Les Renseignements Généreux - autodéfense intellectuelle, informations et alternatives

Le Postillon N°17

 

Au sommaire :

  • « Je m’en foutais du fond, j’étais obsédé par la forme et comment gagner ma vie avec le journalisme »

Entretien avec Léo, ancien journaliste dans une agence de presse grenobloise.

« Mais pourquoi vous n’essayez pas de vivre du journalisme plutôt que de vous crever à faire ce journal ? ». C’est une question qu’on nous pose souvent, au Postillon. A chaque fois, on explique que de nos jours il est très dur de vivre du journalisme sans avaler des couleuvres quotidiennement et qu’on préfère s’attacher au sens plutôt qu’à la rentabilité. Pour se convaincre de cette évidence, rien ne vaut une discussion avec un ancien gratte-papier grenoblois, Léo, qui a tout fait pendant cinq ans pour vivre du journalisme. Il nous raconte ici les réalités de son ancien métier, ce qu’il en a tiré et quelques amusantes anecdotes grenobloises.

  • Coup de vent sur mistral

Imposante et massive, du haut de ses 10 étages, elle dominait le parc Bachelard et l’A480 et faisait face au massif du Vercors. Au mois de septembre 2012, la dernière des quatre barres d’immeuble « Strauss » du quartier Mistral a disparu dans les gravas. Le quartier, d’à peine 3000 habitants, est enclavé entre l’autoroute, sa bretelle d’accès et l’avenue Rhin et Danube. En se baladant à l’intérieur il n’est pas si facile de rencontrer des gens prets à parler de leur quartier. Mistral vit au rythme des démolitions et des constructions depuis des dizaines d’années dans le cadre de « réhabilitations », terme technique cher aux politiques. Avec la destruction des tours Strauss, c’est un pan de l’histoire du quartier qui se tourne. On a voulu savoir comment avaient été relogés les derniers habitants de la barre.

  • Vendre la Bastille

Comment tirer le plus de profit possible d’un site naturel ?

La Bastille aurait pu rester un charmant site sauvage à deux pas du centre-ville de Grenoble. Mais dès 1934, en installant un des premiers téléphériques urbains au monde sur cette petite colline fortifiée, les élites grenobloises ont voulu s’en servir pour vendre leur ville aux touristes et aux investisseurs. L’image étant depuis des dizaines d’années sur toutes les cartes postales, il a fallu trouver un autre moyen de tirer profit de cet espace naturel. C’est là qu’intervient Michel Lambert...

  • Dans l’aile du château / reportage photos

Avec Lenny dans les contreforts de la Bastille.

Il y a tout juste quelques mois, au pied de la via ferrata, des gens vivaient dans de petites grottes. C’est là que Lenny avait trouvé refuge. Depuis son antre, où il avait installé son lit, ses fauteuils et son étagère remplie de bouquins, Lenny voyait passer les acrobates du dimanche. à la mi-septembre les cavités, dont la sienne, ont été murées pour « sécuriser la voie » comme disent les autorités. Et Lenny a déménagé quelque part dans les murailles de la Bastille.

  • Bastille 2014 : nos propositions

Une fois n’est pas coutume, Le Postillon se surprend à être constructif. Cette fois-ci nous ne nous arrêtons pas à la critique de l’évolution de la Bastille et des ambitions mégalomanes de son directeur. Nous proposons un projet pour l’avenir, issu de nombreux comités de pilotage organisés au sein de notre rédaction. Après une dernière réunion de coordination lors d’une nuit passée à la belle étoile à la Bastille, nous présentons ici à la presse et aux Grenoblois l’avancée de nos travaux. Ce plan a le mérite de la simplicité car il tient en une phrase : fermer le téléphérique et la route d’accès empruntée par les voitures au départ de la Tronche. Mais derrière cette apparente sobriété se cache un plan de développement cohérent que nous allons vous exposer.

  • Quand les poubelles puent le Kafka

Un reportage dans le sud grésivaudan où les habitants ont maintenant la chance d’avoir des Moloks et des cartes à puces.

Savez-vous que chez vous, prochainement, votre mode de gestion de la collecte et du traitement des déchets devrait changer et passer sous la coupe de la « redevance incitative » ? Moi, je ne le savais pas. Alors quand un ami m’a expliqué que ce système est déjà mis en place à quarante kilomètres de Grenoble, que là-bas des « brigades vertes » fouillent les poubelles pour trouver les noms des mauvais « écocitoyens », que des habitants reçoivent des lettres leur reprochant de ne pas jeter assez de poubelles (et que c’est donc louche), forcément ça a piqué ma curiosité. J’ai donc pris mon vélo pour partir à la rencontre des moloks, des bons et des mauvais « écocitoyens ».

  • Mine de rien

Que devient la Motte-d’Aveillans, ancien village minier du plateau Matheysin ?

À quelques dizaines de kilomètres de Grenoble, le plateau matheysin a longtemps vécu au rythme du travail des gueules noires jusqu’à la fermeture en 1997 du Villaret, la dernière mine. Pendant deux siècles l’exploitation des gisements de charbon a accompagné la révolution industrielle. En Matheysine, la plus ancienne mine, fermée en 1956, se trouvait sur la commune de la Motte-d’Aveillans. C’est là qu’on est allé se balader à la rencontre de quelques habitants. Lucien, ancien mineur et Gabriel, enfant du plateau et jeune patron de bar nous ont causé du monde ouvrier et de l’évolution du village. Un petit séjour loin des centres de recherches en technologies en tout genre, de la pollution et de la densification à outrance de Grenoble qui alimentent journaux et conversations de comptoirs de la cuvette.

Pour nous écrire :

46 bis rue d’Alembert, 38000 Grenoble

lepostillon /chez/ yahoo.fr