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Le Postillon N°7

Journal local - Grenoble & sa cuvette - N° 7 - octobre 2010

Au sommaire :

  • Un discours de Grenoble.... prononcé en 1941.
  • «La police française protège la police» L’interview de la mère d’un des interpellé de la Villeneuve.

Il y a deux France. Celle de Neuilly-sur-Seine, de Corenc et des beaux quartiers. Celle de Liliane Bettencourt, plus riche femme de France mouillée dans une histoire de conflit d’intérêts, « affreusement choquée » après la perquisition ayant eu lieu à son domicile le premier septembre dernier, alors que celle-ci s’est déroulée en toute courtoisie : « La brigade financière m’a demandé ce matin par téléphone si j’acceptais une perquisition de mon domicile. » (Le Monde, 1/09/2010) Et puis il y a la France de la Villeneuve, de Villiers-le-Bel et de tous ces grands ensembles honnis. Là ou les perquisitions ne se déroulent pas après une demande téléphonique, mais avec portes défoncées, violences, mépris, humiliations verbales. Suite aux nuits d’émeutes qu’a connu la Villeneuve en juillet, la police s’est sentie obligée de faire illusion sur son efficacité. Et a donc lancé plusieurs opérations médiatiques afin d’interpeller des « fauteurs de trouble ». Opérations qui – malgré la présence de dizaines de médias – se sont révélées absurdes, la plupart des interpellés ayant été relâchés par la suite. La mère d’un des interpellés raconte l’envers du décors de ces opérations de communication, et digresse sur son quartier, le racisme et la police.

L’entretien en entier est disponible ici en version texte ou en version audio.

  • Après la bataille de la Villeneuve

Grenoble superstar de l’actu de l’été ! Grenoble fait les gros titres des journaux ! Grenoble fait l’ouverture des journaux télévisés ! Grenoble, on en parle même dans le New York Times et sur Aljazeera ! Il aura suffi de trois jours « d’évènements » pour que le nom de la capitale des Alpes fasse le tour de la planète. Le Postillon n’a pas participé au déchaînement médiatique de l’été, dépassé par une trop forte concentration de journalistes. On a préféré observer de loin les « vrais » médias venir les uns après les autres faire leur petit reportage. C’est que les « vrais » journalistes, c’est comme les moutons, ça ne se déplace qu’en troupeau. Le berger a un chien, Sarkozy a Hortefeux. Dès que l’un hausse la voix, l’autre aboie. Et une tripotée de médias vient paître où le président et le ministre de l’Intérieur le souhaitent. L’été, c’est fini. Après la transhumance, la plupart des brebis sont retournées dans leurs rédaction parisienne. Alors, comme un chamois après l’estive, on reprend possession de notre alpage grenoblois pour tenter une petite analyse des discours médiatiques et politiques autour de cette canicule sécuritaire.

  • un reportage photo sur les Roms de Stalingrad, à Grenoble.
  • La municipalité grenobloise découvre les Roms

350 à 500 Roms, majoritairement de nationalité roumaine, vivotent dans la cuvette grenobloise, principalement grâce à la manche ou de petits boulots au black. Ces migrations ne sont pas nouvelles, elles datent d’une dizaine d’années. La réprobation des mesures sarkoziennes anti-Roms et le coup de projecteur médiatique sur cette population ont soudainement rendu la municipalité grenobloise moins aveugle. Durant un mois, Le Postillon a posé ses fesses dans le canapé d’un squat du quartier Stalingrad à Grenoble en compagnie de Roms.

  • La Culture comme vitrine : Fontaine travaille son image.

Fontaine la prolétaire ferait-elle tâche à quelques centaines de mètres de Minatec, au sein d’une métropole que certain.e.s voudraient « high tech » ?

Et des brèves, un courrier des lecteurs, un édito...