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Le Postillon N°14

Au sommaire du Postillon n°14 (février mars 2012) sorti depuis le 10 février :

  • Geneviève Fioraso™, l’élue augmentée Encore une innovation grenobloise !

Vous avez certainement déjà entendu parler de « l’homme augmenté ». Ce vieux rêve de la science fiction, des eugénistes et des transhumanistes – augmenter les performances humaines grâce aux progrès technologiques - devient réalité dans les laboratoires du monde entier. Le jour où l’on verra des cyborgs dans la rue se rapproche. En attendant, on peut observer un prototype grenoblois : l’élue augmentée, plus connue sous le nom de « Geneviève Fioraso™ ». Actuellement au poste de députée, d’adjointe à la Ville de Grenoble (chargée de l’économie, l’emploi, l’université et la recherche), de première vice-présidente de la Métro (chargée du développement économique, universitaire, scientifique et de l’innovation), et de présidente de la SEM Minatec Entreprises, c’est une innovation développée par le Parti socialiste en partenariat avec le Commissariat à l’énergie atomique et les grandes entreprises de la région. La preuve de la réussite de ce produit ? Geneviève Fioraso™ a été chargée de l’« innovation » dans l’équipe de campagne du candidat à la présidence de la République François Hollande. Tous les jours, Geneviève Fioraso™ se dépense sans compter pour « monter des projets » et « faire aboutir des dossiers ». Inlassablement, l’élue augmentée se dévoue avec le même élan pour la cause de l’Innovation, repoussant toujours plus loin les capacités de l’élu du peuple. La perfection du système est telle que Geneviève Fioraso™ ne s’arrête jamais, pas même pour penser : aucune réflexion ne vient retarder sa quête du Bien, c’est-à-dire du Progrès Technologique. Alors que Geneviève Fioraso™ se démène actuellement sur plusieurs fronts – de la ville intelligente à la promotion de la biologie de synthèse, de l’industrie innovante à sa réélection au poste de députée de la première circonscription de l’Isère – partons à la découverte des fonctionnalités de cette post-élue.

  • Clinatec : Circulez, y a rien à penser

Peut-on critiquer un médecin qui a sauvé des vies ? Que pensent les ingénieurs ou futurs ingénieurs du Commissariat à l’énergie atomique des recherches autour de l’interface cerveau-machine ? C’est armé de ces deux questions que le dérangé cérébral du Postillon vous dresse un compte-rendu de deux évènements récents : une soirée-débat autour de l’interface cerveau-machine à Saint-Ismier et une manifestation contre l’inauguration de Clinatec, la nouvelle « clinique expérimentale du cerveau ».

  • Une prison en couleur Reportage photo

Ouvertes sept jours par semaine, jours fériés compris, du matin jusqu’à tard le soir, les petites épiceries encore visibles aux coins des rues font face à la concurrence des grosses enseignes de supermarchés qui ont massivement poussé ces dernières années dans le centre de Grenoble. On est allés tirer les portraits d’une poignée de ces infatigables commerçants.

  • Le pire de la démocratie participative Un débat de La Métro autour du Sillon Alpin

Cela faisait longtemps que je n’étais plus allé à un événement dit de « démocratie participative » à Grenoble. C’est que, une fois appréhendée l’ampleur de la foutaise participative, ce genre de pince-fesses est terriblement ennuyeux. Même la perspective d’en faire un compte-rendu critique n’est plus assez stimulante pour trouver l’envie de s’y rendre. Mais j’ai finalement replongé : attiré par la thématique, je me suis rendu au dernier « Jeudi du projet d’agglomération » organisé le 15 décembre dernier par La Métro (communauté d’agglomération) sur le thème : « Du Rhône au Léman, les Alpes pour trait d’union ? ». J’y allais pour connaître les dernières avancées du développement du Sillon Alpin, la mégalopole qui vient entre Genève et Valence : j’ai été assez déçu à ce niveau-là. En revanche, j’ai été sacrément impressionné par la grossièreté du simulacre. Voilà, comme on dit à la télé, le best-of du pire de la démocratie participative.

  • Safar donne sa langue au tchat La démocratie participative numérique, c’est bidon

Pour la Ville de Grenoble, la « démocratie participative » est un leitmotiv qui lui permet de légitimer ses décisions. L’important n’est pas que les Grenoblois fassent des choix de société pour leur quotidien mais qu’ils aient l’illusion de participer. Cette fois ci, ça se passe sur internet : Jerôme Safar, adjoint aux finances et à la sécurité, tchatte en direct avec des internautes. Si l’élu s’est félicité de cet exercice, Le Postillon vous raconte cet échec. 40% des questions ayant en fait été posées par deux farceurs voulant tester l’intérêt de l’exercice.

  • « On ne contrôle pas l’amour, c’est pour ça que c’est variable. » Tribunal correctionnel de Grenoble, mardi 31 janvier.
  • Georgette

Georgette a 87 ans, des cheveux blonds qui lui tombent jusqu’au milieu du dos, toujours vêtue de son peignoir rose pâle et de ses chaussettes de ski vertes. Dès que je passe le pas de sa porte, Georgette me parle de ses rhumatismes, de son mal de tête, de ses jambes qui ne la portent plus et de son nez qui saigne chaque fois qu’elle tente de se moucher. Depuis que j’ai commencé ce travail d’aide à domicile, j’entends toutes sortes d’histoires et j’en vois. Je suis le témoin, le déversoir, l’oreille attentive des vieux chez qui je me rends chaque semaine. (...)

  • Nos amis les journalistes Reportage animalier

Parmi toutes les espèces qui peuplent les villes de notre monde occidental, les journalistes en sont assurément une des plus singulières. Si l’on entend beaucoup parler de lui, on ne sait pas grand chose de sa manière de vivre, ses habitudes, ses mœurs, ses relations. Fin janvier, notre reporter animalier a profité du Forum Libération 2012, réunissant comme d’habitude un grand troupeau de journalistes, pour tenter de saisir rites et habitudes de cette espèce fascinante. Compte-rendu photographique à la MC2.

  • Dans les archives du Postillon

Profitant de l’absence renouvelée de Père Castor, nous avons exhumé quelques passages savoureux du Postillon de l’Isère, première version de notre journal ayant existé entre mai 1885 et mai 1886. Ces quelques morceaux choisis permettront au lecteur de se faire une vague idée de l’époque et – pourquoi pas ? – de rire un peu.

  • Une page bande-dessinnée Le quotidien d’une ouvrière sicilienne dans les années 30 à Grenoble. episode 1.