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Répression et contrôle social

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Les citations du thème « Répression et contrôle social »

La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d'un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l'apport de fonctionnalité attrayantes :

- Éducation dès l'école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l'école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s'identifieront pour aller chercher les enfants.
- Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo.
- Développer les services « cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l'accès Internet, ...

La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l'apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gêne occasionnée.

GIXEL, groupe de pression qui rassemble une cinquantaine d'industries de l'électronique dont le CEA-Léti, EADS, Thales, 3M...
Extraits du livre bleu, juillet 2004. Ce rapport est téléchargeable sur http://www.gixel.fr
A noter que depuis que les citations de ce rapport ont été diffusés, le livre bleu a été modifié et ces citations "épurées"...

Dans le train qui l'amène à Lille, le 1er avil, Ségolène Royal échange quelques mots avec des représentants de la coordination lycéenne et étudiante venus spontanément la voir. Aux jeunes qui l'exhortent à prendre position sur la "répression" policière dans les manifestations anti-CPE, elle répond : "Il faut savoir prendre son risque", rapporte le journal Le Monde. "Mais, madame, certains ont prix deux mois -de prison- ferme, et ce n'était pas des casseurs !" s'émeut une jeune fille. "C'est ça, les luttes !" réplique Mme Royal.

Politis, 1er juin 2006

Par le moyen de méthodes toujours plus efficaces de manipulation mentale, les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques -élections, parlements, hautes cours de justice- demeureront mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non-violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu'ils étaient au bon vieux temps, la démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions radiodiffusées et de tous les éditoriaux mais [...] l'oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux ménera tout et tout le monde comme bon lui semblera.

Aldous Huxley, Le meilleur des mondes, Plon, 1959, p169

3. C'est le rang de la France en matière d'exportations mondiales d'armes. Ces exportations ont connu une croissance de 60% en 2004, soit 7,125 milliards d'euros de recettes. Avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni, la France a représenté, au cours des dix dernières années, plus des trois quarts des exportations mondiales d'armement.

Agence France Presse, 21/12/2005 Observatoire des transferts d'armements.

300 C'est le nombre de fois où chaque Britannique est filmé par jour, en moyenne. L'Angleterre concentre 10% du total mondial des caméras de vidéosurveillance.

AFP Londres, 14/05/06 cité par Le plan B. n°3, juillet 2006

47. C'est le nombre d'espaces "d'expression libre" offerts aux usagers du métro parisien par la RATP pendant 10 jours en 2004, suite à la montée du mouvement antipub. Par comparaison, il y a dans le métro au moins 100 écrans plasma, 2140 panneaux de 12 mètres carrés sur les quais, 3450 dispositifs de deux mètres carrés éclairés, 450 panneaux de 6 mètres carrés et 3600 panneaux de 3 mètres carrés dans les couloirs, 1900 panneaux de 1,5 mètres carrés dans les rampes d'escalier, 2400 panneaux sur les cloisons des wagons, 4500 bandeaux et 7000 oriflammes dans les wagons, etc.

L'admission des enfants dans les fabriques dès l'âge de huit ans est pour les parents un moyen de surveillance, pour les enfants un commencement d'apprentissage, pour la famille une ressource. L'habitude de l'ordre, de la discipline et du travail doit s'acquérir de bonne heure et la plupart des mains d'oeuvre industrielles exigent une dextérité, une prestesse qui ne s'obtient que par une pratique assez longue et qui ne peut être commencée trop tôt. L'enfant, entré à 8 ans dans l'atelier, façonné au travail, ayant acquis l'habitude de l'obéissance et possédant les premiers éléments de l'instruction primaire, arrivera à dix ans plus capable de surmonter la fatigue.

Ministre du commerce français, 1841, à propos de la loi fixant le seuil d'emploi dans les usines à 8 ans. cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

Nous ne souffrons pas d'une crise de chômage national mais d'une crise d'invasion étrangère.

Un député français, 1931 cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

si nous n'avions pas reçu tant d'étrangers, nous n'aurions pas eu de chômage.[...] L'étranger nous arrache le pain de la bouche.

Un sénateur français, 1938 cité dans La contribution des travailleurs étrangers au développement industriel de la France à nos jours, Paul Muzard, brochure éditée par le MRAP, 1998

Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs [...] Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler... si vous ajoutez le bruit et l'odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela...

Jacques Chirac, discours du 19 juin 1991

Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut mais on nettoiera la Cité des 4000 [...] On va nettoyer au Kärcher [...] On va envoyer des équipes spécialisées et éventuellement, s'il le faut, des CRS.

Nicolas Sarkozy,
20/06/2005 à La Courneuve
cité dans Le Monde, 23/06/2005

La France, tu l'aimes ou tu la quittes.

Slogan du Mouvement Pour la France (MPF), dirigé par Philippe de Villiers

Personne ne s'étonnera que l'obsédant sentiment d'insécurité galvanise l'économie et alimente de nouveaux business. Les investissements et l'innovation ont redoublé depuis le 11 septembre 2001. Mais le secteur avait commencé à prospérer bien avant. En dix ans, il a presque doublé, passant en France de 8 milliards d'euros en 1992 à plus de 14,7 milliards en 2003. Trois domaines tirent particulièrement leur épingle du jeu : le conseil, l'audit et l'ingénierie (170 millions d'euros, en augmentation de 14 % en 2003), le gardiennage et la surveillance humaine (2,35 milliards d'euros, + 9 %) et la vidéosurveillance (512 millions d'euros, + 6 %). Les officines privées en tout genre prolifèrent. « Les agents de sécurité privés sont maintenant supérieurs en nombre aux forces de la police nationale : 170 000 contre 140 000 », confirme éric Chalumeau, directeur des études de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure (Ihesi) et directeur général de Suretis, cabinet de conseil en sûreté et sécurité, filiale de la Caisse des dépôts.

Challenges, avril 2004 cité dans le mensuel CQFD n°14

On voudrait réduire les émeutes des banlieues à leur dimension sociale, y voir une révolte de jeunes contre la discrimination et le chômage. Le problème est que la plupart sont noirs ou arabes, avec une identité musulmane. En France, il y a d'autres émigrants en situation difficile. Ils ne participent pas aux émeutes. Il est clair que nous avons affaire à une révolte à caractère ethnico-religieux. [...] on change l'enseignement de l'histoire coloniale et de l'histoire de l'esclavage dans les écoles. On y enseigne aujourd'hui l'histoire coloniale comme une histoire uniquement négative. On n'enseigne plus que le projet colonial voulait aussi éduquer, apporter la civilisation aux sauvages. On ne parle que des tentatives d'exploitation, de domination, et de pillage. [...] on nous dit que l'équipe de France est adorée par tous parce qu'elle est « black blanc beur », en fait aujourd'hui elle est black black black ce qui fait ricaner toute l'Europe. [...] Je suis né à Paris, mais je suis fils d'immigrants polonais. Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d'Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine: ce qu'il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu'il a fait aux Africains. Qu'a-t-il fait aux Africains? Il ne lui a fait que du bien.

Alain Finkielkraut, écrivain, professeur au département Humanités et Sciences Sociales de l'Ecole Polytechnique quotidien israélien Haaretz, 24/11/2005

Je suis là pour faire un travail, et mon travail, c'est de débarrasser la France des voyous, je ne vais pas me gêner.

Nicolas Sarkozy, Paris, cité par Le Monde du 5 juin 2005

Les forces de police ont besoin d'être considérées, respectées, j'allais dire aimées.

Nicolas Sarkozy, Corbeil-Essonnes, mai 2002, cité par Libération du 17 mai 2002

Selon une enquête de l'INSEE de 2002, à la question : "Quels problèmes dans votre commune ou votre quartier vous préoccupent le plus ?", 54% des habitants des villes de plus de 50 000 habitants répondent qu'ils sont gênés par le bruit, avant l'insécurité ou la pollution. Au total, 7 millions de personnes -soit plus de 12% de la population française- sont exposés à des nuisances sonores supérieures à 65 décibels, ce qui équivaut à vivre constamment près d'un aspirateur en marche.

D'après le Centre d'information et de documentation sur le bruit, extrait de La Décroissance n°35, décembre 2006.

Quand je vois des autobus qui flambent, je suis désolé, c'est nous qui payons les autobus. Je sais que les gamins qui font ça, ils n'auront rien du tout, et je trouve que c'est totalement inacceptable ! Excusez-moi, mais en Syrie on les mettrait vingt ans en prison. Je ne dis pas que c'est idéal, mais je vous assure qu'il n'y a pas d'autobus qui flambent !

Luc Ferry, ex Ministre de l'Education Nationale, président du Conseil d'analyse de la société, LCI, 28/10/2006.

Je ne vise pas l'électorat du FN, je l'ai déjà.

Nicolas Sarkozy, cité par Thomas Lebegue, Libération, 1er juillet 2005

Les mineurs de 1945 n'ont rien à voir avec les géants noirs des banlieues d'aujourd'hui, qui ont moins de 18 ans et qui font peur à tout le monde.

Nicolas Sarkozy, propos tenus au Conseil des ministres, lors de la présentation du projet de loi sur la délinquance des mineurs, rapportés par Le Canard enchaîné, 07/06/2006.

Et à ceux qui ont délibérément choisi de vivre du travail des autres, ceux qui pensent que tout leur est dû sans qu'eux-mêmes doivent rien à personne, ceux qui veulent tout tout de suite sans rien faire, ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l'histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard et qu'à leurs yeux elle n'aurait pas réglée, ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires, pour exiger une compensation que personne ne leur doit, plutôt que de chercher à s'intégrer par l'effort et par le travail, ceux qui n'aiment pas la France, ceux qui exigent tout d'elle sans rien vouloir lui donner, je leur dis qu'ils ne sont pas obligés de rester sur le territoire national.

Nicolas Sarkozy, discours de meeting à Agen, le 25/06/2006, propos rapportés par Billets d'Afrique, juillet 2006.

Si Le Pen dit que le soleil est jaune, je ne vais pas être obligé d'arriver en prétendant qu'il est bleu. Personne n'est obligé d'habiter en France. Quand on habite en France on respecte ses règles. C'est-à-dire qu'on n'est pas polygame, qu'on ne pratique pas l'excision sur ses filles, qu'on n'égorge pas le mouton dans son appartement, et qu'on respecte les règles républicaines.

Nicolas Sarkozy, Ministre de l'intérieur, émission « J'ai une question à vous poser », TF1, cité par le zapping de canal plus du 6 janvier 2007

J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable.

Nicolas Sarkozy, 10 avril 2007, lors d'une discussion avec Michel Onfray, dans Philosophie Magazine n°8, mars 2007.

Que me reproche-t-on au sujet des 3500 à 4000 Roumains en situation irrégulières : d'en avoir expulsé 1500 ? Ou d'avoir laissé les autres échapper à ce sort ? Si c'est la seconde hypothèse qui est bonne, rassurez-vous, je terminerai le travail.

Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, Sénat, 09/10/03

Peu m'importe si vous vous êtes tournés vers le FN par le passé. C'est parce que nous avions renoncé à défendre les idées qui étaient les vôtres.

Nicolas Sarkozy, meeting dans le Vaucluse, propos cités par Libération, lundi 16 avril 2007.

La France est en train de changer, elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit.

Nicolas Sarkozy, conseil national de l'UMP, 5 juillet 2008

Si on n'avait pas l'Identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour mes amis. On est sur le premier tour. Si je suis à 30%, c'est qu'on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge.

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne des présidentielles 2007 Propos rapportés par Yasmina Reza dans L'aube le soir ou la nuit, Flammarion, 2007

Madame Dati est là pour faire passer grâce à son nom et à sa belle allure les lois scélérates sur l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans et les peines planchers pour les récidivistes. Sarkozy compte sur elle pour améliorer ses relations avec les ''jeunes de banlieue''. Leurs parents leur auront sans doute rappelé que, pendant la guerre d'Algérie, les plus dangereux ennemis des résistants n'étaient pas les parachutistes de la Légion, mais les natifs du pays que l'armée française avait recrutés - avant de les abandonner de façon ignominieuse lors de son départ.

Eric Hazan, extrait de Changement de propriétaire. La guerre civile continue., éditions Seuil, 2007

Je n'ai jamais été, Christine Ockrent, pour l'immigration zéro.

Nicolas Sarkozy, 18 mars 2007, émission France Europe Express, France 3 En juin 1991, lors d'une réunion publique, Nicolas Sarkozy, alors député RPR des Hauts-de-Seine, affirmait : "Il faut déclarer comme objectif le quota zéro de l'immigration et cela, sans que nous ayons de leçon de racisme à recevoir de personne." (propos rapportés par Siné Hebdo, hors série numéro 3, décembre 2009)

[En France, en 1998], le nombre d'agents privés affectés à la sécurité des biens et des personnes (145 000) est passé devant celui des policiers sur le terrain (113 000). Le chiffre d'affaires de la sécurité privée a atteint 65 milliards de francs, c'est-à-dire quasiment le budget du ministère de l'intérieur. C'est le résultat de la privatisaion de nombreux sous-secteurs du contrôle et de l'essor d'un secteur économique privé sous-traitant le contrôle d'État : depûis la fin des années 1990, aéroports, stades, services internes de la sécurité sociale ou SNCF s'adressent tous à des entreprises de gardiennage privés. Dix ans plus tard, le processus est le même s'agissant de la lutte antimigratoire, devenue une véritable "industrie".

L'ennemi intérieur, Mathieu Rigouste, La découverte, 2009, page 300

On a atteint un sommet du cynisme lorsque, [en 2008], on a découvert que, pour assurer la sécurité de nuit du Centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot - où étaient enfermés des sans-papiers que l'on n'avait pas encore réussi à expulser -, on employait d'autres sans-papiers.

L'ennemi intérieur, Mathieu Rigouste, éditions La découverte, 2009, page 300

Le secteur de la sécurité s'annonce comme un acteur économique important et en croissance. Pour sa partie privée, les estimations disponibles aboutissent à un chiffre d'affaires mondial de 100 à 120 milliards de dollars. [...] Les données disponibles à plus long terme dessinent une solide croissance du chiffre d'affaires, de l'ordre de 7 à 8% annuels, très supérieurs aux taux annuels moyens de croissance économique.

Rapport de l'OCDE 2004, cité dans L'ennemi intérieur, Mathieu Rigouste, éditions La découverte, 2009, page 302