, trop de paraffine, trop lourd [...], trop épais [...]. Ce brut, en fait excellent, était donc racheté 14 dollars [le baril] par notre filiale de négoce pétrolier qui le revendait 17 sur le marché international. Ce mensonge sur la qualité a fait gagner à Elf plus de 200 millions de dollars par an.

Jean-Pierre Vandale, L'Affaire totale, Ecrire, 2001, "roman à clé" écrit par un ancien cadre d'Elf.

- Eric Decouty : "Lorsque'en décembre 1995 vous avez été nommé PDG de la SNCF, ni vous, ni le président de la République, ni les autres ministres n'ignoriez que l'enquête initiale des juges risquait de mettre au jour le système Elf. Et que par conséquent le danger était extrêmement grand pour nombre de personnes qui en avaient profité..." - Loïk Le Floch-Prigent : "Bien sûr." - Eric Decouty : "Avec le président de la République [...] vous avez [...] abordé le fond du dossier Elf..." - Loïk Le Floch-Prigent : "Avec lui, comme avec le Premier ministre Alain Juppé, Bernard Pons, Jacques Toubon, Nicolas Sarkozy [...] et plusieurs ministres ou anciens ministres. [...] Jacques Chirac m'a répondu : "Ça n'ira pas jusqu'à la mairie de Paris..." Je dois avouer que sur le moment je n'ai pas compris à quoi il faisait allusion."

Affaire Elf, affaire d'Etat, Loïk Le Floch-Prigent, Le cherche-midi, 2001.

"Si la Justice devait mettre en prison tous ceux qui ont touché de l'argent d'Elf, il n'y aurait plus grand monde en France pour former un gouvernement ! s'amuse André Guelfi, alias Dédé la Sardine, l'un des intermédiaires auxquels recourait la société pétrolière. Elf arrosait tous azimuts. Tous les partis ont été touchés, le PS, le RPR, tout le monde."

Le Parisien, 18 février 1999, cité Afrique, pillage à huis clos, Xavier Harel, Fayard, 2006, p85.

Je m'engage aujourd'hui, comme je l'ai fait en tant que ministre et dans ma région, en faveur du développement durable. Je ferai de l'environnement l'un des coeurs de mon action, comme un pilier de la croissance durable et de l'ordre juste.

Ségolène Royal, Le nouvel Observateur, 14 décembre 2006

Nous sommes, et à juste titre, fiers de notre intelligence et de nos prouesses techniques. Mais, en quelques siècles, nous avons brûlé des ressources accumulées durant des centaines de millions d'années. Nous détruisons des écosystèmes qui abritaient une biodiversité perdue à jamais, nous privant ainsi de clés indispensables pour le futur. Tout cela, nous le savons : alors, pourquoi tardons-nous à prendre les mesures qui s'imposent ? Parce que, dans un égoïsme coupable, nous refusons d'en tirer les conséquences. Parce que nous sommes incapables de nous affranchir de schémas de pensée obsolètes, d'une structure économique héritée du XIXe siècle. Parce que notre organisation politique internationale est inadaptée à l'enjeu vital du XXIe siècle, qui est l'enjeu écologique.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Je veux être le Président d'une France qui montrera l'exemple au monde d'un pays qui engage sa jeunesse dans l'aide au développement, investira dans les technologies propres et les énergies nouvelles, réduira ses gaspillages, préparera l'évènement d'une société de modération à la place d'une société d'excès.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Condamné à cinq ans de prison, Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien patron d'Elf, n'a pas purgé sa peine en raison de sa santé. Il conseille actuellement le président du Congo-Brazzaville, l'un des dictateurs protégés de la France. Condamné à sept ans de prison et à deux millions d'euros d'amende, André Tarallo, l'ancien directeur des hydrocarbures d'Elf, est sorti au bout de quelques semaines pour raison de santé. Le fisc ne réclame pas le paiement de l'amende. Ses biens acquis grâce aux commissions occultes ne sont pas confisqués. Roland Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères, ex-président du Conseil constitutionnel, a été relaxé en appel. Conciliant, le fisc ne redressera qu'une partie seulement des dix millions de francs en liquide, d'origine indéterminée, découverts sur ses comptes bancaires.

Eva Joly, La Force qui nous manque, Les arènes, 2007

Le nucléaire n'est pas un gros mot. La France a fait le choix du nucléaire. Nous ne voulons l'imposer à personne, mais nous disons que dans un univers où, dans un siècle, il n'y aura plus de gaz et, dans quarante ou cinquante ans, il n'y aura plus de pétrole, on ne peut pas se contenter de dire : "le nucléaire fait peur, on n'en parle pas." Il faut parler, du nucléaire comme de toutes les autres énergies renouvelables. J'ajoute que la France est prête à aider tout pays qui veut se doter de l'énergie nucléaire civile.

Nicolas Sarkozy, discours aux Nations Unies, 25/09/07

Vous ne voulez pas de décroissance, nous non plus. Mais notre croissance dépend de notre capacité à mettre du développement durable dans chaque entreprise.

Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, 31/08/07, Université d'été du MEDEF. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Rappelons par exemple que le Vélib', ce n'est pas Delanoë [maire PS de Paris] qui l'a inventé, mais bien les Verts !

Noël Mamère, alors député écologiste, Le Point, 08/09/07. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Posséder un 4x4, pourquoi pas. A condition de sacrifier de temps en temps au co-voiturage : utiliser une voiture de deux tonnes pour trimballer un gars de 70 kilos, c'est aberrant !

Yann Arthus-Bertrand, Direct soir (Bolloré), 13/09/07. Cité par La Décroissance n°43, octobre 2007.

Nos échanges avec l'Irak croissent depuis un an à un rythme très accéléré. Aujourd'hui, monsieur Saddam Hussein a souhaité visiter le centre nucléaire de Cadarache car il est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent pour l'Irak et la France peut s'associer à cette réalisation.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

Nous nous préparons à livrer une véritable bataille économique. La croissance verte, qui ne lèse pas les générations futures, c'est possible.

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie, du développement et de l'aménagement durables, Le journal du dimanche, 29/07/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007.

Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution [...] Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au coeur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance.

Nicolas Sarkozy, président de la République française, discours du 20/06/07. Cité dans La Décroissance n°42, septembre 2007.

Je suis prêt à travailler avec toutes les entreprises, même Total et Coca-Cola, dès lors qu'elles sont sincères. En matière d'écologie, les choses avanceront ensemble, pas les uns contre les autres.

Yann Arthus-Bertrand, 20 minutes, 11/10/07. D'après La Décroissance n°44, novembre 2007.

Mon mode de déplacement le plus courant, aujourd'hui, hormis la voiture et la moto, que j'utilise pour venir dans Paris, est, comme on l'imagine, l'hélicoptère.

Yann Arthus-Bertrand, Chemin faisant, 2001. Les éditions La martinière ont publié en novembre 2007 son livre La Grande Terre en édition de luxe, à 5000 euros, " Un coffret en édition limitée contenant lutrin et beau livre, soit 20 kg d'art et d'évasion.". D'après La Décroissance n°44, novembre 2007.

Faire baisser les prix du pétrole, aucun pays n'a réussi à le faire. Cela veut dire encourager la consommation d'un produit qui est de plus en plus cher, qui est de plus en plus rare et dont on sait que son terme est affiché. [...] Il va falloir qu'on change nos habitudes progressivement.

François Fillon, premier ministre français depuis mai 2007, AP, 05/05/2008

Ce que nous avons su faire il y a plusieurs décennies pour le nucléaire, nous allons le faire pour le développement durable. [...] Le développement durable, c'est pas moins de croissance, c'est plus de croissance !

Nicolas Sarkozy, 20 mai 2008, Orléans, propos cités par La décroissance, juin 2008.

L’énergie nucléaire, c’est l’énergie du futur. Dans 40 ans, dans 50 ans, il n’y aura plus de pétrole, et dans un siècle, il n’y aura plus de gaz. On peut s’agiter, on peut dire ce que l’on veut, c’est une réalité. Ce n’est pas simplement les éoliennes qui remplaceront le gaz et le pétrole. Il faut les énergies renouvelables. Et on a travaillé ensemble sur les énergies renouvelables. Et, d’ores et déjà, la France est un des premiers pays d’Europe pour l’investissement des énergies renouvelables. Mais mes chers amis, le nucléaire c’est l’énergie du futur. La France vous dit que sa technologie qui est l’une des plus sûres du monde, elle est décidée à la mettre au service du développement de vos économies. Parce que sans énergie, vous ne connaîtrez pas la croissance. Sans croissance, vous n’aurez pas de développement, vous aurez la misère, le sous-développement et le chômage et donc le terrorisme, parce que tout est lié. L’énergie du futur, elle est aussi pour l’Orient, elle est aussi pour les pays arabes, parce qu’il n’y a aucune raison de condamner l’Orient et les pays arabes au sous-développement.

Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2008 à l’hôtel Karthago à Gammarth à l'occasion de sa visite d'Etat en Tunisie. Ce discours a été prononcé devant 500 chefs d'entreprise de Tunisie et de France réunis au Forum franco-tunisien des Affaires.

Mc Donald's est légitime pour parler environnement à ses clients.

Dominique Voynet, L'écojournal de Mc Donald's, 2007, cité par La décroissance, janvier 2008.

L'épuisement des ressources naturelles n'est pas une fatalité ; c'est un catalyseur d'innovations pour imaginer de nouveaux produits et gagner de nouveaux marchés. Dans l'entreprise, ces solutions techniques et opérationnelles doivent être soutenues par un management fortement impliqué et concerné par la croissance écologique. Les entreprises lucides l'ont compris et intégré dans leur stratégie : le développement durable est la condition de leur réussite future. Écologie et croissance ne sont pas antinomiques. Le comprendre, c'est déjà une victoire.

Gérard Mestrallet, PDG de la multinationale Suez, Le Monde, 20/12/2007.

Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?

Nicolas Sarkozy, discours au Conseil national de l'UMP, 28 novembre 2009

Il y a 9% de chômeurs en France. Si on leur dit "C'est la décroissance"... Il faut bien qu'ils aillent travailler les gens ! Faut bien qu'ils aient un boulot, qu'ils aient un salaire ! En Inde, il y a 600 millions de gens qui sont dans la pauvreté. Si on explique que le but c'est la décroissance, où est-ce qu'on va ? C'est un raisonnement d'égoïste, ça, qui consiste à fermer la porte du progrès au nez et à la barbe de tous ceux qui n'y ont pas encore accès ! Et puis il y a la politique qu'on propose nous : la croissance oui, mais une croissance durable, une croissance respectueuse de l'environnement. Voilà ce qu'on propose ! Clairement, ma position, c'est celle d'un développement durable.

Nicolas Sarkozy, propos rapportés par France Inter, émission Là-bas si j'y suis, 17 décembre 2009

Il n'y aura pas de privatisation d'EDF-GDF. C'est simple, c'est clair et c'est net.

Nicolas Sarkozy, 6 avril 2004, visite d'un site GDF à Chinon, en tant que ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Dès le 15 juin 2004, lors d'un discours à l'Assemblée nationale, Nicolas Sarkozy renie ses promesses : "Il est en effet clair qu'EDF et GDF doivent pouvoir lutter à armes égales avec la concurrence. [...] Pour cela, nous devons les transformer d'établissements publics en sociétés anonymes." En juillet 2008, GDF a été privatisée, fusionnée avec l'entreprise privée Suez.

La sécurité à long terme de l'approvisionnement mondial en pétrole n'est pas assurée. [...] Il est de plus en plus communément admis que la production mondiale aura du mal à dépasser les 100 millions de barils par jour [contre 87 aujourd'hui] alors que la prolongation des besoins tendanciels conduit à une demande d'environ 120 millions de barrils par jour en 2030 [selon l'Agence Internationale de l'Energie]. Le risque existe donc que le monde connaisse une crise pétrolière très sérieuse au cours de la prochaine décennie, avec des prix extrêmement élevés.

Claude Mandil, ancien directeur de l'AIE, extrait du rapport remis au premier ministre François Fillon en avril 2008

Le pétrole fournit environ 35% de l'énergie mondiale, le charbon 25%, le gaz 20%, le bois 10%, l'hydroélectricité 5%, le nucléaire 5%, la géothermie 0,5%, les biocarburants 0,1 à 0,3%, l'éolien 0,07%, le photovoltaïque environ 0,01%.

D'après C'est maintenant !, Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, éditions Seuil, 2009

La superficie de la banquise en fin d'été est passée d'environ 7,5 millions de kilomètres carrés au début des années 1980 à un peu plus de 6 millions de km2 en 2005. En 2006, cette étendue minimale a chuté brutalement à 5,5 millions de km2, et à 4,5 millions de km2 en 2007 et 2008.

D'après C'est maintenant !, Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, éditions du Seuil, 2009

Toutes étapes prises en compte, il faut de l'ordre de 300 kg de combustibles fossiles pour faire les pièces d'un ordinateur et les assembler. Une bonne partie concernent la production électrique au charbon et au gaz.

D'après C'est maintenant !, Jean-Marc Jancovici, Alain Grandjean, éditions du Seuil, 2009