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Le Postillon N°15

Qui a dit que Le Postillon, ce "torchon de luxe" nous rappelait "des périodes troubles de notre histoire" ?

Au sommaire : Les soviets, plus les magasins

Le communisme est-il soluble dans les galeries commerciales ?

« Elle habite quelque part, dans une banlieue rouge, mais elle vit nulle part, y’a jamais rien qui bouge ». Depuis l’écriture de cette chanson en 1981, les temps ont changé. Non seulement la société a eu Renaud, qui a noyé sa plume dans l’alcool et la dépression ; mais surtout, dans les banlieues rouges « y’a » plein de choses qui bougent. En matière de banlieue rouge, l’agglomération grenobloise est plutôt bien lotie avec trois communes dirigées par le parti communiste totalisant près de 100 000 habitants. Loin de l’immobilisme, ces communes sont en plein chambardement, à coups de projets urbains plus ou moins démesurés. Le plus emblématique d’entre eux est certainement le projet de la mairie de Saint-Martin-d’Hères d’une méga-galerie commerciale - d’une taille comparable à celle de Grand’Place - à la place des anciennes usines Neyrpic. Au niveau national, le parti communiste revient sur le devant de la scène médiatique, porté par la vague Mélenchon pour qui « le torrent révolutionnaire est sorti de son lit ». Au niveau local, les pouvoirs communistes promeuvent des galeries commerciales. Frappé par ce paradoxe, notre reporter a voulu en savoir plus et est parti à la rencontre des promoteurs, des opposants et des voisins de ce futur gigantesque espace marchand.

Eve : une tentative de putsch avortée

C’est une histoire d’association étudiante. Une assemblée générale tendue, un syndicat étudiant, l’Unef, désirant être éternellement majoritaire, une tentative de putsch, un contre-putsch, etc. Au premier abord rien de très intéressant pour les Grenoblois n’ayant jamais connu le campus, ou l’ayant quitté depuis longtemps. Mais en fait cette affaire nous concerne tous. Tout d’abord parce que la salle Eve (Espace de Vie Etudiante), même si elle est implantée sur le campus, est une des principales salles associatives de la cuvette et qu’elle a déjà dépanné nombre de groupes à la recherche d’un espace. Mais aussi parce que certains anciens militants de l’Unef sont aujourd’hui adjoints à la mairie (Jérôme Safar, Hélène Vincent, Laure Masson, etc) et ont su tirer profit de leurs méthodes militantes de jeunesse pour aujourd’hui gérer la ville. Observons un peu comment agissent leurs potentiels successeurs.

Grenoble : les naufragés de Tripoli

Ils sont Soudanais, Erythréens et Somaliens. Persécutés, ils ont quitté leur pays pour travailler en Libye. Jusqu’à ce que les bombardements de l’Otan au printemps 2011 et la chute du régime de Kadhafi les poussent une nouvelle fois à l’exil. Une trentaine d’entre eux a vécu à Grenoble dans un squat insalubre à deux pas de la préfecture avant d’occuper un immeuble vide à Fontaine. Tous ont fait une demande d’asile avec l’espoir d’obtenir le statut de réfugié pour rester en France. Un statut que très peu d’entre eux ont obtenu, l’État faisant tout pour les mettre dans une situation administrative inextricable. Rencontre avec ces demandeurs d’asile et notamment Adams qui a accepté de raconter son parcours. Pour comprendre les imbroglios administratifs, on est aussi allé interviewer l’ADA, une association qui aide ces migrants.

Pierre et René

Big Brother a aussi des oreilles

Le « torchon de luxe » répond à Fioraso

Rompant avec les habitudes des notables locaux qui réagissent aux écrits du Postillon uniquement par l’indifférence, la multi-mandatée Geneviève Fioraso s’est fendue d’un billet sur son blog (le 20/02/2012) pour répondre à l’article qui lui était consacré dans le dernier numéro du Postillon. Nous ne résistons pas au plaisir de vous faire lire sa prose, entrecoupée de nos commentaires.

Varces au parloir

Visite à la maison d’arrêt A la maison d’arrêt de Varces le parloir est l’un des rares liens que les prisonniers ont avec le monde extérieur. Une proche de détenu témoigne.

Père Castor, raconte-nous une histoire de Grenoble ! La guerre des Boutons Grenoble, 1906. Il y a un an que la Confédération Générale du Travail, alors anarcho-syndicaliste et révolutionnaire, est majoritaire à la Bourse du Travail. Depuis le début de l’année, elle mène une vigoureuse campagne pour la journée de 8 heures. Pour la première fois à Grenoble, le 1er mai a été chômé, et les manifestants ont obligé les commerçants à fermer leur enseigne. C’est dans ce contexte, vers la fin de l’été, que Grenoble va connaître les grèves et manifestations ouvrières les plus violentes de son histoire.

Une Bande-dessinée : Le passé ouvrier à Grenoble, épisode 2 : l’antifascisme en 1934.

Et une brassée de brèves et dessins