Collectif
Ma colère, 2004
Les femmes entretiennent de plus en plus, et de plus en plus jeunes, une relation conflictuelle à leur corps : haine de soi, honte, anorexie, boulimie, etc., dans un contexte socio-culturel qui martèle au quotidien un discours unique sur la «féminité», la beauté, le bonheur. Ce livre, par des analyses, des témoignages, des illustrations personnelles, questionne cette représentation unique du corps des femmes dans notre société et ses impacts parfois dévastateurs sur les femmes elles-mêmes. Plus de détails sur http://ma.colere.free.fr/corps/.
Irene Zeilinger
Zones, 2008
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser efficacement ses limites et se sortir de situations difficiles: identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Xavière Gauthier
Robert Laffont, 2002
À travers les témoignages boulversants de femmes du monde entier, cet ouvrage retrace l'histoire du plus grand combat du XXe siècle : celui de la contraception et de l'avortement. Sans fausse pudeur, l'auteure nous raconte l'horreur d'avant la loi Veil, le combat social et politique des femmes, la difficile conquête de la liberté et le fossé qu'il reste encore à franchir aujourd'hui.
Guillaume Carnino
L'échappée, 2005
« Un petit garçon ne pleure pas ! », «Une petite fille ne doit pas se salir ! », « Oh, qu'il est costaud ! », « Oh, qu'elle est mignonne ! », « C'est un séducteur, quel Don Juan! », « C'est une séductrice, quelle salope ! » Souvent jugées innées, les différences entre hommes et femmes sont fabriquées par une société sexiste. En faisant un panorama des situations et domaines dans lesquels s'opère la construction sociale du masculin et du féminin (petite enfance, jeux, école, sexualité, famille, publicités, travail, etc.), ce livre questionne les racines de la domination des hommes sur les femmes. Il propose des pistes théoriques et militantes pour remettre radicalement en cause les fondements du sexisme et du patriarcat.
Christine Delphy
Syllepse, 1998
Qui est "L'Ennemi principal "? Pour la féministe matérialiste qu'est Christine Delphy, il ne s'identifie ni à l'Homme, ni aux hommes en général. Ce n'est en effet ni une essence ni un groupe naturel : c'est un système. L'ennemi principal, c'est ce qu'elle a choisi d'appeler le patriarcat : un système autonome d'exploitation et de domination. Christine Delphy introduit l'idée totalement nouvelle du patriarcat défini comme structure sociale hiérarchique et inégalitaire, en refusant toute explication de la subordination des femmes en termes idéalistes - que ce soit sur des bases biologiques, naturalistes ou essentialistes, ou bien encore fondées sur l'idéologie ou le "discours".
Catherine Vidal et Dorothée Benoit-Browaeys
Belin, 2005
A la lumière des connaissances actuelles en neurosciences, on serait tenté de croire que les vieux préjugés sur les différences biologiques entre les hommes et femmes ont été balayés. Ce n'est manifestement pas le cas dans notre réalité quotidienne. Médias, magazines, ouvrages de vulgarisation, prétendent que les femmes sont "naturellement" bavardes, sensibles et incapables de lire une carte routière, alors que les hommes sont nés bons en maths, bagarreurs et compétitifs. Ces discours laissent croire que nos aptitudes, nos émotions, nos valeurs sont câblées dans des structures mentales immuables depuis les temps préhistoriques. Cet ouvrage, qui s'adresse à un large public, se propose de replacer le débat autour de la différence des sexes sur un terrain scientifique rigoureux au delà des idées reçues. L'enjeu est de comprendre le rôle de la biologie mais aussi l'influence de l'environnement social et culturel dans la construction de nos identités d'hommes et de femmes. Car le cerveau, grâce à ses formidables propriétés de "plasticité", est en permanente évolution en fonction de l'apprentissage et de l'expérience vécue. Garçons et filles, éduqués différemment, peuvent montrer des divergences de fonctionnement cérébral, mais cela ne signifie pas que ces différences sont présentes dans le cerveau depuis la naissance. Notre destin n'est pas inscrit dans notre cerveau ! Mais les idées reçues ont la vie dure. Le 19ème siècle était celui des mesures physiques du crâne ou du cerveau qui ont été utilisées pour justifier la hiérarchie entre les sexes, les races et classes sociales. Les critères modernes du 20ème siècle sont les tests cognitifs, l'imagerie cérébrale et les gènes. Mais l'enjeu n'a pas changé, il s'agit toujours de trouver une raison biologique, naturelle, aux inégalités entre les groupes humains. Il est clair que le devoir de vigilance des scientifiques et des citoyens face au risque de détournement de la science est plus que jamais d'actualité.
Elena Gianini Belotti
Poche (Lagardère), 1994
Bien que les statistiques soient celles des l'Italie des années 70, ce livre est toujours aussi éclairant sur le conditionnement des petites filles dans nos sociétés occidentales. La soi-disant infériorité de la gente féminine ne vient pas du tout de la biologie ou autre, mais uniquement de ce conditionnement de la société. Du rose pour une petite fille, du bleu pour un garçon ; l'intérieur pour elle, l'extérieur pour lui ; le foyer pour elle, le monde pour lui ; les poupées à franfreluches pour elle, les jeux de construction pour lui ; les choses futiles lui sont légitimées à elle, pas à un garçon ; la tendresse est féminine, l'agressivité ne l'est pas... Tout autant d'actes, de motifs réccurrents, d'idées reçues qui formatent les enfants dès le plus jeune âge.
Georges Duby, Michelle Perrot
Académique Perrin, 2002
A étudier aujourd'hui, privilège de l'histoire contemporaine, des vies de femmes qui ont traversé le siècle, on est frappé par le tragique et le grandiose de leurs existences. Happées par la guerre, la révolution ou la dictature, mais aussi spectatrices et actrices d'un formidable bouleversement entre les sexes. Incontestablement la vie des femmes a changé, et l'égalité sexuelle progressé au XXe siècle, sous la pression bien sûr des féministes, grâce aussi aux progrès techniques, à la maîtrise féminine de la fécondité et à une plus grande participation des femmes à la vie sociale - mais non sans résistance et déplacement des discriminations. Ici l'histoire tend la main aux autres sciences humaines, sans épuiser le champ du possible ni parler de façon univoque. Du moins espère-t-on montrer la valeur scientifique d'une approche sexuée de l'histoire et inviter à la réflexion sur les enjeux de notre temps.