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Bêtisier politique

Car le mal français aujourd'hui c'est le manque d'espérance. Car le drame de la France aujourd'hui c'est le doute qui la ronge. La France doute d'elle-même, de son identité, de son rôle, de son avenir. Aimer la France c'est d'abord lui redonner l'espoir, c'est d'abord lui rendre confiance en elle-même.

Nicolas Sarkozy, meeting de Toulon, 7 février 2007.

Ici, à Toulon, comme partout en France, j'entends ce cri qui s'élève des profondeurs du pays et dont l'écho semble se répéter indéfiniment : « ça ne peut plus durer ». Ça ne peut plus durer les travailleurs pauvres qui se demandent quoi faire pour s'en sortir. Ça ne peut plus durer le pouvoir d'achat trop faible, les enfants condamnés à vivre moins bien que leurs parents, la difficulté de se loger décemment. Ça ne peut plus durer l'assisté qui gagne plus que le travailleur, l'école qui n'apprend pas à lire, à écrire, à compter correctement. Ça ne peut plus durer la violence, des multi-récidivistes. Ça ne peut plus durer le petit voyou et le patron voyou qui restent impunis. Ça ne peut plus durer les parachutes en or pour celui qui échoue, les stock options réservées à quelques-uns. Ça ne peut plus durer la discrimination, l'inégalité des chances, la panne de la promotion sociale. Ça ne peut plus durer les femmes moins payées que les hommes, les mariages forcés, la loi des grands frères, la polygamie, l'excision. Ça ne peut plus durer les délocalisations provoquées par la concurrence déloyale, le dumping social, écologique, fiscal. Ça ne peut plus durer le travail découragé, le travailleur démoralisé. Ça ne peut plus durer le travailleur qui paye pour tout le monde. Ça ne peut plus durer les valeurs de la France bafouée, l'histoire de France répudiée, la nation dénigrée.

Nicolas Sarkozy, meeting de Toulon, 7 février 2007

Face à l'urgence, le temps n'est plus aux demi-mesures : le temps est à la révolution. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique. L'Homme ne doit plus se concevoir seulement comme "maître et possesseur de la nature". Cette ambition, nécessaire jadis pour faire triompher l'idée de progrès, nous conduit aujourd'hui au bord du gouffre. Il nous faut passer à un nouveau stade de la conscience humaine : notre intelligence doit se consacrer à la protection de la planète. Nous devons apprendre à cultiver un rapport harmonieux entre l'Homme et la nature.

Allocution de Jacques Chirac, Président de la République française, prononcée à l'occasion de l'ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale "Citoyens de la terre". Palais de l'Élysée, Paris, le vendredi 2 février 2007.

Vous savez, il m'a fallu du temps pour comprendre que la gentillesse était une qualité essentielle. C'est tellement agréable de rencontrer quelqu'un de gentil.

Nicolas Sarkozy, France3, cité par le zapping de canal plus du 11 janvier 2007

- Nicolas Sarkozy : J'ai envie de bouger les choses. Je crois en l'ordre, mais je n'accepte l'ordre que s'il est en mouvement. J'aime ces deux choses : le mouvement et l'ordre. La France ne peut pas rester immobile, et je veux porter ce changement. -Arlette Chabot : Vous êtes pour l'ordre juste ? - N.S. : Non, car l'ordre juste, c'est juste de l'ordre. Or l'ordre, s'il n'est pas en mouvement, alors il stérilise des injustices. Et je veux être celui qui démontre qu'on peut faire reculer les injustices en France, que tout peut devenir possible. C'est la rupture tranquille.

Dialogue Nicolas Sarkozy/Arlette Chabot, France2, 1er décembre 2006

Je veux être le Président d'une France qui montrera l'exemple au monde d'un pays qui engage sa jeunesse dans l'aide au développement, investira dans les technologies propres et les énergies nouvelles, réduira ses gaspillages, préparera l'évènement d'une société de modération à la place d'une société d'excès.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Etre de droite c'est refuser de parler au nom d'une France contre une autre. C'est refuser la lutte des classes. C'est refuser de chercher dans l'idéologie la réponse à toutes les questions, la solution à tous les problèmes. C'est refuser de voir dans le contradicteur un ennemi mais un citoyen dont on doit entendre les arguments.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Je ne veux pas de la société du minimum parce qu'avec le minimum on ne vit pas. On survit. Je veux une société du maximum. Je préfère une jeunesse à qui l'on donne la possibilité de réaliser ses projets plutôt qu'une jeunesse qui est condamnée à l'assistanat. Je veux être le Président d'une République qui dit à la jeunesse : « tu reçois beaucoup, tu dois donner aussi de toi-même. Tu dois comprendre que tu appartiens à une nation, qui espère en toi et à laquelle tu dois beaucoup parce que c'est elle qui te fait libre. C'est pourquoi, je propose un service civique obligatoire de 6 mois que chacun modulera en fonction de ses propres contraintes d'études, de projet professionnel, de vie familiale. Ce sera pour toi une opportunité de t'engager dans de grandes causes humanitaires, d'élargir ton horizon, de rencontrer d'autres jeunes qui sont différents de toi, ce sera une possibilité de réinsertion dans la société pour des jeunes qui en auraient été exclus. »

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Notre modèle républicain est en crise. Cette crise est avant tout morale. Au coeur de celle-ci il y a la dévalorisation du travail. Le travail c'est la liberté, c'est l'égalité des chances, c'est la promotion sociale. Le travail c'est le respect, c'est la dignité, c'est la citoyenneté réelle. Avec la crise de la valeur travail, c'est l'espérance qui disparaît. Comment espérer encore si le travail ne permet plus de se mettre à l'abri de la précarité, de s'en sortir, de progresser ? Le travailleur qui voit l'assisté s'en tirer mieux que lui pour boucler ses fins de mois sans rien faire ou le patron qui a conduit son entreprise au bord de la faillite partir avec un parachute en or finit par se dire qu'il n'a aucune raison de se donner autant de mal. Le travail est dévalorisé, la France qui travaille est démoralisée. Le problème c'est que la France travaille moins quand les autres travaillent plus. Le plein emploi est possible chez les autres. Il l'est aussi chez nous. Il faut aimer le travail et pas le détester. Le problème c'est qu'il n'y a pas assez de travail en France pour financer les retraites, l'allongement de la durée de la vie, la dépendance, la protection sociale, pour faire fonctionner notre modèle d'intégration.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Si nous voulons que la République redevienne un projet partagé, il nous faut passer de la République virtuelle à la République réelle. [...] La République virtuelle c'est celle qui veut donner un diplôme à tout le monde en abaissant le niveau des examens. La République réelle c'est celle qui veut donner une formation à chacun, celle qui n'a peur ni de l'orientation, ni de la sélection, ni de l'élitisme républicain qui est la condition de la promotion sociale. C'est l'école de l'excellence pas l'école du nivellement et de l'égalitarisme.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Le but de la République c'est d'arracher du coeur de chacun le sentiment de l'injustice. Le but de la République c'est de permettre à celui qui n'a rien d'être quand même un homme libre, à celui qui travaille de posséder quelque chose, à celui qui commence tout en bas de l'échelle sociale de la gravir aussi haut que ses capacités le lui permettent.

Nicolas Sarkozy, congrès de l'UMP, dimanche 14 janvier 2007

Quand je vois des autobus qui flambent, je suis désolé, c'est nous qui payons les autobus. Je sais que les gamins qui font ça, ils n'auront rien du tout, et je trouve que c'est totalement inacceptable ! Excusez-moi, mais en Syrie on les mettrait vingt ans en prison. Je ne dis pas que c'est idéal, mais je vous assure qu'il n'y a pas d'autobus qui flambent !

Luc Ferry, ex Ministre de l'Education Nationale, président du Conseil d'analyse de la société, LCI, 28/10/2006.

J'ai tous les patrons de presse avec moi.

Nicolas Sarkozy, cité par Le Canard Enchaîné, 18/05/05

La communication est à l'action ce que l'aviation est à l'infanterie ; l'aviation doit passer pour que l'infanterie puisse sortir ; c'est lorsqu'on a gagné la bataille de la communication qu'on peut commencer à agir.

Nicolas Sarkozy interviewé dans L'Express, 17/11/05 cité par le mensuel CQFD n°29

Dans le train qui l'amène à Lille, le 1er avil, Ségolène Royal échange quelques mots avec des représentants de la coordination lycéenne et étudiante venus spontanément la voir. Aux jeunes qui l'exhortent à prendre position sur la "répression" policière dans les manifestations anti-CPE, elle répond : "Il faut savoir prendre son risque", rapporte le journal Le Monde. "Mais, madame, certains ont prix deux mois -de prison- ferme, et ce n'était pas des casseurs !" s'émeut une jeune fille. "C'est ça, les luttes !" réplique Mme Royal.

Politis, 1er juin 2006

Coincé entre son propriétaire, son rédacteur en chef, son audimat, sa précarité, sa concurrence et ses complicités croisées, le journaliste de base n'a plus guère d'autonomie. Mais il trouve encore de quoi exhiber devant ses confrères un petit détail qu'il a "fait passer" dans son journal ou à l'antenne, et qui prouverait son reliquat de pouvoir. Car, dans la profession, ne jamais disposer de ses deux mots ou de ses deux secondes de dissidence fourgués en contrebande relève surtout de l'incompétence. Et, pour un patron de presse, ne pas concéder à ses employés une soupape aussi anodine que ces miettes de dignité constituerait une forme de maladresse.

Serge Halimi, Les nouveaux chiens de garde, Raison d'agir, 2005

La grande distribution, phénomène purement français, peut faire état d'un bilan extraordinairement négatif, s'agissant de la distribution en général, s'agissant de l'équilibre de l'aménagement de notre territoire, s'agissant peut-être et surtout de la convivialité.

Jacques Chirac (qui n'en est pas à une contradiction près), France 2, 01/05/1996Cité dans le journal La décroissance n°25

Je suis sympathisant altermondialiste.

Alain Juppé, France Inter, 29/10/03, 9h

Celui qui n'accepte pas la rupture, celui qui ne consent pas à la rupture avec l'ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du parti socialiste !

François Mitterrand, discours du congrès d'Epinay, 11/06/1971 cité par Serge Halimi, Le grand bond en arrière, Fayard, 2004

Nous ferons de la France un pays de propriétaires. Le rêve de propriété doit être accessible pour tous, y compris pour les petits salaires. Cessons de culpabiliser le patrimoine, la propriété, la promotion sociale.

Nicolas Sarkozy, Palais des Sports - Porte de Versailles - Paris, Jeudi 12 mai 2005

Je ne demanderai jamais la remise en cause des acquis sociaux mais je souhaite que l'on fasse le tri entre ce qui est acquis social et ce qui n'est que le produit d'une habitude, d'une lâcheté, d'un oubli. [...] Ce n'est pas un acquis social que de pouvoir bénéficier d'un minimum social sans être contraint en contrepartie d'avoir une activité.

Nicolas Sarkozy, 11 juin 2005, lors d'une réunion devant le millier de cadres du parti

Le premier problème de la vie politique, c'est l'ennui fondamental qu'elle génère [...] par ses discours sirupeux. Réveillez-vous, arrêtez le conformisme.

Nicolas Sarkozy, Perpignan, clôture de l'université d'été du Parti radical, petite formation associée à l'UMP, juillet 2005

Etre jeune gaulliste, c'est être révolutionnaire !

Nicolas Sarkozy, Assises nationales de l'UDR (Union des Démocrates pour la République, parti gaulliste, ancêtre du RPR), Nice, juin 1975

La nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l'admettre. L'humanité souffre. La terre et l'humanité sont en péril et nous en sommes tous responsables. Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Il est temps, je crois, d'ouvrir les yeux.

Jacques Chirac, déclaration au sommet de la terre de Johannesburg, 2002. Jacques Chirac qui, rappelons-le, aime à passer ses vacances dans l'Océan indien, à l'île Maurice, au Royal Palm (3 350 euros par jour pour une note totale d'environ 70 000 euros pour ses vacances en 2000). Jacques Chirac qui n'hésite pas non plus à gaspiller du kérosène, comme l'explique un membre de l'équipage de l'Airbus présidentiel : " A l'occasion des voyages de nuit, il est fréquent que nous recevions des consignes - écrites - nous interdisant d'atterrir avant, par exemple, 7 heures du matin. "(Le Canard enchaîné, 08/09/04) Extraits du journal La décroissance n°31

Les responsables politiques français depuis trente ans vont en Afrique chercher des valises de billets [...] [les pays d'Afrique] sont des nations souveraines, qui ont la possibilité de se développer économiquement. Je veux rompre avec le système profondément indigne de la Françafrique.

Marine Le Pen, Canal plus, émission Télé Dimanche, dimanche 30 janvier 2011

Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire. Je crois à une agriculture durable. […] Mais il faut que nous changions notre méthode de mise en œuvre des mesures environnementales en agriculture. [...]  Sur les normes environnementales, je souhaite qu'on montre l'exemple mais qu'on avance en regardant ce que font les autres, parce que sinon il n'y aura plus d'éleveurs de porcs bientôt chez nous.

Nicolas Sarkozy, salon de l'agriculture, 6 mars 2010

Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type [les émeutes en Tunisie]. C'est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays [la France et la Tunisie] de permettre dans le cadre de nos coopérations d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité.

Michèle Alliot-Marie, ministre française des Affaires étrangères et européennes, discours à l'assemblée nationale, 12 janvier 2011

L'économie tunisienne va bien, malgré la crise qui frappe l'ensemble du monde, mais je m'attends à une croissance économique pour la Tunisie qui sera forte. Encore cette année, la politique économique qui est conduite est saine, et je pense que c'est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays, qui sont des pays émergents comme la Tunisie. [...] Le jugement que le FMI porte sur l'économie tunisienne est très positif.

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, à l'occasion de sa rencontre avec le dictateur Ben Ali, qui venait de le décorer « Grand officier de l'ordre de la République », le 18 novembre 2008

- Christophe Hondelatte (RTL) : On voudrait parler des retraites, maintenant, monsieur le Président. On a bien compris que les 41 années de cotisations n'étaient plus vraiment à négocier, que cela se ferait. Madame Parisot, la présidente du Medef, vous suggère de passer à la vitesse supérieure en doublant cette mesure, 41 ans de cotisations, d'une deuxième mesure, ce serait le retraite à 63 ans et demi. [...] Vous dites Banco ?

- Nicolas Sarkozy : Elle a le droit de dire cela. Je dis que je ne le ferai pas, pour différentes raisons, et la première c'est que je n'en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français, je n'ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi.

Nicolas Sarkozy, RTL, 27 mai 2008

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé.

Nicolas Sarkozy, discours au palais du Latran, 20 décembre 2007

Ma conviction, c'est qu'une des questions centrales pour la France, c'est celle du pouvoir d'achat. Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles.

Nicolas Sarkozy, avril 2007, campagne présidentielle Le 8 janvier 2009, lors d'une conférence de presse, Nicolas Sarkozy tient un tout autre discours : "S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides, ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordres ? [...] Réduire la conception de la politique française à la seule question du pouvoir d'achat, c'est absurde." L'été 2007, Nicolas Sarkozy a augmenté son salaire de 170%. Il émarge aujourd'hui à 19 900 euros mensuels.

Il n'y aura pas de privatisation d'EDF-GDF. C'est simple, c'est clair et c'est net.

Nicolas Sarkozy, 6 avril 2004, visite d'un site GDF à Chinon, en tant que ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie. Dès le 15 juin 2004, lors d'un discours à l'Assemblée nationale, Nicolas Sarkozy renie ses promesses : "Il est en effet clair qu'EDF et GDF doivent pouvoir lutter à armes égales avec la concurrence. [...] Pour cela, nous devons les transformer d'établissements publics en sociétés anonymes." En juillet 2008, GDF a été privatisée, fusionnée avec l'entreprise privée Suez.

La paix universelle ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale. [...] Je le dis en pesant mes mots : ou nous aurons la raison, ou nous aurons la révolte. Ou nous aurons la justice, ou nous aurons la violence.

Nicolas Sarkozy, tribune de l'Organisation Internationale du Travail, Genève, 15 juin 2009

Je ne passera jamais sous silence les atteintes aux droits de l'Homme au nom de nos intérêts économiques.

Nicolas Sarkozy, Projet présidentiel, extrait du site http://www.u-m-p.org/propositions

Désormais, ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est travailler dur et avoir fait la preuve par ses études, par son travail, de sa valeur.

Nicolas Sarkozy, présentation de la réforme du lycée, 14 octobre 2009 Le 8 octobre 2009, Patrick Devidjian annonçait que Jean Sarkozy, le fils de Nicolas Sarkozy, devrait lui succéder à la tête de l'Epad, Etablissement Public d'Aménagement de la Défense à Paris. Suite au scandale créé par cette annonce, après plusieurs semaines de polémiques, Jean Sarkozy finit par retirer sa candidature avec cette déclaration : "Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids du soupçon de favoritisme, de passe-droit ou de traitement de faveur."

Que toutes nos voix se confondent

Dans un champ de fraternité

J'entends la révolte qui gronde

Au coeur de toute l'humanité

Pour que la terre soit féconde

A tous ceux qu'elle a enfantés

Il est nécessaire que l'on fonde

Une nouvelle société

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher, venez chanter

Tous ceux qui veulent changer le monde

Venez marcher à mes côtés

Extraits des paroles du clip de campagne UMP 2010

Je défendrai les droits de l'Homme partout où ils sont méconnus ou menacés, et je les mettrai au service de la défense des droits des femmes.

Nicolas Sarkozy, meeting au Zénith, Paris, 18 mars 2007

Je veux, si je suis élu président de la République, que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. [...] Le droit à l'hébergement, c'est une obligation humaine. Si on n'est pas plus choqué quand quelqu'un n'a plus un toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société qui s'en trouvera remis en cause.

Nicolas Sarkozy, 18 décembre 2006, meeting de Charleville-Mézières

Casse toi, pov'con !

Nicolas Sarkozy, 23 février 2008, en réponse à un visiteur du Salon de l'agriculture refusant de le saluer

Si je n'existais pas, il faudrait m'inventer.

Nicolas Sarkozy, 23 avril 2007, meeting à Dijon

Si on n'avait pas l'Identité nationale, on serait derrière Ségolène. On est sur le premier tour mes amis. On est sur le premier tour. Si je suis à 30%, c'est qu'on a les électeurs de Le Pen. Si les électeurs de Le Pen me quittent, on plonge.

Nicolas Sarkozy, pendant la campagne des présidentielles 2007 Propos rapportés par Yasmina Reza dans L'aube le soir ou la nuit, Flammarion, 2007

Rachida, c'est plus qu'une amie, c'est ma soeur. Je ne la lâcherai jamais. Je connais tout d'elle, et je l'aime profondément. Elle est de la race des seigneurs. [...] Et en plus elle est belle.

Cécilia Sarkozy, citée par Le Nouvel Observateur, 12 juillet 2007

Je ne suis pas un théoricien, moi, je ne suis pas un idéologue. Oh, je ne suis pas un intellectuel ! Je suis quelqu'un de concret.

Nicolas Sarkozy, entretien sur TF1, 20 juin 2007

J'aime les gens, y compris dans un univers hostile. Il y a toujours une façon de se parler.

Nicolas Sarkozy, extrait du livre Témoignage, 2006

"Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or une économie qui ne s'endette pas suffisamment est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages. [...] Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leurs emprunts par la valeur de leur logement."

Abécédaire des propositions de Nicolas Sarkozy, site internet de l'UMP, janvier 2007

La France est en train de changer, elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit.

Nicolas Sarkozy, conseil national de l'UMP, 5 juillet 2008

Tout le monde avec Nicolas Sarkozy qui représente, pour moi, une grande espérance, non seulement pour la France, mais pour le monde entier ! Et aussi, pour tous les gens qui souffrent, pour toutes les minorités, et enfin pour les pieds noirs, les harkis, pour les gens du voyage, pour tous les étrangers qui veulent vivre en France et qui veulent être Français ! Je vous aime, nous aimons tous Sarko !

Enrico Macias, meeting UMP de Bercy, Paris, 29 avril 2007

C'est la première fois que je viens à un meeting, je suis un peu ému, malgré que j'ai déjà bourré Bercy, j'ai bourré le stade de France, j'ai bourré plein de trucs encore la semaine dernière. [...] C'est la première fois qu'on a un candidat démocrate, très courageux, qui fait ce qu'il dit, et qui dit ce qu'il fait putain ! Yes ! Il faut pas louper cette occasion, je voterai Nicolas Sarkozy !

Jean-Marie Bigard, meeting UMP de Bercy, Paris, 29 avril 2007

Mai 1968 nous avait imposé le relativisme intellectuel et moral. Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître, qu'il ne fallait pas mettre de notes pour ne pas traumatiser les mauvais élèves, et que surtout il ne fallait pas de classement. La victime comptait moins que le délinquant, et les héritiers de mai 68 avaient cherché à faire croire qu'il ne pouvait exister aucune hiérarchie des valeurs. D'ailleurs, il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie, ils avaient réussi, il n'y avait plus rien du tout, et eux-mêmes, ce n'était pas grand chose. [...] L'héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et dans la politique. Voyez comment le culte de l'argent-roi, du profit à court terme, de la spéculation ; voyez comment les dérives du capitalisme financier ont été portées par les valeurs de mai 68, puisqu'il n'y a plus de règles, plus de normes, plus de morale, plus de respect, plus d'autorité, puisque tout se vaut, alors tout est permis. Voyez comment la contestation de tous les repères éthiques, de toutes les valeurs morales, a contribué à affaiblir la morale du capitalisme, comment elle a préparé le terrain au capitalisme sans scrupule et sans éthique, les parachutes en or, les patrons voyous. [...] Les héritiers de mai 68 ont abaissé le niveau moral de la politique. Voyez tous ceux qui se réclament de l'héritage de mai 68. Vous les reconnaîtrez certainement : ils donnent aux autres des leçons qu'ils ne s'appliquent jamais à eux-mêmes ; ils veulent imposer aux autres des comportements, des règles, des sacrifices qu'ils ne s'imposent jamais à eux-mêmes. Voyez-les, écoutez-les : ils proclament toujours "faites ce que je dis, mais ne faites surtout pas ce que je fais". Écoutez-les, les héritiers de mai 68, cultiver la repentance. Je déteste la repentance car je suis fier de l'histoire de France. Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes.

Nicolas Sarkozy, meeting de Bercy, Paris, 29 avril 2007.

J'ai toujours été conservatrice, j'aime l'ordre. Je crois à l'initiative individuelle, à l'effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale.

Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet du président de la République Nicolas Sarkozy, ancienne directrice des études de l'UMP, propos cités par Le Monde, 02/09/04

Si j'échoue, je partirai dans le privé. J'ai envie de gagner de l'argent.

Nicolas Sarkozy, propos rapportés par Le Monde, 9 mai 2007

Nos échanges avec l'Irak croissent depuis un an à un rythme très accéléré. Aujourd'hui, monsieur Saddam Hussein a souhaité visiter le centre nucléaire de Cadarache car il est en train de mettre au point un programme nucléaire cohérent pour l'Irak et la France peut s'associer à cette réalisation.

Jacques Chirac, alors premier Ministre français, vers 1975. Cité dans l'émission Là-bas si j'y suis, France Inter, 27/10/05, www.la-bas.org

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